
On s’était dit rendez-vous dans dix ans, lalala...
Vous avez la réf ?
Eh oui, on parle bien évidemment des dix ans de la création de notre Association Série-All, l’année prochaine, en 2027. Décennie d’existence qu’on fêtera dignement, on l’espère, tous ensemble. Rien n’est décidé, ni organisé, mais gardez bien l’évènement dans un petit coin de vos petites têtes.
Dix ans, ce n’est pas rien : dix années de passions, de partages, de débats et d’heures passées devant des écrans. Combien de temps va-t-on continuer ce chouette site convivial (savez-vous qu’il existe un Discord ?) ? Impossible de le dire, mais sachez que nos enfants sont déjà prêts à prendre la relève. En fait, tant qu’il y aura des séries, on sera là certainement. Et qu’il y aura des sous dans la caisse, car soyons francs, les cotisations sont plutôt dans une spirale négative depuis quelques années (petit message vite fait, en passant, tacapté).
Bref, profitons du moment présent (euh pas trop tout de même, remonte ton slip, Koss) et savourons ce nouveau numéro du Vrickavrack.
Le Fonz du Mois : Alf

Sommaire
On n'a pas aimé

Peaky Blinders: The Immortal Man - film

Marie-Louise : De l'avis général, ce retour de Peaky Blinders n'était sans doute pas nécessaire, et on se demande un peu ce qui a piqué les réalisateurs de vouloir à tout prix remettre le couvert. Les trois quarts des personnages qui ont fait le sel de la série pendant ses six saisons ont disparu, laissant place à des ersatz de bandits beaucoup moins savoureux, dont les acteurs populaires ne suffisent pas à compenser la platitude. Les enjeux restent assez abstraits, et on s'ennuie franchement pendant les quarante-cinq premières minutes. Reste que les images et les plans sont toujours aussi beaux, et que c'était agréable de retrouver Thomas Shelby, mais on aurait largement pu se contenter de la saison finale (qui commençait déjà elle-même à s'essouffler un peu). Avis défavorable.
Shrinking - saison 3

Jo_ : La suite de la série de gens beaucoup trop riches qui ne font rien de la journée. La plupart des shows de Bill Lawrence partage le même point faible : passée l'intrigue du début, on se complaît à suivre des personnages qui n'ont plus rien à raconter. C'est clairement le cas de cette saison 3. On s'ennuie énormément, et la plupart du cast' fait du surplace, voire régresse par rapport à sa position initiale (oui, c'est à toi que je parle Jimmy, toi qui es devenu officiellement le plus insupportable et égocentrique de la série). On a essayé de nous faire gagner des points d'émotion avec l'apparition de Michael J. Fox et Cobie Smulders (et ça a totalement marché sur moi), mais ce n'est pas suffisant. On s'ennuie, on s'énerve, et d'un point de départ pertinent, on aboutit à une arrivée qui s'annonce douloureuse. Avis défavorable.
The Boys - saison 5
Nick : Il est tout de même un peu triste de voir que ce qui faisait la spécificité de The Boys à son démarrage (à savoir allier fictions de super-héros avec langages salés, effets gore et humour potache) a fini par se diluer au fil des saisons. Si on enlève la dimension politique assez réussie (et prophétique de l’arrivée de Trump à la tête des États-Unis, même si ce dernier a parfois été presque plus loin dans l’outrance que la série), le show n’a jamais réussi à se renouveler et a préféré se réfugier dans ses acquis, notamment son casting principal intouchable à qui il n’arrivera jamais rien de grave, ce qui nuit beaucoup à la dramaturgie de l’ensemble. Conséquence, les épisodes ont commencé à vite tourner à vide et les punchlines graveleuses ont de plus en plus ressemblé à un cahier des charges à respecter obligatoirement. On termine donc sur une dernière saison bien molle, qui ne satisfera pas grand monde, créant des enjeux dont elle ne se sert pas au final (le virus, le V1 ou les deux saisons du spin-off Gen V) et jouant la montre pour l’affrontement final entre Butcher et Homelander, pour un résultat loin d’être inoubliable. C’est tout le paradoxe de The Boys : commencer en se moquant de la stratégie mercantile de Marvel, mais finir par faire exactement la même chose, les explosions de têtes et les blagues anales en plus. Avis défavorable.
The Chair Company - saison 1

Nick : Partant d'un postulat très intrigant (un cadre dynamique voit sa chaise se casser sous lui lors d’une présentation importante et se met en tête que cela était prémédité pour le nuire), la série avait deux voies royales à emprunter. Ou la fixation sur ce micro-événement qui tourne à l’obsession et Ron, le personnage principal, allant lui-même faire effondrer son monde, à force d’obstination déraisonnée. Ou un chemin plus tordu dans lequel Ron réalise que son univers entier n’est que factice et faux-semblant, une sorte de Truman Show. Perdu, la série suit une autre route, celle de la société mystérieuse et opaque qui a décidé sciemment de nuire à Ron, sans que l’on en sache la raison, avec une construction de récit qui fait que chaque fois qu’on semble s’approcher d’une résolution, on recule de deux pas. Mais en rationnalisant un récit qui ne demandait qu’à partir en délire, la série se tire une balle dans le pied et au bout de quelques épisodes, il est impossible de ne pas décrocher de cette histoire dont on peine à comprendre le sens ou le déroulé, la forme d’hystérie qui fait office de rythme fatiguant tout le monde. Avis défavorable.
On est neutre

Star Wars: Maul – Shadow Lord - saison 1

Galax : Dave Filoni a pris la tête créative (conjointement) de Lucasfilm et son premier projet (prévu il me semble avant ça) est typiquement ce à quoi on peut s'attendre concernant cette vision de Star Wars : une autre variation d'une backstory enrichie pour un personnage fan-favourite très présent et en même temps considéré comme n'ayant jamais eu l'heure de gloire qui lui est propre, avec un format sage qui itère sur plein de séries avant celle-ci et améliore vraiment très marginalement la forme (sur certains points je trouve ça même moins joli et moins cinématographique que la dernière saison de Clone Wars, par exemple), et avec des épisodes bourrés d'action qui font le taff dans l'ensemble, avec ce qu'il faut de nouveau contenu et de fanservice pour contenter à peu près tout le monde. Bref, globalement pas la vision de Star Wars que je trouve la plus intéressante, clairement pas la plus preneuse de risque, typiquement celle rendue un peu obsolète par la qualité et le succès d'Andor. Surtout, celle qui n'est pas chargée de construire le futur de la saga et de son univers, mais était-ce vraiment ce qu'on lui demandait ? Non, ça, c'était le rôle d'autres oeuvres (Acolyte, la Vieille République, de nouveaux films, etc.) que Disney s'entête à annuler, et ce n'est après tout pas la faute de "Star Wars: Maul – Shadow Lord" si sa nature safe l'a fait passer entre les mailles d'un filet qui favorise son genre. Pas un mauvais moment, mais pile ce qu'on attend. Avis ok.
The War Between the Land and the Sea - saison 1

Nick : Le Whoverse !! J'avoue que j'y ai cru lorsque Disney s'est associé avec la BBC sur Doctor Who et avait annoncé une envie de créer un univers étendu au Docteur, capable de concurrencer Marvel avec notamment la création de plusieurs projets de spin-off. Environ trois ans plus tard, le bilan est triste : Ncuti Gawa a quitté le navire, Disney a retiré ses billes, l'avenir du Docteur est incertain et la seule série dérivée qu'est ce The War Between the Land and the Sea est sortie en catimini, avec un titre débile et une affiche moche. Bref, la débandade. Et ce n'est pas celle-ci qui renversera la tendance. À la fois trop courte (pour se développer totalement) et trop longue (elle ne raconte pas grand-chose finalement), elle souffre aussi de ne jamais réussir à bien définir sa voie, hésitant constamment entre film de guerre, thriller d'espionnage à la 24 et romance copiée sur le film La Forme de l'Eau, tout comme son humour trop proche du MCU & Co plombe souvent l'ensemble. Tout n'est pas à jeter tout de même, notamment son message écologique dans lequel les Sea Devil représenteraient la Nature venue mettre en garde l'Humanité et la sommer d'arrêter de polluer sous peine d'être anéantie dans cinq ans, ou le dénouement très amer. Mais l'ensemble n'est pas renversant et on risque de vite tous oublier ce spin-off qui ne sera qu'une ligne anecdotique sur le CV de Doctor Who. Bon, ça vaut quoi, Torchwood, après tout ce temps ? Avis neutre.
On n'est pas d'accord

Empathie - saison 1

Marie-Louise : Au moment de sa sortie, j’avais été intriguée par les affiches de la série placardées un peu partout en ville : EMPATHIE, ce mot écrit en gros et rose, et qui résonne en moi depuis longtemps. C’est en effet un trait de caractère dont on m’a souvent reproché d’être un peu trop pourvue (avant qu’un être cher à mon cœur m’affirme que "c’était une énorme qualité avant que l’humanité devienne un défaut"). Puis la période de promotion est passée, j’ai un peu oublié, et c’est finalement Koss qui m’a convaincue de m’y mettre. La série présente certes quelques défauts, même si je serai moins sévère que Nick dans sa critique en dessous. J’ai notamment été assez fâchée à la fin du season final, qui s’achève sur un multi-cliff sans qu’aucune intrigue de la saison soit clôturée. Néanmoins, l’accent québécois qui a ravi mes oreilles, la justesse de la représentation du milieu psychiatrique (j’ai lu le commentaire d’une spectatrice disant qu’elle travaillait dans le milieu et qu’elle avait rarement vu une représentation aussi réelle de son quotidien), les personnages attachants et l’alchimie entre les deux acteurs principaux m’ont fait passer un bon moment durant ces dix épisodes. Avis favorable.
Nick : Je suis triste en vrai de n'avoir pas plus aimé Empathie. Déjà c'est un beau titre pour une série, et aussi une qualité que j'apprécie beaucoup chez les gens. Ensuite, j'aime bien les séries du Québec, l'accent et le langage fleuri sont toujours très sympathiques, exemple lorsqu'on dit : "Tu me niaises, là", c'est tout de suite plus poétique que : "Tu te fous de ma g...". Après, il y a une belle alchimie entre Florence Longpré et Thomas Ngijol, et leur relation, qui hésite entre rom-com et pure amitié platonique, apporte beaucoup de fraîcheur. Et enfin, la série se passe dans le monde de la psychiatrie et moi j'adore cela. Oui, mais voilà, Empathie est difficilement digeste, elle n'appuie pas ses effets, mais les écrase et nous avec. Les scènes dramatiques sont tire-l'œil et tout est démontré, imposé et excessif, même certains patients se comportent moins comme des malades que comme de personnes possédées par une entité démoniaque. À trop être généreuse, à trop alterner le côté bipolaire de l’alternance "moments joyeux/moments downs", Empathie finit par rester sur l'estomac et la série s'apparente à une pâtisserie appétissante, mais dont, arrivé au milieu, on réalise qu'elle est tellement riche de tout et de trop qu'on n'arrivera malheureusement pas à la finir. Avis neutre.
On a aimé

A Knight of the Seven Kingdoms - saison 1

Galax : Une série qui souffle le chaud et le froid entre ses épisodes, ne sachant pas toujours si elle veut être une parodie amusante qui déconstruit le sérieux de Westeros avec des enjeux frivoles, ou bien une pièce de lore capitale qui détermine le sort de la politique du pays. La série est à son meilleur plutôt dans la première catégorie selon moi. Ainsi, les meilleurs épisodes sont sans conteste le premier et le dernier, malgré leur humour parfois un peu too much, ça semble plus approprié à ce que le format de la série permet et ça honore plus le pitch de suivre un chevalier inconnu évoluer parmi le petit peuple et observer les seigneurs de loin. La série est donc inégale mais développe malgré tout son petit univers attachant, sa réalisation souvent impeccable et son style bien à elle qui la distingue des séries Game of Thrones et House of the Dragon, prouvant que l'univers de A Song of Ice and Fire a de quoi faire pour devenir une vraie licence. Au vu des choix de certains épisodes, je suis finalement un peu sur ma faim concernant la dynamique principale entre les deux protagonistes Dunk l'idéaliste benêt et Egg l'étonnant jeune érudit, et je suis donc carrément chaud pour des promesses d'aventures avec eux sur de nouvelles saisons. Avis favorable.
Daredevil: Born Again - saison 1

Galax : Un poil déçu par ce soft-reboot qui est vraiment charcuté entre deux concepts, à savoir d'une part un vrai reboot avec des intrigues à part, dans son propre "univers alternatif" qui aurait eu juste Mayor Fisk en intrigue principale, et de l'autre une suite directe à la série de Netflix aimée par les fans, avec Karen, Foggy, Vanessa et une vraie continuité. La saison oscille clairement entre les deux idées et l'écriture charcutée n'aide pas trop à se plonger dans un plaisir continu, on a finalement plutôt une simple ébauche avec notamment Karen et Foggy écartés dès l'épisode 1 pour ne faire coucou que très ponctuellement. Le format "méchant du jour" n'a simplement pas fonctionné avec les fils rouges imaginés autour du retour de Fisk, mais les quelques liens entre le MCU ancien (le Netflix-verse) et récent (les séries des phases 4 et 5) font leur effet et donnent au moins un peu de corps à cette saison-ébauche avant la saison 2 qui devrait, j'imagine, avoir plus d'ambition. Avis favorable.
Extra-Lucide - saison 1

Nick : Il y a des séries qu’on a beau avoir appréciées, il est difficile de véritablement les conseiller à quelqu'un. Extra-Lucide en fait partie. Imparfaite, parfois désagréable, quelquefois maladroite, elle demande de sporadiquement fermer les yeux sur ses imperfections (exemple, le personnage du père disparu depuis vingt ans, qui réapparaît amnésique et qui ne m’a jamais convaincu) ou de suivre des personnages pas toujours très attachants, en premier lieu Denise, la protagoniste principale, capable d’entendre les pensées des gens et qui depuis une violente rupture conjugale datant de plusieurs mois n’arrive plus à quitter l'appartement de sa meilleure amie, ex-star du porno. Mais la série a pour elle une telle volonté farouche d’avancer systématiquement de manière imprévisible ou inattendue qui fait que le voyage offre beaucoup d’intérêt, malgré les cailloux dans les chaussures et les culs-de-sac empruntés, mais avec les formidables Camille Rutherford et Sabrina Ouazani au volant. Avis favorable.
Fallout - saison 2

Jo_ : J'étais très contente de retrouver cette série, à la fois drôle, rythmée et trash (mais du bon trash, pas un truc qui essaie d'être provoquant à outrance sans aucun intérêt scénaristique... Hein Homelander ?). Lors des premiers épisodes pourtant, on peine un peu. L'intrigue met du temps à démarrer. On est à la limite de l'ennui. Mais heureusement, la Goule est là. Il est clairement le meilleur personnage de la saison (de la série ?), et son intrigue, mêlant passé et présent, est particulièrement intéressante. On sait qu'il est sans doute la clé de voûte de tout ce bordel ambiant. Sa relation avec Ella est très bien écrite et rend finalement cette saison de très bonne qualité. Les différents cliffs nous donnent envie de voir la suite, et on n'en demande pas plus ! Avis favorable.
How to Sell Drugs Online (Fast) - saisons 1 à 4

Marie-Louise : L'ascension puis la chute de deux petits génies de l'informatique allemands, qui montent un business en ligne pour vendre de la drogue à travers le monde entier. Rien d'inédit dans le pitch, mais les personnages sont attachants et pas aussi cliché qu'on pourrait l'imaginer au départ, le montage bien fichu et j'ai souvent ri tout au long de ces quatre saisons. Avis favorable.
Les Meurtres zen - saison 1

Marie-Louise : Série allemande commencée en mode "boarf, pourquoi pas ?", Les Meurtres zen s'est finalement révélée être un bon divertissement. À la croisée de Dexter, American Psycho et Better Call Saul, elle relate l'histoire de Bjorn, avocat au service d'un parrain de la mafia (et accessoirement sosie de James McAvoy), qui se retrouve un peu dépassé par ses obligations professionnelles et familiales. Il décide alors de suivre un cours de pleine conscience afin de l'aider à retrouver un équilibre intérieur. D'abord sceptique, il finit par se prendre au jeu et par faire de la méditation pleine conscience une quasi-religion. En appliquant à la lettre les préceptes de son professeur, il arrive à la fois à s'extirper de situations rocambolesques, tout en s'enfonçant toujours un peu plus dans une situation davantage critique… La saison 2 est arrivée cette semaine sur Netflix, et je suis au rendez-vous ! Avis favorable.
Long Story Short - saison 1

Nick : Pour le fan de BoJack Horseman que je suis, visionner cette nouvelle série de son showrunner est, dans un premier temps, déconcertant. Adieu la critique au vitriol d'Hollywood et du monde du spectacle et finis les gags tordants sur les animaux. À côté des aventures du cheval dépressif, cette nouvelle création de Raphael Bob-Waksberg paraît plate, montrant juste une énième famille toxique comme on voit des centaines en fiction. Moi-même, j'ai mis quasi cinq épisodes à entrer dans le mood. Mais petit à petit, grâce notamment à l'idée de fractionner les timelines, au point que la vie de la famille Schwooper ressemble à un puzzle dont il faut assembler les pièces pour apprécier la vue d'ensemble, la série a fini par me toucher et j'ai pris un plaisir énorme à la suivre, à rire aux moments farfelus, à être triste quand le ton devient plus sombre et à aimer les thèmes sur la foi ou la place de la famille, aussi dysfonctionnelle soit-elle. Bref, Long Story Short est une petite très grande série qu'on finit par aimer, un peu malgré soi. Avis favorable.
Malcolm : Rien n’a changé - saison 1

Nick : Et c'est un big fan de Malcolm qui parle. Objectivement, le retour de la série culte, vingt ans après, est totalement dispensable. Handicapé par une durée trop courte (seulement quatre épisodes de moins de trente minutes) pour développer quoi que ce soit, ce revival souffre aussi d'une trop forte mise en avant d'Hal (toujours exceptionnel Bryan Cranston, mais dont le personnage flirte avec le syndrome Homer Simpson) et d'un excès (hélas prévisible) de fan-services, tandis que l'humour du show, mordant à l'époque, a désormais les dents un peu émoussées. Oui mais voilà, ne boudons pas le plaisir de retrouver cette famille frappadingue, ses membres déjantés (enfin presque, car Dewey est vraiment très en retrait, déjà que ce n'est pas le vrai) ou découvrir les nouveaux (Leah est top). Même si la série ne sera sur aucun podium au moment des classements de fin d'année. Avis favorable.
Scrubs - saison 1

Jo_ : Les suites d'un énorme succès, c'est souvent casse-gueule. En témoigne récemment The 90's Show, ou Highlander 2 (oui bon, on a les références qu'on mérite). Forte de ce constat, j'avais un peu peur concernant Scrubs. Mais heureusement, je me suis trompée. La série n'est pas extraordinaire, mais elle est toujours aussi touchante. Les personnages ont vieilli, et nous avec. On partage toujours leurs craintes, leurs rêves et leurs galères. Là où la série est balaise, c'est qu'elle arrive à rendre les petits nouveaux attachants, et ce n'était pas gagné vu la catastrophe de la saison 9. Mon seul regret, c'est qu'on est plus sur une introduction qu'une réelle saison. C'est notamment pour cette raison que je suis ravie que la série ait été renouvelée. J'espère qu'elle creusera davantage les fils rouges parsemés ça et là pour nous offrir de vrais moments de rires et d'émotions, comme la série a su le faire par le passé. Avis favorable.
Spy X Family - saison 3

Galax: L'anime phénomène à ses tout débuts, tombé un peu plus dans l'oubli depuis, la faute (je pense) à un scénario limite Simpsonesque qui n'avance jamais ses fils rouges, revient ici en force avec une saison 3 qui est peut-être sa meilleure dans l'ensemble. Je suis sans doute peu objectif car j'apprécie toujours de revenir dans cet univers charmant plein de vie, d'humour et de personnalité, mais cette année le show aura aussi offert une backstory tragique inattendue à son protagoniste, des avancées bienvenues dans la politique, et quelques arcs très centrés suspens et action qui font plus honneur au pitch "espionnage" que par le passé. C'est toujours du tout bon. Avis favorable.
The Summer Hikaru Died - saison 1

Galax : Hyper emballé par le pitch et les premiers épisodes queer-macabres d'une intensité rare qui donnait un joli spin au genre du shonen habituel, l'anime m'a un peu perdu en cours de route avec un rythme franchement questionnable, un manque d'approfondissement des personnages secondaires et un macabre horrifique qui disparaît au profit d'un take assez basique sur du yokaï japonais classique. Malgré cela, le potentiel reste dingue, trop dingue pour que je ne revienne pas en saison 2. Même si l'attachement au duo principal est malheureusement limité à ce stade, le sous-texte sur un amour adolescent gay reste très bien vu et l'animation comme le lore en a sous le pied pour faire des choses folles. Avis favorable.
On a adoré

Dying For Sex - mini-série

Marie-Louise : Dans le dernier Vrickavrack, Nick m'interpellait pour me conseiller cette pépite. Je lui en suis très reconnaissante : ce n'est pas une pépite qu'il avait dénichée, mais toute la mine d'or. Cette mini-série de huit épisodes fait du bien à l'âme, malgré le pitch de premier abord déprimant : Molly, en récidive d'un cancer du sein, apprend qu'elle est condamnée. Elle n'a alors plus qu'un seul objectif avant de mourir : du haut de ses quarante-cinq ans, réussir à avoir un orgasme pour la première fois avec quelqu'un d'autre qu'elle-même. Cette quête n'est en fait qu'un prétexte pour aborder des thèmes aussi variés que la découverte de soi-même, la sororité, les relations mère-fille, le patriarcat, les violences sexuelles et la mort. Dying For Sex est ce genre de série qui arrive à vous faire rire à travers vos larmes et qui, étrangement, réussit à vous réconforter. Avis très favorable (merci Nick !).
Frieren: Beyond Journey's End - saison 1

Galax : L'anime de l'année, j'adore son atmosphère paisible et qui vient casser les codes du shonen. C'est, d'aussi loin que je me souviens, le seul anime qui se rapproche un peu de la qualité de Hunter x Hunter sur la mise en valeur du voyage avant tout, sur la base d'une destination lointaine et floue. Le pitch est juste trop excellent : une mage à l'âge millénaire qui a déjà triomphé d'un démon suite à une quête très RPG, qui retrace et se remémore son parcours en prenant une disciple, de quoi parler avec humilité et pertinence de la fragilité de l'humanité, des relations et de la notion de souvenir et d'héritage. Le début de l'anime est particulièrement une petite claque et si la suite revêt de plus de procédés typiques dans un shonen, on reste toujours séduit par la simplicité des enjeux et de l'atmosphère, la beauté de l'animation et l'aspect très focus du récit. Jolie surprise ! Avis très favorable.
Heated Rivalry - saison 1

Galax: Coup de cœur absolu pour ce chef-d'œuvre. À la fois déchirante et cathartique en très peu de temps, avec une richesse énorme autant entre les lignes qu'à ce qui est apparent, cette série donne une leçon à toutes les séries du moment en matière d'adaptation de bouquin, de mélange de genres et notamment de romance, de gestion de petit budget quasi-indé, de portée de son propos. C'est en effet une série 3.0 dont le succès est porté surtout par la génération Z et du bouche-à-oreille lié à sa qualité, et pas par un gros network ou une plateforme véreuse. Ce n'est pas pour rien qu'elle a immédiatement propulsé ses deux leads au rang de superstars en l'espace de quelques mois. Le fossé que Heated Rivalry creuse avec la vision traditionnelle incarnée par des séries similaires (romantiques, même progressistes) est hallucinant ; ici, exit les clichés artificiels pour former du conflit, les dialogues mièvres ou grandiloquents : tout est parfaitement dosé et criant de réel, même à partir d'un pitch "deux gays rivaux font du hockey professionnel", prouvant qu'on peut vraiment parler à tout le monde à partir de n'importe quoi tant qu'on le fait bien. Les coulisses du show tout aussi passionnants que les six épisodes, l'excellente saga de bouquins qu'il adapte et enrichit portée par une communauté déjà nombreuse, ou encore la résonance que la série a eu sur la communauté queer mondiale dans le sport notamment, sont autant de raisons qui expliquent pourquoi une bonne partie de l'audience, notamment jeune, féminine, neuro-atypique et/ou gay, a basculé dans une Heated Rivalry-mania immédiatement et durablement, pour sa représentation hyper rafraîchissante. Même sans succomber au phénomène à ce point, difficile d'imaginer bouder son plaisir face à une œuvre inégalée depuis des lustres pour ses qualités propres et ses caractéristiques sincère, vraie et profonde tout en étant accessible. Foncez voir et savourer ce bijou ! Avis extrêmement favorable.
One Piece - saison 2

Jo_ : Retour de la série événement de Netflix (car oui, quand la plateforme adapte son logo pour coller à la série, on sait qu'on est sur un bon filon). On continue de suivre les aventures de Luffy et de sa bande, qui collent plus ou moins au manga. Il y a clairement plus de budget qu'en saison 1, et c'est visible tout au long des épisodes, notamment dans la célèbre scène de combat de Zoro ou tout simplement dans l'animation de Chopper. C'est plus grandiloquent, sans être cheap. Je reste parfois surprise par certains choix, faits uniquement pour gagner en dynamisme (j'adore me faire spoiler des trucs du manga qui sont censés arriver trente tomes plus tard que là où j'en suis, alors que j'ai déjà lu l'intrigue de la saison 2 !). Pour autant, la série est vraiment excellente. Les personnages sont particulièrement bien castés, n'en déplaise aux blaireaux qui se sont offusqués que Vivi, QUI VIT DANS LE DÉSERT, soit noire, et leur enthousiasme transpire à l'écran. La saison 3 devrait arriver plus rapidement, et si elle continue d'être d'aussi bonne qualité, ça sent bon pour la suite. Avis très favorable.
Jonew's Son : J'ai commencé la saison 2 et les personnages sont bien faits. Les acteurs qui les jouent sont pas mal et ressemblent beaucoup au manga. Les effets spéciaux sont très bien aussi. L'histoire de la série suit les mangas, donc j'aime bien (sinon, j'aurais pas lu les cent douze tomes !). Pour l'instant, je préfère la saison 2 à la saison 1. On avance plus dans l'histoire, alors que la saison 1 était plutôt sur le recrutement de l'équipage de Luffy. Là, on est plus sur l'aventure. Je mettrais 7/10 pour le moment. J'aurais mis 10 si ça avait été le même texte, les mêmes images que le manga, même si je sais que c'est impossible. Avis favorable.
Surcompensation - saison 1

Nick : En ces temps moroses, qui n’a pas envie d'une bonne série pleine de bonnes vibrations ? Prêt alors pour Surcompensation ou Overcompensating en version originale ? La série raconte l'histoire de Bento, jeune étudiant débarquant en fac américaine, n'acceptant pas son homosexualité et qui va compenser en surjouant le mâle alpha hétéro. Une fois digéré que les acteurs et actrices qui jouent les ados ont en vérité la trentaine (aberration qu'on retrouve souvent ailleurs), on ne peut que s'attacher à cette série très divertissante et souvent drôle, une pastille pop, dans laquelle chacun des personnages se sent obligé de porter un masque et jouer un rôle pour s'intégrer dans le grand bain social. Pour sa première œuvre, Benito Skinner, également acteur principal donc on peut penser que le récit est pas mal autobiographique, offre une chouette comédie attachante. Avis très favorable.
Merci à tous les participants !

