Buffy the Vampire Slayer
Buffy contre les vampires
A chaque génération il y a une élue. Seule elle devra affronter les vampires, les démons et les forces de l'ombre. Concilier scolarité difficile et affrontements nocturnes, ce n'est pas facile. Et c'est pourtant le quotidien de Buffy, une adolescente comme les autres avec ses problèmes affectifs et scolaires, ...
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| Terminée | Américaine | 45 minutes |
| Action, Fantastique, Adventure, Comedy, Drama, Fantasy, Horror | The WB, Série Club, UPN | 1997 |
14 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable
Avis sur l'épisode 6.17
| Avis favorable | Déposé le 13 juillet 2019 à 18:05 |
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Un épisode perturbant bien mis en scène et intéressant pour Buffy mais aussi pour l'univers de la série. Le fait de faire basculer Buffy d'une réalité à l'autre tout au long de l'épisode est bien plus efficace que de lui faire croire (et à nous aussi) qu'elle est internée. Parce que du coup, le doute s'implante aussi dans nos esprits et la fin très ambivalente regorge d'audace et d'intelligence. Une belle réussite. |
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| Avis favorable | Déposé le 20 avril 2017 à 14:49 |
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Un épisode magnifique qui traite de la dépression et certainement l'un des meilleurs de la série. Les vampires et autres monstres métaphores des difficultés de la vie des ados. Tout le sujet de la série est résumé dans cet épisode. |
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| Avis favorable | Déposé le 01 janvier 2015 à 22:22 |
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Imaginez que cet épisode soit le dernier de la série, j'aurai dit chapeau bas !! On aurait pu y croire facilement, scénario très bien écrit et magnifique jeu d'acteurs. |
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| Avis favorable | Déposé le 30 octobre 2010 à 13:23 |
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ça aurait du être la fin de la série ! |
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Quel épisode génial ! J’ai adoré le concept de mise en abyme de toute la série qui remet en cause son principe fantasy. Le contraste entre les deux mondes est particulièrement bien tenu, et même si le spectateur est mis dans la confidence que la “réalité” est belle et bien celle où Warran, Jonathan et Andrew ont drogué la slayer, rien ne peut nous le garantir dans un monde où Buffy est une jeune fille dépressive qui a perdu la raison.
C’est la beauté d’un tel pitch où la vérité objective n’existe plus. L’épisode en profite pour ramener Kristine Sutherland qui est excellente pour ancrer les scènes de l’hôpital dans une réalité sinistre mais émouvante et crédible. A cela l’intrigue expose toutes les failles du scénario de la série à l’aide de répliques meta très drôles, comme le fait que les méchants en saison 6 ne sont plus que des humains de pacotille après “des monstres et des dieux”, preuve que le monde de Buffy s’écroule et n’a plus d’imagination. Ou encore, le fait que Buffy ait dû inventer Dawn, un membre de sa famille, pour se sentir en sécurité et donner des enjeux à sa vie quotidienne. Les scénaristes se permettent ainsi de faire leur auto-critique avec humour et pertinence et prouve que la série sait très bien ce qu’elle fait avec cette saison 6 bien différente des précédentes.
Même si certains points d’écriture sont toujours améliorables, notamment les réactions trop clichées et peu matures de Dawn qui souffre encore et toujours d’un mauvais rôle (ici à cause d’un “quiproquo” où Buffy confond la réalité et dit qu’elle sait qu’elle n’a pas de soeur), pour une fois ça ne m’a pas tant gêné. C’est que l’épisode met le doigt sur quelque chose : sachant que Dawn a été une invention, il y a malgré tout toujours ces deux versions du passé de Buffy/de la série qui coexistent, et malheureusement c’est tragique pour Dawn mais Buffy ne peut l’ignorer. En tout cas, l’émotion est vraiment ancrée autour de Buffy et de ses amis. L’épisode passe ensuite le cap ultime de faire de Buffy la méchante de l’épisode dans des séquences où elle se retourne contre tous ses proches, ce qui donne froid dans le dos.
Une autre scène clé géniale de l’épisode, c’est le moment glaçant où Buffy raconte qu’elle a été vraiment internée dans sa jeunesse. C’est finalement peu développé, mais j’ai trouvé ça très approprié pour un tel trauma. SMG est vraiment excellente durant ce passage, et même si c’est forcément un retcon vu comment jamais ça n’a été abordé de son “premier vivant” (les cinq premières saisons, notamment une fois que sa mère a été mis dans la confidence de son rôle de tueuse de vampires), ce qui est borderline incohérent, je trouve l’idée vraiment séduisante et dans la lignée des pointes déprimantes de réalisme qui ponctuent le développement des personnages, Buffy la première, ici. Cette scène est aussi capitale pour faire le pont entre les deux mondes et confirmer l’idée que tout peut avoir été une invention.
Dans l’épisode, les rôles de Willow, Tara, Xander sont aussi très bien gérés. L’aftermath du mariage n’est pas ignoré avec Xander qui explicite bien qu’il continue d’aimer Anya et regrette la forme de sa décision, mais qu’il sépare bien son amour de sa crainte du mariage, ce qui est un développement plutôt cohérent et mature à mon sens, en tout cas ça fait du bien de voir ce personnage exister sans Anya même s’il reste loin d’être mon préféré. Concernant les antagonistes, même si le trio n’est pas prédominant dans l’épisode (qui n’a pas besoin de ça : et il faut leur reconnaître qu’ils ont bien réussi leur coup, pour une fois), on souligne définitivement que Jonathan va être dissident par rapport aux deux autres, ce qui va sans nul doute jouer sur la résolution de la saison.
Enfin, je suis également très fan de la conclusion, qui ne ferme pas la porte à l’ambiguité de la réalité. La Buffy du monde de l’hôpital psychiatrique fait ses adieux à sa mère et “part” se réfugier dans le monde de Sunnydale, et cela peut tout aussi bien être la simple fin de l’épisode hallucinatoire, que la mort cérébrale d’une vraie jeune femme qui plonge dans ses délires fantaisistes. Au final, tout peut se lire surtout comme les dernières traces d’un long deuil que Buffy a fait de sa mère et de sa précédente vie, en trouvant la force de refaire confiance à ses amis pour continuer à avoir envie de croire en son monde, et c’est assez magnifique.
Un nouvel épisode à concept diablement réussi pour cette saison qui a clairement les meilleurs sommets de la série en la matière.