Survivor
Une aventure dans laquelle un groupe de personnes ont échoué sur une ile isolée. Le dernier survivant de cette aventure repartira chez lui avec la somme d'1 millions de dollars.
| En cours | GB, US | Pas de durée |
| Reality | CBS, | 2000 |
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Avis sur l'épisode 15.01
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Episode 15.01
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Episode 15.15
Épisode 15

Le contraste pour les aventuriers de démarrer par la ville de Shanghai, le dépaysement total que représente la Chine par rapport à tous les autres pays que le show a visité pour l’instant, un retour à 16 candidats aux profils explicitement présentés par Probst, un générique hypnotisant hyper thématique avec un excellent remix, et des décors à couper le souffle jusqu’à une cérémonie dans un temple bouddhiste ! Pas de doute, c’est ni plus ni moins que mon introduction préférée de toute l’histoire de la saga. Quelle claque et quel BONHEUR d’avoir une présentation du cast et une intro organique.
La saison avait été teasée par Probst lors de la finale précédente comme étant un milestone dans l’amitié sino-américaine puisqu’il s’agit de la première fois qu’une émission états-unienne tourne entièrement en Chine, et le choc des cultures ne pouvait pas être plus présent.
Alors évacuons tout de suite l’éléphant dans la pièce : le recul de l’initiative de représentation des saisons 13 & 14 est dommageable, avec ici un ratio de 75% de blancs pour seulement 25% de bipoc (minorités américaines), bien meilleur que les 12 premières saisons mais littéralement inversé aux deux précédents qui n’avaient que 25% de blancs. Fiji avait démontré qu’il était possible d’avoir un casting diversifié sans que ça monopolise les thématiques, bien que le montage a dû ignorer des considérations qu’ont eu les candidats. Peut-être que la “mode” était passée, que l’expérience leur avait suffi. Les saisons modernes trouveront un équilibre plus représentatif de la société américaine.
Mais tout cela étant dit : quel casting de zinzin déjà. Pour le coup en termes de variété de classes, de profils, d’âge, de profession, de foi, rien n’est laissé au hasard et c’est un pur régal de retrouver autant de personnalités différentes mises en avant. Peu de saisons ont réussi à réaliser un tel cocktail.
Et la première cérémonie immergée au sein de la culture, un peu façon Vanuatu dans son excellent début également, cette fois au coeur d’un temple bouddhiste, est la parfaite occasion pour que les personnalités se fassent connaître et marquent le public.
On a ainsi notamment Peigh-Gee émue de découvrir pour la première fois le lieu de naissance de son grand-père décédé depuis peu, Denise la cantinière avec un mulet à la Anakin Skywalker (il faut le voir pour y croire) très émue d’être aussi dépaysée également…
Et de l’autre côté du spectre, on a Leslie qui semble offusquée et refuse de participer à une cérémonie religieuse qui trahirait sa dévotion envers le Christ, quand bien même Probst leur avait indiqué qu’il s’agit d’une cérémonie spirituelle respectueuse de toute religion. Leslie nous expliquant en confess :
Donc on se dit ok, c’est une crazy religieuse comme on en a déjà eu, sauf qu’ensuite elle balance à Probst :
What. the. fuck ?! Mais où vont-ils chercher ces gens bordel ahah. C’est en fait juste une folle et elle a ce truc typiquement américain impossible à décrire, un peu en mode Karen avant l’heure, qui pleure tellement “it was sooooo hard” de manquer de peu de trahir son Dieu. À nouveau il faut la voir et l’écouter pour y croire.
Et tout aussi drôle mais plus premier degré, on a juste après la séquence “émotion” de Denise qui prenait tout très à coeur, sa totale opposée : Courtney, serveuse New-Yorkaise branchée maigrichonne et tout droit représentante de son époque “emo bitches” de la fin des années 2000, qui dit “genre” tout le temps, qui roule tellement de fois des yeux au ciel et semble déjà subir toute son aventure avec une approche pragmatique nihiliste absolument tordante. Ce qui pourrait s’apparenter à un manque de respect est en réalité juste le personnage qui me fera le plus rire de l’histoire de Survivor à ce stade, absolument déjà iconique.
Ça c’est de l’intro !
En reprenant l’idée de Pearl Islands et Palau, Jeff Probst annonce aussi que conformément aux coutumes minimalistes de la culture, les joueurs vont devoir se séparer de leur possession, et donc… faire l’aventure avec ce qu’ils ont sur eux en habits. Une annonce cocasse pour Jaime qui n’a pas de soutif ce qui pourra la rendre potentiellement “très populaire” selon Probst dans une petite remarque innocente mais bien d’époque. Et si certaines comme Sherea vont devoir composer en talons, d’autres ont des bottes lestés de plusieurs kilos, comme Ashley Massaro, une diva catcheuse de la WWE hyper connue de l’époque, tristement connue pour toutes les controverses entourant cette sphère toxique et ayant mené à un suicide quelques années plus tard. En tout cas, elle a l’air hyper bad-ass et charismatique.
Le fil rouge fun de la saison consiste aussi à s’inspirer de la culture chinoise dans l’affrontement des deux équipes Zhan Hu et Fei Long, en leur donnant une copie de l’ouvrage militaire majeur “The Art of War” par Sun Tzu. Encore une fois mine de rien une idée très cool.
Passées les 10 premières minutes absolument top tier, la suite ne peut que bien rouler. Côté Fei Long, Aaron souhaite s’imposer en leader, mais cela prendra-t-il ? Todd, présenté comme “un stewart gay et mormon”, se fait direct attaquer par Jean-Robert, joueur de poker pro, qui remet en cause ce que Todd dit sous prétexte qu’il a l’air plus intelligent que les autres et… ça semble vrai, Todd ne démentant absolument pas, affirmant qu’il est là pour le million et recentrant très vite sur une méfiance sur Jean-Robert (uniquement en privé). Il est aussi très fin lorsqu’il pousse le rôle de leader (recommandation des règles de The Art of War) vers Aaron, et non vers lui.
Et Courtney continue d’être absolument incroyable dans des confess où elle bitch déjà sur tout le monde avec imitations à la clé après même pas 2h à les connaître :