Image illustrative de Westworld
Image illustrative de Westworld

Westworld

À Westworld, un parc d'attractions dernier cri, les visiteurs paient des fortunes pour revivre le frisson de la conquête de l'Ouest. Dolores, Teddy et bien d'autres sont des androïdes à apparence humaine créés pour donner l'illusion et offrir du dépaysement aux clients. Pour ces derniers, Westworld est ...

Lire le résumé complet >

En cours Américaine, US 60 minutes
Science-Fiction, Thriller, Western, Adventure, Drama, Science-Fiction & Fantastique HBO, OCS City 2016
13.13

0 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable

Avis sur l'épisode 4.08

Avatar nicknackpadiwak nicknackpadiwak
Rédacteur
Avis défavorable Déposé le 01 octobre 2022 à 11:45

Un final de ouf qui va changer radicalement la série. Je suis impatient de voir à quoi va bien pouvoir ressembler la saison 5.

Lol, je rigole, je m'en tamponne les steacks. 

Donc, dans la continuité de la saison, un final sans emphase qui se contente de clore toutes les intrigues des manières les plus convenues (la mort de Clémentine qui rasasse les pires clichés du monde, entre sa téléportation pour se retrouver Dieu sait comment le trio dans le magasin ou le coup du discours de trop alors qu’elle doit achever Caleb) ou les plus faciles (Charlotte qui devient gentille après avoir vu une vidéo de Bernard - perso, une vidéo du bonhomme me donnerait plus envie de me jeter par une fenêtre) et qui donne de manière totalement tombée du ciel les clefs de la prochaine saison à Dolores/Christina, histoire de donner un, in extremis, un rôle à jouer à Evan Rachel Wood, car concrètement, sa version de Dolores a fait son temps.

Mais, ce qui me fait vraiment non-adhérer à cette série est son absence totale d'émotion qu'elle provoque chez moi (à part l'ennui). Je ne suis attaché à aucun personnage, je me fous de leurs sorts (y compris quand la série essaie lourdement d'émouvoir tel les adieux Dolores/Teddy ou Frankie/Caleb) et leurs discours me font tomber les paupières.

Bref cette saison 4 confirme tout le mal que je pense du show, à savoir une série pompeuse et prétentieuse, cachant avec ses trucs attrapes-touristes (les twists, les time-lines, le pensum se voulant métaphysique ou existentiel (*)) un déroulement de scénario sorti digne des séries B, voire Z. Et ce, depuis le 1er épisode de la première saison.

(*) Neanmoins, je dois reconnaître comprendre les doutes des personnages quant à savoir s’ils sont réellement humains ou pas, tellement ils sont écrits grossièrement et creux.

9 réponses
Voir les réponses

Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 26 août 2022 à 15:05

Un final époustouflant qui s'inscrit sans problème dans la lignée des meilleurs épisodes de toute la série et finit d'amener celle-ci vers son acte final qui s'annonce juste incroyable.

Spoiler

Dès l'ouverture où un homme tue une mouche sur son cou, comme Dolores dans le pilote de la série, on sent que tout a été méticuleusement préparé depuis le début de la série pour aboutir à cette conclusion. Les parallèles macabres avec la première saison sont nombreux, et la scène d'intro qui suit une série de futures victimes et d'assassins, sautant constamment d'un point de vue à un autre après chaque meurtre, illustre parfaitement tout le crédo annoncé en début de série :

These violent delights have violent ends.

L'histoire se répète, mais Westworld a toujours eu selon moi le don de procéder par symmétries et par boucles sans jamais paraître redondant. Ou l'art de la répétition intéressante, pour qu'on y tire nous mêmes les parallèles à faire. Ici, le bain de sang se conclue par l'homme en noir, à l'origine du massacre et donc de cette fin du monde.

Et moi qui avait toujours un peu critiquer l'homme en noir cette saison, jugeant sa trajectoire floue et pas forcément surprenante... quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'au détour d'une conversation presque banale avec Charlotte, en fin d'épisode, on te révèle que depuis le début, le William que nous suivons est une n-ième version de Dolorès, qui a cette fois été corrompue par William au point de devenir comme lui. Cette pirouette redonne du panache à un personnage que je trouvais fatigué et répétitif, avec une notion extrêmement intéressante d'identité : est-ce William ou Dolorès ? Ou un mix des deux, qui a entraîné la fin du monde ? 

WILLIAM: I was a better William than he was. William didn't die. He evolved. I am William.
CHARLOTTE: No, you're not.
WILLIAM: Well, if you can't tell the difference, does it matter?

Comme nous en parlons dans notre podcast avec Mmagi (à suivre ;D), c'est très intéressant d'observer que William et Dolorès sont depuis le début de la série deux faces opposées de la même pièces, deux rivaux aux trajectoires contraires mais similaires qui sont aussi tous les deux néfastes l'un pour l'autre. Pas surprenant que leur "fusion spiriturelle" que nous avons suivi en cette saison 4, est aussi détraquée et finit par être à l'origine de l'apocalypse.

La révélation passe presque inaperçue, mais en même temps, comme les deux personnages en présence (Charlorès et Willorès) savaient tous les deux la vérité, ça donne une sensation de rebondissement naturel, qui n'est communiqué au spectateur que parce que les deux règlent enfin leurs comptes. Cela explique au passage des tas de scènes mystères du reste de la série (les moments où William passaient le test de fidélité) et finit d'aboutir l'élévation de William en hôte ayant réussi son pari - comme Charlotte le dit dans ce final, il est le vrai gagnant de l'histoire.

C'était assez certain depuis quelques épisodes, mais le brillant twist de l'épisode 4 n'était pas du vent : le monde touche vraiment à sa fin et plus que jamais dans cet épisode on voit l'impossibilité pour les hôtes et leurs créateurs de cohabiter, peu importe qui contrôlait qui. A l'instar des prédictions de Bernard, qui se sont finalement toutes réalisées sans encombre, j'apprécie beaucoup que cette saison est très sobre en matière de revirements, et que derrière la complexité des intrigues et des thèmes, elle avait une direction claire et n'a fait que s'y tenir : le spectateur n'était pas tenu dans le flou artificiellement, mais simplement parce qu'il n'avait pas encore toutes les clés pour comprendre. Le speech final de Bernard à Charlotte, au sous-texte fortemment actualisé dans le contexte d'apocalypse environnementale qu'on est aussi en train de vivre IRL, sonne vraiment comme le sort inévitable de la planète et est à nouveau ultra cohérent avec le comportement de tous les personnages, de Akecheta à Bernard en passant par Charlotte.

Charlotte qui trouve également une conclusion dans la mort - pour le coup, probablement finale, comme elle ne fait pas partie du parc initialement. En tout cas, le personnage de Charlotte tel qu'elle a été façonnée par Dolorès en saison 2 et par la véritable Charlotte Hale en saison 3, ce personnage qui a bien souvent changé de motivation en évoluant et en prenant conscience de qui elle était, trouve ici une fin sublime où elle place sa confiance dans la Dolorès "pure" qu'elle a utilisé comme scénariste pour son monde parfait. En suivant le plan de Bernard, et pour tenter de faire survivre à la fois les hôtes ou les humains, elle sauve littéralement le monde - ou plutôt, comme on le savait déjà depuis quelques épisodes, elle donne une chance au prochain monde d'exister, en tuant l'homme en noir, en s'assurant que Dolorès et le Sublime sont intacts, et en assurant aussi sa propre auto-destruction dans un plan magnifique où elle semble enfin apaisée. Rarement vu une "antagoniste" (qui n'en est pas forcément une, en fin de compte) avoir un axe aussi beau.

La partie peut-être la plus décevante du final concerne l'éveil tardif de Clémentine, personnage d'arrière-plan toujours accessoire et important dans les plans de nombreux hôtes clés (Dolorès, Maeve, Charlotte...) au cours de la série. J'ai trouvé ça assez génial qu'enfin, au bout du voyage, elle souhaite prendre son indépendance et sortir de sa narrative d'assistante. Malheureusement, cela arrive à un point où le monde touche à sa fin et où la série ne pouvait pas se permettre de la laisser en vie - son histoire est donc écourtée, et elle écourte aussi au passage celle de Stubbs, le même type de personnage secondaire attachant qui est souvent resté en arrière-plan malgré quelques bonnes exploitations. Cela n'aurait rien coûté selon moi, de laisser Clémentine en vie, en tant que dernière hôte sur Terre, un peu comme Frankie et son groupe de singularités sont probablement destinés à être la dernière colonie d'humains sur Terre.

Mais quoiqu'il en soit, je suis sûr qu'ils ont d'autres plans pour ces personnages en saison 5, et cela restait assez jouissif de la voir sortir de son histoire et combattre, même brièvement, pour sa vie.

Tu sens quand même, que même si certains personnages comme Clémentine ont dû avoir une histoire légèrement écourtée pour accomplir ce fait, que l'idée d'un final "où tout le monde meurt" était ce vers quoi les scénaristes allaient inévitablement, et c'est assez génial. Caleb tire également sa révérence avec des scènes riches en émotion aux côtés de sa fille, malgré le peu de scènes qu'ils ont eu cette saison cela fonctionnait très bien. Frankie elle-même n'a pas été le personnage le plus intéressant de la saison mais risque sûrement de représenter la dernière once d'humanité "pure" lors de l'ultime saison, et suivra donc finalement les traces de son père.

Et en dépit de ce bain de sang absolu, c'est aussi probablement la fin de saison la plus positive de tout Westworld, et j'oserai même dire qu'elle pourrait faire office de fin de série si celle-ci a le malheur de ne pas être renouvelée pour son acte final. Cela tient dans le fait que le monde était déjà condamné, le spectateur le savait plus ou moins depuis l'épisode 4, et pas de pirouette là-dessus. Mais, le plan de Bernard de donner une ultime chance à la vie sur Terre réussit et toute l'intrigue de Christina est absolument fantastique et pleine d'espoir.

Celle qui a démarré comme le point d'interrogation de la saison, l'intrigue probablement la plus floue et dispensable, qui nous faisait nous interroger sur l'intérêt et les limites de la série (j'avoue m'être demandé si ce n'était pas juste "pour faire revenir Evan Rachel Wood"), n'a fait que se révéler de plus en plus fascinante, avec une succession de révélations à couper le souffle... et probablement encore plus dans ce final, où on apprend que Christina est la narratrice de sa propre histoire et a écrit tout son monde. On comprend ainsi qu'on a assisté à la naissance d'un programme informatique qui s'invente une histoire pour se tenir compagnie, jusqu'à personnaliser sa propre conscience (en Teddy) et entraîner son auto-éveil. Les scènes avec Teddy sont riches en nostalgie et set-up parfaitement la quête finale de Dolorès dans l'ultime saison : le retrouver pour obtenir sa happy-ending.

Mais c'est bien tout le "jeu final" de Dolorès, le test, qui est vraiment la meilleure idée de ce final, de la saison voire même de la série. Dolorès qui est devenue la narratrice et le nouveau Dieu dans son monde - le nouveau "Ford" finalement, relance Westworld une dernière fois afin de redonner sa chance aux humains et aux hôtes. Je pense que tout le but sera de voir si William peut cette fois avoir sa rédemption et faire le bon chemin, afin de ne pas se corrompre et corrompre Dolorès, et ne pas entraîner la fin de l'humanité et la fin des hôtes.

Ce cycle ultime est génial sur tous les plans et semble être clairement le point de chute prévu par la série depuis que Ford a conçu le premier hôte. Les idées avancées par Teddy notamment sont fascinantes (l'ADN est un code qui ne peut changer et donc les humains sont incapables de changement contrairement aux hôtes). Le thème du souvenir comme véritable façon de faire vivre des êtres vivants est aussi magnifiquement énoncé, puisque comme le dit Dolorès, son parc sera peuplé des souvenirs qu'elle a pu avoir sur tout le monde, souvenirs qui permettront à nos personnages de revivre une ultime fois. Cela donne du sens à l'expression "on vit aussi longtemps que quelqu'un se souvient de nous", citée dans l'épisode. Et quelle jolie façon de conclure la série par de la nostalgie ainsi justifiée. 

L'idée synthétise en fait tous les thèmes depuis le départ : toutes les réflexions technologiques (IA, intelligence, transhumanisme...), métaphysique (identité, conscience, recherche de son but, religion...) et surtout de narration.

En effet, si Dolorès est en train de créer une simulation reprenant tout droit là où la saison 1 a débuté... qu'est-ce qui empêche ainsi toute la série à ce stade de n'être qu'une immense simulation dans le test de Dolorès ? Pourquoi la saison 1 avec le "vrai" Ford serait l'itération 0 et la saison 5 l'itération 1 dans la simulation ? Pourquoi tout ne serait pas une des simulations depuis le début, la 283ème par exemple ?

Cela amène évidemment à questionner la réalité de la série, mais aussi de notre propre réalité, comme la série nous invite toujours à le faire. Et ça tombe bien, puisque les Storyteller (Joy, Nolan et Dolorès) ont encore un ultime chapitre à raconter, qui devrait servir à jauger une ultime fois la nature humaine... mais nul doute qu'ils ont encore d'autres rebondissements sous leur manche.

La série a eu ses hauts et ses bas, la saison également, mais rarement ai-je vu une fin qui parvient à rendre le tout si cohérent, que ce soit les quelques intrigues qui précédaient, ou toute la série depuis ses débuts.

Plus de détails dans le podcast bilan de saison à venir !

Et il n'y a plus qu'à espérer que l'ultime saison 5 prévue puisse véritablement se faire ! La seule chose dont j'ai plus hâte que de voir la fin de tout ceci, c'est de revoir avant cela les saisons 1 à 4 pour comprendre tout ce qui amenait à ça...


Avatar Mmaginère Mmaginère
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 16 août 2022 à 16:11

Un final de saison riche en émotions, où toutes les intrigues de la saison trouvent intelligemment leur conclusion et nous sont expliquées, avec un teasing sur la prochaine saison (probablement la dernière), qui donne vraiment envie de la voir !

Globalement bien meilleur que la saison 3, même si l'épisode contient quelques faiblesses et temps long qui ne lui donnent pas la grandeur des saisons 1 et 2.


Liste des épisodes

Episode 4.01
Oiseau de mauvais augure
Episode 4.02
Les âmes solitaires
Episode 4.03
Années folles
Episode 4.04
Génération sacrifiée
Episode 4.05
Zhuangzi
Episode 4.06
Fidélité
Episode 4.07
Metanoia
Episode 4.08
Que Sera, Sera