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"What really happened ?"
"A lot"
Après un épisode festif, belle réunion de famille où Le Docteur fait face à son passé et ses actions en tant que 10, Wild Blue Yonder se pose en opposition directe où Le Docteur fait face à lui-même, ses pensées et son passé direct, le Docteur ici faisant donc face à l'histoire de la nouvelle série dans son entièreté.
Superbe.
Semaine prochaine, les classics.
(paradoxalement RTD aborde mieux les saisons 12 et 13 que Chibnall.)
Après un épisode tourné exclusivement vers les premières années RTD, puis un épisode tourné vers Chibnall, The Giggle arrive et fait face à...la série dans son entièreté, son passé, présent et futur.
Dans une optique ouvertement thérapeutique, Le Docteur fait face à tous ses traumas passés, lointain et récents et décide de s'arrêter un temps, non pas pour quelqu'un mais avant tout pour lui-même (qui sur le coup n'a en fait pas été fait avant), faire table rase et se recentrer sur lui-même avant de reprendre ses aventures l'esprit en paix.
C'est...c'est beau.
ça aurait été parfait si ça ne reposait pas sur un épisode aussi fragile structurellement, qui abandonne hyper rapidement son propos politique (littéralement Doctor Who VS Twitter) et qui enchaine ses évènements sans respirer là où il aurait fallu plus de temps pour véritablement poser et développer l'émotion, malgré la joie communicative de Ncuti Gatwa (vivement Noël) qui crève déjà l'écran, et NPH qui offre un Toymaker à la Jim Carrey qui sied parfaitement mon idée de ce qu'une entité pareille pourrait faire dans le Doctor Who d'aujourd'hui
Malgré son évident côté anniversaire, psychanalytique et même thérapeutique, The Giggle n'aura pas pu aller à son plein potentiel principalement parce qu'il manquait...de temps pour se poser.
Cette ironie.
Elle est là, la nouvelle saison, elle est de retour, l'enfant prodige est de retour parmi nous, tout le monde danse, tout le monde est heureux, tout le monde à hâte.
Même RTD. Peut-être même trop. Du coup, il stresse. Il tente de réintroduire la série dans ce qui ressemble à une checklist exhaustive de la page wikipédia du Docteur. Il fait des blagues sur les pets. Des bébés qui parlent avec des acteurs et des doubleurs qui n'ont pas envie d'être là.
Cet épisode, c'est Doctor Who pour les nuls. Mais pour les enfants en bas âge. La série avait plus besoin de taper fort pour montrer ce que peut être Doctor Who plutôt que de tirer le premier concept qui vient du chapeau magique. Surtout quand on a mangé du cassoulet la veille.
(Belle analyse de Koss au passage, l'épisode aurait pu avoir un beau propos sur la nécéssité d'un ennemi dans ses épisodes et aussi propulser l'histoire du Docteur comme un gigantesque conte pour enfants, mais l'épisode préfère faire un vaisseau spatial au gros cul. Chacun sa priorité)
Bref. (7/20, + 1 point parce que la joie de Ncuti Gatwa et Millie Gibson reste communicative)
Hier, RTD était stressé. Peut-être même trop. Du coup, il réintroduisait la série à grand coups de fiches Wikipédia dans ce qui ressemblait à une tentative de réintroduire la série pour les mômes. Mais genre mômes en bas âge, résultant un épisode con pouet pouet (cacahuètes !)
Aujourd'hui, RTD est excité. Il replonge dans la série avec une énergie communicative qui se répant partout, de la même manière qu'un bon morceau du moment qui se répant dans les têtes de toutes personnes qui l'écoute, que ça soit par curiosité ou de passage.
RTD est à l'image de son Docteur. Il est heureux d'être là, d'être en vie, il sautille, bondit, stylo à la main, prêt à utiliser l'esprit créatif qu'il a laissé croitre comme un bon vin pendant plus de 10 ans. Il aime la vie, il aime les gens, il aime créer.
Donc quoi de mieux qu'une ode à la création pour son vrai retour ? Quoi de mieux que de célébrer l'humanité via sa capacité à créer et à s'exprimer ? Quoi de mieux que de mettre faceà face l'incarnation même de l'esprit créatif, plein d'amour de la vie et de ce qu'elle permet, et l'incarnation de la stagnation même, s'accaparant toute possibilité de grandeur de l'humanité et la menant inévitablement à sa destruction ?
Pour moi, c'est aussi ça, Doctor Who. Un épisode qui te parle fait sentir la beauté de l'art, de la création et des sentiments. C'est beau.
Mais du coup, contemplant l'énergie qu'il est prêt à transmettre, RTD a aussi peur. Effrayé de trop en faire. Ce qui fait que The Devil's Chord est un incroyablement intense épisode qui a cette malheureuse tendance à se retenir là où il aurait du entièrement exploser et embrasser totalement sa folie, un épisode qui au final, un peu comme The Giggle, n'arrive pas à aller à son plein potentiel ce qui parait malheureux quand on contemple son incroyable sujet.
