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Moi, MrZ, jure de dire toute la vérité et rien que la vérité devant la cour, et admet avoir été grandement influencé par l'immensément qualitative trilogie Mary Shelley de Big Finish, exception faite du moyen dernier épisode, et qui du coup influe grandement sur mon appréciation globale de l'épisode, sans retirer les doutes que j'ai sur cet épisode que je trouve ma foi sincèrement bancal.
Votre Honneur, mesdames et messieurs les jurés. Il m'est d'avis que The Haunting of Villa Diodati se trouve, comme dit précédemment, un épisode immensément bancal à cause de la lourde tâche que possède Lady Maxine Alberton, ordonée par Sieur Chibnall de la semi-retcon Absolue, qui cette année s'est révélé très versé dans un teasing aussi rempli qu'un estomac après une raclette hivernale entre amis et révèle un péché de Gourmandise qu'il n'est à mon avis pas capable d'assumer, Être déchu qu'il est.
Car Oui, votre Honneur, The Haunting of Villa Diodati montre parfaitement ce fait, conte coincé entre deux chaises, ne sachant point choisir entre l'introduction à la dantesque finale histoire de cette année, et le fait de raconter une histoire entière et faisant honneur à une icone féminine de l'Histoire et de l'Art. Par conséquent, sous les pressions de ce ma foi bien vil Monseigneur Chibnall, Maxine Alberton se retrouve à sous-caractériser tous ses personnages secondaires, tout en nous offrant un Byron incompréhensible réfléchissant avec sa verge et un John Polidori réussissant l'exploit de vaincre en antipathie Sieur Ryan du Vélo, homme d'ailleurs dont la personnalité change une nouvelle fois dans cet épisode.
L'histoire fait aussi une nouvelle fois disparaitre dans la nature les compagnons de l'Héroïne, Yasmina Khan ayant étée aperçue traverser une pièce, Sir Graham n'ayant plus rien à dire et la présence de Sir Ryan confirmant le souhait des spectateurs de voir ce personnage disparaitre dans la nature, vaincu par son propre Vélo.
Reste alors Thirteen, confirmant alors, Votre Honneur, toute sa pertinence et intensité dans son amertume et sa gravité, élément ô combien réussi dans le run ô combien bancal de Sir Chibnall, et le Lone Cyberman, dont le contexte rend au final entièrement caduque l'intérêt du bien aimé son Altesse Jack Harkness, idole et rêve de toute personne en bonne santé.
Ce Lone Cyberman, sous-caractérisé, ne sert qu'une fonction teasing et loupe complètement une fonction parallèle qu'il pourrait avoir et l'intensité qu'il aurait pu procurer à l'écran, ne devenant alors qu'un Monstre convaincant à l'écran mais ma foi avec bien peu de profondeur.;
Malgré tout, mesdames et messieurs, The Haunting of Villa Diodati reste un épisode pavé de bonnes intentions, seulement éclipsées par la gloutonnerie d'un showrunner surpris par son propre vil défaut, au point de ne jamais planifier son ambition sur le long terme et laissant nous, les spectateurs, avec deux futures histoires qui effraient car ayant trop à raconter tout en devant introduire l'histoire suivante.
C'est ainsi qu'en mon humble avis, Votre Honneur, Mesdames et Messieurs les jurés, The Haunting of Villa Diodati est un conte qui aurait mérité le même traitement accordé à Sieur Nikola Tesla mais qui n'a pas pu, faute à la gloutonnerie du Coordinateur d'Histoire, qui malgré sa soif d'apprendre, ne compte que deux faits marquants dans son expérience de cette année, à savoir son éternel teasing, et la tardive caractérisation de son Héroïne.
Je n'y croyais pas, je ne voulais pas y croire, mais ce jour devait arriver à un moment ou à un autre.
Et ce jour arrive maintenant.
Le jour où ma série favorite ne provoque plus rien chez moi.
Doctor Who ne raconte plus rien, ne survit plus que par des twists mensongers faits par un showrunner incapable d'assumer son égo qui préfère l'empilement d'informations au détriment de la cohérence de son principal récit, ne survit plus que par son teasing et sa préparation permanente et ne survit plus que par les gimmicks de ses personnages secondaires dont la série a fini par complètement se foutre.
La série n'arrive même plus à cacher l'immobilisme constant de ses personnages, son refus de faire réellement progresser ses personnages et son univers, parce qu'elle est devenue incapable de faire ce qu'elle pouvait si facilement faire pendant douze ans.
Quand une série ne fait plus rien, ne raconte plus rien à travers ses personnages, à travers SON personnage, c'est que d'une certaine manière, elle est perdue.
Se tourner vers un passé révolu n'a pas de sens lorsque la voie vers le futur reste fermée à cause d'une couardise cachée derrière une ridicule montagne d'égo et un tel manque de talent d'écriture.
Doctor Who n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Une ombre d'une tristesse incroyable.
C'est intéréssant comme épisode.
Chibnall évite avec une précision remarquable presque toutes les idées qu'il parsème dans son épisode (parfois en les annulant au bout de dix minutes, le coup de la prison je trouve ça presque criminel, Chibnall n'a jamais su manipuler deux storylines en parallèle correctement, mais là c'est exagéré) pour laisser un épisode à la fainéantise remarquable qui prend la route la moins risquée de tous les temps.
Même la seule vraie idée de l'épisode, à savoir le départ de Ryan, ne fonctionne au final qu'à moitié car on aura que très peu vu (si ce n'est pas pas du tout, en fait) la Fam agir de manière concrètement indépendante sans compter sur une apparition de Thirteen ou d'un élément particulier pour aider.
Du coup, Ryan et Graham enquêteurs de l'inconnu, j'ai du mal à y croire.
Barrowman reste rigolo, mais il n'a pas grand chose à faire, c'est con.
Je sais pas trop ce qu'il s'est passé dans la tronche à Chibnall, mais c'est sûr, il s'est passé quelque chose, et c'est incroyable.
Il y a du nouveau dans Doctor Who, des nouvelles idées, du grandiose, des évènements à (très) grande échelle.
Doctor Who maintenant caractérise directement ses nouveaux personnages (incroyable, du jamais vu depuis 2017), ne perd pas de temps à mettre en place de vrais échanges entre ses protagonistes (qui se confrontent, s'engueule, ce qui donne l'impression de l'existence d'un vrai lien, on commence enfin à y croire (au bout de trois saisons, il était temps), même si la caractérisation de Yaz est toujours complètement hasardeuse, ça n'a rien à voir avec ce que nous disait Revolution of the Daleks)
Chibnall donne enfin l'impression de savoir quoi faire de ses protagonistes, donne enfin l'impression de maitriser son script, et donne enfin l'impression de maitriser sa propre série.
Alors certes, ça peut toujours très rapidement se diriger droit dans le mur, mais l'épisode vieillira très bien avec le temps, et pour le moment, l'enthousiasme est là, il est ravivé, il est revenu.
Et c'est peut-être ça la plus grande force de cet épisode, me redonner un véritable intérêt envers la série,.
