Critique : Doctor Who 13.2

Le 15 novembre 2021 à 06:54  |  ~ 22 minutes de lecture
Mashed Potatoe Time...
Par Galax

Critique : Doctor Who 13.2

~ 22 minutes de lecture
Mashed Potatoe Time...
Par Galax

 

J’aime facilement 99 % des épisodes de Doctor Who. J’en adore au moins la moitié. Et pourtant, je n’aime presque aucun épisode des Sontariens, alors que je les ai presque tous vus.

Dans la nouvelle série, ne nous éternisons pas sur l’épisodes des GPS tueur en saison 4 : toutes les qualités de ce dernier sont liées à d’autres éléments que ces ennemis risibles. J’aime beaucoup Strax en revanche, le Sontarien comique qui accompagne Matt Smith, avec ses blagues démesurément puériles – sans doute car il n’est pas plus lié à sa race que cela. Et dans la série classique, les Sontariens sont toujours la pire partie d’une saison, du sérial, ou des épisodes dans lesquels ils apparaissent.

C’est à peu près tout ce qu’il y a à dire en introduction sur ces ennemis. C’est dire à quel point ma joie de savoir qu’ils reviendraient en saison 13 était limitée. Leur consacrer un sixième de cette courte saison feuilletonnante ? Mais où est-ce que le showrunner Chris Chibnall avait donc la tête ?

La réponse est : vive Chibnall et vive ce début de saison !

 

Doctor Who : Flux

 

“Also… I wanted to ride a horse.”

 

Toutes les apparitions des Sontariens dans l'épisode sont réussies. Sans révolutionner ces ennemis très simplistes, War of the Sontarans leur trouve un parfait équilibre qui fonctionne à chaque scène, et développe quelques gimmicks emblématiques (leur tube probique qui les alimente, ou ce "Sontar-Ho.." de disgrâce). Ouf ! L’épisode ne les prend pas au sérieux ! Loin de là. Mieux : j’ai carrément ri à de nombreuses reprises. Il y a notamment cette réplique déjà culte sur le cheval, délivrée avec un timing parfait, qui justifie avec dérision au passage le choix du contexte de la guerre de Crimée pour l’épisode.

 

Sontariens sur cheval

 

L’humour est beaucoup moins omniprésent qu’avec Strax, et plus varié dans le ton : il fait donc plus souvent mouche. J'ai par exemple beaucoup ri à cette réplique :

COMMANDER: I am Commander Ritskaw of Sontaran Temporal Command. Spying is treason against Sontar. If you have any words, now is the moment... to keep them to yourselves!!!

Malgré cet aspect cocasse, les Sontariens n’ont peut-être jamais été aussi sérieusement considérés en tant que menace millitaire. Le plan sur la bataille avec les troupes anglaises est superbe, les tactiques de la Docteur avec le Sontarien infirmier ou avec leur gaz sont bien pensées. Leur design, qui me laissait dubitatif car moins moderne que celui d’il y a dix ans, possède finalement un aspect dégoûtant approprié à leur gloire militaire retrouvée, et est très convaincant en pratique.

Bref, les Sontariens amusent mais ne sont pas limités à une présence comique – et on les voit même dans le présent victorieux sur Terre !

 

Champ de bataille sontarien

 

Cette idée d’invasion temporelle à travers deux points de l’espace-temps pour réécrire l’histoire, est d’ailleurs assez fabuleuse, quoiqu’un un poil sous-exploitée, sans doute. Mais dans un épisode autrement très dense qui parvient à lier la menace du jour avec les événements du Flux, je range aisément ce concept dans la catégorie des points positifs. Je trouve en effet que l’emmêlement des intrigues à travers différentes époques est toujours un plus dans un épisode de Doctor Who, car cela exploite bien toutes les possibilités offertes par la série. De plus, cette collision d'époques et les transitions rythmées retranscrivent parfaitement la sensation d’un espace-temps compressé où tout semble de travers, ce qui est le but du Flux. Au passage, j’ai adoré l’idée de la mapmonde faisant figurer "Sontar" à la place de la Russie – un moyen d’ailleurs astucieux de régler le "problème de vraisemblance" de voir des hommes patates au XIXe siècle. Une image totalement Doctor Whoesque.

 

Mapmonde Sontar

 

“All life is sacred to me. I use my remedies to help whoever is in need.”

 

Le découpage et le rythme de l’épisode sont globalement exemplaires. Après un premier épisode tonitruant, il fallait ce genre d’histoires qui parvient à conserver tout le momentum lancé par l’ouverture de la saison, tout en se posant un peu plus à travers des éléments plus singuliers, qui donnent une meilleure identité à l'épisode qu'au premier. On peut citer, en plus des Sontariens, Mary Seacole ou le personnage de Dan qui a droit à une vraie aventure. La scission des personnages principaux fait des merveilles en permettant à chaque intrigue de remplir un rôle différent et de briller, tout en donnant du rythme à l’ensemble.

 

Mary Seacole

 

DOCTOR: Sometimes men like you make me wonder why I bother with humanity.
MARY: I... I am grateful that you do. Whoever you are, Doctor.

Si l’effet d’urgence de la saison dynamise autant le récit, il n’a pas que des effets positifs : le personnage de Mary Seacole par exemple est traité de façon nettement moins exhaustive que ne l’était celui de Nikola Tesla ou Rosa Parks pour ne citer qu’eux. Mais elle reste un superbe apport selon moi, dans la même veine que les héroïnes de Spyfall, et je pense qu’on ne pouvait pas vraiment exiger d’une saison feuilletonnante si courte, et si lourde d’enjeux, de consacrer un épisode entièrement posé dans le passé à étaler la biographie d’un humain. Saluons donc avant tout le fait que l’ère de Jodie Whittaker continue de mettre autant en lumière des figures inconnues de l’histoire, avec comme ici, cette infirmière qui ne faisait pas de distinctions de clans lorsqu’il s’agissait de soigner ses patients. J’espère déjà la revoir dans la suite de la saison, mais en tout cas, l’actrice est ici marquante et sa relation avec la Docteur est à la fois tendre et amusante. Même si elle a relativement peu de dialogues, ces derniers sont suffisamment fins pour marquer, notamment ce joli passage où la Doc se place en tant qu'assistante de Mary Seacole :

MARY: Wait. Who are you?
DOCTOR: Me? I'm Mary Seacole's assistant.

En un échange, le scénariste efface sa propre Docteur au profit de cette héroïne cachée, qui renvoie donc l'idée qu'il existe des tas de profils à travers l'histoire humaine qui ont toutes les qualités pour être le Docteur. Et ce "tout le monde peut devenir le Docteur", est une caractéristique assez chère aux épisodes de l'ère Jodie Whitaker, qu'ils soient historiques ou non. Ici par exemple, Mary remplit ce rôle dans le passé, Dan dans le présent, et Yaz dans le futur. C'est un message fort présent dès le premier épisode de Thirteen, où le focus shift de façon inattendue sur Grace. Sans parler du twist du Timeless Children qui a exacerbé, d'une façon plus pragmatique, cette possibilité que "n'importe qui peut être le Docteur".

Là où Steven Moffat introduisait en grande pompe son Onzième Docteur avec un speech épique très narcissique dans The Eleventh Hour ; là où Russell T. Davies décrivait un portrait d'un Seigneur du Temps ravagé et mystique, au-dessus des humains, à l'exception de quelques compagnons triés sur le volet que le Docteur "rendait meilleur" (explicitement tourné de cette façon) ; Chris Chibnall dépeint un univers déjà rempli de figures incroyables que le Docteur admire et ne fait que rencontrer. Et il le fait sans négliger le développement de sa propre Docteur au passage, du moins dans ses meilleurs épisodes, comme celui-ci. C'est vraiment un des meilleurs aspects de cette ère selon moi, permis en partie par une Thirteen parfois "en retrait", certes, mais pour un résultat sans doute encore plus réussi que l'aspect simplement "éducatif" des précédentes ères, où le spectateur apprend passivement la vie de quelqu'un d'inconnu : l'épisode me fait m'intéresser par moi-même à aller découvrir quelles autres figures cachées de l'histoire ont pu exister ! C'est avec ces moments-là où on apprécie la vision différente de la team actuelle, même si elle a ses défauts.

 

“I heard one of the big chief potatoheads talking about Tempura Command?”

 

Passons justement à l'autre héros de l'épisode : Dan. Le champion des interactions marrantes : Dan et Karvanista, Dan et ses parents, ou même Dan face aux Sontariens.

 

Dan et son wok

 

Oui, j’adore déjà Dan, que je trouve absolument hilarant. L’acteur est parfaitement casté et incarne naturellement ce compagnon totalement imposé à l’histoire, qui navigue à la perfection entre boulet courageux et héros inconscient. C’est absolument prodigieux qu’à chaque scène, on ne sache pas s’il est totalement con, ultra téméraire, ou les deux à la fois. L’acteur a cette touche de "je ne sais absolument pas ce qu’il se passe mais je suis ravi d’être là", propre à Catherine Tate qui incarnait Donna Noble, avec un brin d’humanité, d’humilité et de gentillesse, qui lui donne un charisme fou. Ses dialogues avec ses parents semblent sortir d’une sitcom britannique kitsch mais attachante, et sa relation "je t’aime, connard" avec Karvanista est géniale… et déjà plus substantielle que celle de Ryan et Graham en deux saisons…

 

Parents de Dan Lewis

 

De ce fait, toute l’intrigue dans le présent des Sontariens a beau être ultra débile, elle fonctionne totalement. D’une part grâce à Dan, d’autre part car elle est très habilement mixée avec la période en Crimée : l’humour contemporain contrebalance bien le passé plus solennel. À noter que les invasions des deux époques ont une résolution similaire dans le principe (saboter les vaisseaux des sontariens), mais une exécution radicalement différente, qui témoigne de la variation de ton des deux intrigues. En Crimée, la Docteur a une idée assez astucieuse, grâce aux observations de la bonne élève Mary Seacole, elle force pacifiquement les Sontariens à partir en bidouillant le vaisseau. L’exécution est un peu trop rapide et facile, mais le concept est satisfaisant et le pétage de câble contre un politique très "Harriet Jones" ensuite, permet à Thirteen de prouver qu’elle en a toujours dans le ventre. De l’autre côté, Dan tripote trois trucs avec Karvanista et fait quelque chose de totalement débile qui n’aurait aucune chance de marcher, ce qui produit un effet domino qui détruit tous les vaisseaux de Liverpool. C’est très débile (à base de "ça créé une implosion temporelle qui fait disparaître tous les vaisseaux sur Terre"), mais décomplexé, avec des Sontariens tournés en dérision et une exécution finalement très fun.

 

“Time is evil, and it will seek its own.”

 

Je n’ai pas grand-chose à dire sur la troisième et ultime partie de l’épisode : celle avec Yaz, dans le temple d’une nouvelle race agissant comme des gardiens du Temps. Je dirais tout de même que Azure et Swarm sont d’excellents méchants pour l’instant, avec une aura de toute puissance très réussie, un chara design excellent et des pouvoirs intrigants. L’épisode prépare astucieusement le terrain pour le prochain : la planète Time, donne très envie d’en savoir plus avec cette superbe idée de race de "sorcières du temps"... des concepts très Moffatiens. C’est sans doute fait de façon volontaire (cf. le paragraphe bonus de fin de critique). D’autant que les scènes dans le passé en Crimée avec la figure historique sous-cotée et une Thirteen qui porte l’intrigue sur ses épaules, sont des marques très fortes du "Doctor Who Chibnallien" comme j'en ai déjà parlé. Tandis que les scènes avec Dan et son wok, Karvanista ou l’invasion des Sontariens débiles à Liverpool, font très "Russell T. Davies" dans l’esprit. Peut-être que je lis un peu trop loin dans cette séparation des intrigues, mais à nouveau, force est de constater que varier les tons et les époques fait un bien fou à cet épisode.

 

Swarm, Azure et Passenger

 

Cette intrigue dans le futur est sans doute la partie la moins bonne de l’épisode. Vinder est pour le moment totalement anecdotique, je regrette qu’ils l’aient autant teasé dans la promotion de la saison, ça nous spoile un peu son importance à venir. De plus, on sent que l’intrigue au temple est un rejeton de l’épisode 3, ce qui donne un aspect un poil trop compartimenté à ces scènes. Mais elles ont le mérite d’intriguer ! Et de permettre à Yaz d’avoir enfin un peu de lumière également. C’est sans doute trop tard, mais elle est déjà plus convaincante qu’avant. Et la façon dont elle se force à agir comme la Docteur me fait ironiquement penser à la façon dont ils ont décidé de lui forcer ses traits de caractère. Au moins, cela donne une certaine forme de cohérence thématique avec le sort des compagnes qui voyagent trop longtemps avec le Docteur jusqu’à devenir comme eux – même si c’était bien mieux fait avec les compagnes de David Tennant ou avec Clara.

~~~

Chibnall est l’homme de toutes les surprises, puisqu’en un épisode, il parvient à me réconcilier avec les Sontariens, à me faire adorer au moins un de ses compagnons, et à me faire admirer l’écriture et le punch de son histoire. Le tout, en hypant toujours autant sur la suite de son fil rouge, et en réaffirmant les valeurs de son ère, avec une Jodie Whittaker plus confiante que jamais et un rapport à l'histoire fascinant. C’est donc aussi bien qu’un "chapitre deux" ne peut l’être.

 

J’ai aimé :

  • Les Sontariens à leur meilleur jour de toute la série !
  • Le concept d’invasion temporelle.
  • L’épisode est probablement le plus drôle de toute l'ère Jodie Whittaker.
  • Mary Seacole, encore une figure de l’ombre, mise sous les projecteurs même dans cette saison explosive.
  • Dan, déjà le meilleur compagnon de Thirteen.
  • Thirteen, qui a de très bons dialogues avec tous les personnages avec qui elle interagit, et qui continue de faire "Docteur" plus que jamais, avec une Jodie Whittaker très bonne.
  • Le découpage en trois époques et intrigues, plus ou moins interconnectées entre elles, et avec le fil rouge, qui traduit l’urgence et les enjeux du Flux tout en dynamisant l’épisode.
  • Yaz continue sa progression en tant que Clar… compagne.
  • De très beaux plans, pour seulement un ou deux effets visuels peu convaincants : un ratio qui place cet épisode, pourtant assez "boueux" sur le papier, comme un des plus agréablement réalisés.
  • L’impression de trouver une idée intéressante à chaque scène, rendant cet épisode très dense.
  • Un épisode inventif, créatif, classique tout en étant original.

Je n’ai pas aimé :

  • Quelques facilités et raccourcis dans les résolutions, ou les déplacements de personnages.
  • L’intrigue au temple semble être une pièce rapportée de l’épisode 3, et aurait peut-être gagnée à être intégré à celui-ci quitte à ne pas faire figurer Yaz de l’épisode. C’est aussi ce qui rétrospectivement peut devenir un peu bancal avec la suite du fil rouge.
  • J’ai absolument détesté la voix de la "pyramide flottante" qui accueillait les personnages dans le temple, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer un vieil anglais de soixante-quinze ans derrière son micro, comme à l’époque des épisodes. classiques. C’est un détail qui m’a plusieurs fois sorti des scènes.

Ma note : 15/20

 

WHAT THE FLUX ?!

 

Le Coin du Fan vous avait manqué en épisode 1 ? On était trop déstabilisé par le flux pour pouvoir écrire un paragraphe, qui aurait inévitablement fini en "Le Coin des Théories Fumeuses Et De Chaque Scène Nous Inspirant Une Dizaine De Conjectures Chacune"...

… C’est donc ce que nous allons faire chaque semaine ! (mais en appelant la rubrique What The Flux?!, ce qui est quand même plus digeste, vous en conviendrez).

Bienvenue donc dans ce paragraphe bonus qui sera un peu fourre-tout. Attendez-vous à des anecdotes, des blagues, également quelques références comme l’historique Coin du Fan, et bien sûr, de parler de quelques folles idées qui se bousculent dans nos têtes suite à la diffusion du nouveau chapitre de Doctor Who : (What The) Flux ! Et merci à Omar pour le titre de la section !

  • La Docteur utilise la "technique du petit doigt sous la jugulaire", une prise qui lui provient de l’aïkido vénusien selon elle. Un mouvement rendant hommage à Three dans les classiques, que Thirteen avait déjà fait.

 

Linx des classiques

 

  • Les Sontariens mentionnent le Commandant Linx comme le premier à avoir tenté d’envahir la Terre, ce qui fait référence à la première histoire des Sontariens dans la série, The Time Warrior.

 

  • Le Sontarien malade mentionne la Proclamation des Ombres, qui était apparu avec Donna et Twelve notamment.

 

  • La Docteur se présente de façon pompeuse comme elle en a souvent l’habitude, face à un humain dont elle veut saper l’autorité, en disant qu’elle est "ancienne présidente de Gallifrey". En effet, le Cinquième Docteur a été nommé Président à la fin de The Five Doctors, le spécial réunissant tous les Docteurs de l’époque, où il sauvait Gallifrey d’un complot machiavélique et recevait ce titre honorifique pour remplacer l’ancien président. À noter que le Docteur s’est juste enfui et n’a jamais profité de ce titre réellement… à notre connaissance…

 

Maison en noir et blanc

 

  • Les très beaux plans d’ouverture de l’épisode, en noir et blanc, représentent une maison étrange. Il s’agit sans doute de la partie la plus bizarre de l’épisode. Beaucoup de fans ont théorisé qu’il s’agit de la maison de "Lungbarrow". Une idée issue d’un roman faisant figurer le Septième Docteur sur Gallifrey, qui verse dans de la mythologie sans doute impossible à faire rentrer dans le canon à ce stade. Mais l’imagerie peut venir de là. Voici un lien parlant du lieu. À noter aussi qu’un fan avait demandé à Chris Chibnall en 2018 si ce lieu allait apparaître dans son ère, ce à quoi le showrunner avait répondu "pas cette saison" – après avoir précisé qu’il n’avait pas encore lu le roman mais qu’il savait de quoi il s’agissait. À mon avis, la maison a bien un rapport avec Gallifrey (le noir et blanc pouvant masquer les tons orangés qui auraient vendu la mèche), mais l’inspiration doit s’arrêter là.

 

  • Quid du vieux Williamson paumé dans les tunnels du temple ? Un autre moment extrêmement "What the Flux", qui semble impossible à expliquer. Peut-être que ce sera justifié de façon un peu abstraite/rapide, en mode "le temps se désagrège dans l’univers donc les époques s’entremêlent sans trop de sens", à l’instar du TARDIS qui part en freestyle (j’en profite pour mentionner ce plan caméra très sympa de Thirteen faisant le tour de son TARDIS pour chercher une porte qui a disparu).

 

  • Les Mouris, ces êtres ayant visiblement un rôle de gardiennes du temps, sont dites "quantum locked" contre Swarm et Azure d’après eux. Ce mot, "verrouiller quantiquement", n’est pas anodin dans une saison où les Anges Pleureurs font leur retour, puisqu’il a été créé de base pour expliquer le mécanisme de défense de ces monstres. Et si… les Anges pleureurs étaient liés à ces Mouris ? Et s’il s’agissait de leur planète d’origine ? Et si c’étaient eux qui avaient un rôle régulateur du temps ? Ou peut-être sont-ils leurs ennemis et essayent-ils de troubler l’équilibre, justement ? En tout cas, ces concepts ont l’air somme toute fascinants, Anges ou pas Anges, puisqu’ils vont sans doute permettre au prochain épisode de développer un peu plus Azure et Swarm (et peut-être le troisième, "Passenger", même si j’en doute).

 

Masque wish

 

  • En parlant de Passenger : les costumiers ont trouvé une bien belle astuce pour économiser du budget avec cette saison Covid, en commandant un masque sur… Wish !

 

  • Un élément qui n'a pas de rapport avec l'épisode en soi, mais qui me fait bien rire :

LOGAN: I have Queen and Country on my side. That is all the help I need.
DOCTOR: Is she here with you, then, the Queen?
LOGAN: Obviously not.
DOCTOR: Then her influence may be limited.

Ce dialogue entre le général débile et la Docteur m'a refait penser à ce post instagram hilarant de Christopher Eccleston qui avait incarné le Neuvième Docteur, dans une série, on le rappelle, qui est une institution en Grande-Bretagne :

 

Parasite instagram reine

Pour rendre ça encore plus tordant, sachez que la Reine d'Angleterre avait déjà déclaré qu'elle aimait suivre Doctor Who et qu'un de ses Docteurs préférés était... Christopher Eccleston.

 

  • Au cas où vous n’aviez pas compris ce que Yaz s’était écrit sur sa main, revoici l’image :

 

WWTSD

 

Swarm a donc mal lu, car en fait, Yaz a marqué : What Would Tim Shaw Do !

 

À la semaine prochaine avec Once, Upon Time...

L'auteur

Commentaires

Avatar OmarKhayyam
OmarKhayyam

Finir son excellente critique sur Eccleston qui insulte la reine, ça, c'est la perfection 

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Avatar Gizmo
Gizmo

Très bonne critique mon p'tit Fluxax, je suis en phase avec toi sur tous les points. J'aime beaucoup ton analyse des "proto Docteurs" que Chibnall a effectivement mis en avant depuis le début de son run, une approche plus humble et pudique de sa figure centrale qui tranche avec la grandiloquence de Moffat.

Et je te rejoins aussi sur Dan, son intrigue dans cet épisode est parfois à la limite de la parodie mais la candeur du personnage et l'interpration de Bishop fonctionne totalement.

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