1 mois 3 semaines 2 jours 8 heures 16 minutes devant l'écran
Moyenne
12.93
Nombre de notes
1890
Nombre d'avis
422
308
Favorables
88
Neutres
26
Défavorables
Avis sur les séries
L'avis de Cail1 sur
Castle (2009)
Une série policière sympathique, qui se suit avec beaucoup de plaisir et sans prise de tête. Nathan Fillion est excellent, et son humour fait mouche à tous les coups. Son jeu de séduction avec Stana Katic offre de nombreux moments mémorables.
L'avis de Cail1 sur
Dexter
Une série tout simplement géniale et tout à fait unique. Pour moi, Dexter est et restera le plus grand anti-héros de l'histoire de la télévision. Et même si la série a tendance à perdre en qualité au fur et à mesure des saisons, le concept de départ qui est de suivre le quotidien d'un tueur, est vraiment original et mérite qu'on s'y attarde.
L'avis de Cail1 sur
Fringe
Une excellente série de SF, souvent mal comprise, qui a eu du mal à trouver ses marques. Néanmoins, l'ensemble tient la route et la série ne cesse de gagner en qualité. Chaque saison apporte son lot de nouveautés et de surprises, et on ne se lasse pas de suivre les aventures d'Olivia et sa bande.
L'avis de Cail1 sur
Heroes
Après une excellente première saison, qui proposait une vision moderne des super-héros, la série s'engouffre peu à peu dans les pièges qu'elle avait pourtant réussit à éviter. Les intrigues traînent en longueur et les personnages sont vraiment très mal exploités. Dommage car cette série avait tout pour devenir culte (du moins au départ).
Avis sur les saisons
L'avis de Cail1 sur
Bates Motel / Saison 4
Elle est là la saison qu’on attendait plus, celle qui fait passer définitivement Bates Motel du statut de simple série au statut de série culte. En se débarrassant tous les éléments encombrants qui venaient gâcher le potentiel de la série par le passé (terminées ces mauvaises intrigues policières secondaires qui ne servaient à rien, terminées ces personnages secondaires sans saveurs…), la série se recentre sur l’essentiel, à savoir la relation entre Norman et sa mère et elle ne s’en porte que mieux. Le fait que les scénaristes sachent qu’ils ne leur restaient plus que deux saisons (celle-ci et la prochaine) pour conclure leur histoire les as libéré. Ainsi, ces 10 épisodes nous offrent tout ce que nous étions en droit d’attendre depuis le début de la série : l’exploration de la folie de Norman ou encore des flashback sur le passé de Norma et son fils… Le seul véritable reproche que je ferais à cette saison concerne la relation entre Romero et Norma. Je trouve en effet qu’on passe trop vite de la simple amitié intéressé au grand amour qu’elle n’osait plus attendre. Si ce choix s’explique par le scénario et cette volonté d’avancer plus rapidement, il m’a fait grimacer plus d’une fois.
Reste que l’ensemble est largement à la hauteur de mes attentes, que la série reste esthétiquement propre et que ces deux acteurs principaux sont tout bonnement magnifiques. Cela suffit largement à compenser les quelques défauts restants.
Avec une quatrième saison aussi magnifique et haletante, Bates Motel peut prétendre un jour rejoindre le panthéon des séries cultes. Il lui faudra pour cela ne pas rater sa sortie prévue la saison prochaine. Mais là encore, les derniers épisodes diffusés auraient tendance à me rendre plutôt optimiste. Une belle série malheureusement trop méconnue.
L'avis de Cail1 sur
Beyond the Walls / Saison 1
Pour ma part, j’ai décidé de noter les 3 épisodes comme-ci qu’ils n’étaient qu’un seul et même épisode.
Pourquoi ce choix ? Parce que selon moi, ces 3 épisodes ne peuvent pas être jugés indépendamment l’un de l’autre tout simplement.
Du coup, je mets un 14 à chaque épisode parce que c’est la note que j’aurais mis à cette mini-série dans sa globalité.
Maintenant que ma notation est expliquée, voici mon avis sur Au-delà des murs :
Déjà, il faut savoir que j’ai vraiment bien aimé suivre ces trois épisodes que j’ai regardé en une seule soirée, sans m’ennuyer une seule fois. C’est quand même important de le préciser, car quand on parle de séries françaises sur arte, on pense souvent à de l’ennui. Là, ce n’est pas du tout le cas. Même si le scénario s’avère finalement assez classique, le suspense qui s’en dégage est suffisamment intriguant pour nous tenir en haleine.
Côté esthétique : l’ambiance est très travaillée, tout comme le son et les décors. Le tout sublimé par une photographie très soignée. Sur ce point, aucun doute possible : Au-delà des murs est une belle série et certains de ses plans, certaines de ses scènes risquent bien de rester gravé dans ma mémoire (je pense notamment à cette séquence avec l’homme au masque de sanglier dans le premier épisode ou à cette séquence onirique dans l’eau à la toute fin du troisième épisode). Il faut dire que les influences de cette série française sont nombreuses et parfois surprenantes. Si on retrouve des références quasi évidentes à des films fantastiques cultes comme The Hauting de Robert Wise, Los Otros d’Alejandro Amenabar ou bien Rosemary’s Baby de Roman Polansky, c’est du côté des jeux-vidéos que l’influence semble la plus importante. Ces longs couloirs sans fin et à peine éclairés desquels pourraient surgir n’importe quelle créature et cette esthétique brumeuse où les personnages se perdent de vue rappellent étrangement un certain Silent Hill et un certain Resident Evil.
Ce que j’ai aimé dans Au-delà des murs, c’est ce fantastique qui n’en fait jamais trop. Ici, il y a très peu d’effets du type jumpscare et la série fait naître la peur ou du moins l’angoisse de situations étranges ou dérangeantes, de celles qui nous mettent mal à l’aise ou nous font frissonner. Pour moi, toute la réussite de ces trois épisodes vient de cette subtilité plutôt habile.
Oui, mais voilà…
Si l’ambiance et la mise en scène sont convaincantes et m’ont suffi à passer un agréable moment, il y a deux choses qui m’ont vraiment dérangé dans cette mini-série : tout d’abord, son commencement. La présentation de l’héroïne ainsi que la mise en place de l’intrigue patine un peu et c’est toute la première partie de l’épisode 1 qui s’en retrouve fragilisée. Très honnêtement, ça met vraiment beaucoup trop de temps à commencer… Heureusement, dès lors que l’héroïne franchit enfin le mur qui la sépare de cet univers onirique, tout rentre à peu près dans l’ordre.
Deuxième chose qui pour le coup m’a vraiment embêté : c’est cette impression à la fin d’une série bâclée. J’ai lu quelque part que les créateurs de cette mini-série souhaitaient au départ faire une véritable série avec une véritable mythologie. Restriction budgétaire oblige, ils ont été obligés de revoir leur ambition à la baisse. Le problème, c’est que ça se ressent dans énormément de choses.
Tout d’abord, la mythologie de la maison n’est absolument pas traitée : qu’est-ce que cette maison ? D’où lui vient son pouvoir de faire croiser des espace-temps ? Qui l’a créé ? Dans quel but ? Toutes ces questions, qui auraient pourtant largement mérité qu’on s’y attarde, ne sont même pas effleurées une seule seconde. Idem avec ces créatures mystérieuses qui peuplent la maison : si on sait ce qu’elles sont, on aurait aimé davantage de réponses sur le pourquoi du comment elles se retrouvent ici.
Parmi toutes les choses bâclées, la pire est sans doute l’histoire d’amour entre Lisa et Julien. Pourquoi la pire ? Parce qu’au final, on découvre que c’est autour de cette histoire d’amour que s’articule toute l’intrigue de la série. Or, je n’ai pas cru une seule seconde à cette histoire. Les deux personnages se rencontrent, semblent ressentir une certaine méfiance l’un vis-à-vis de l’autre, et il suffit qu’il soit enlevé par les créatures pour qu’une histoire d’amour prenne forme. Le souci de cette histoire d’amour qui arrive quasiment comme un cheveu sur la soupe, c’est que toutes les décisions et réactions de l’héroïne deviennent, ou bien stupides ou bien incohérentes. Et finalement, comme le twist final repose entièrement sur cette histoire, la série donne clairement l’impression d’être bâclée, de ne pas avoir pu aller au bout des choses.
Trois épisodes, c’est trop peu pour aborder tout ce que la série voulait aborder. Et c’est peut-être aussi l’un des points faibles de la série. Quelques épisodes supplémentaires n’auraient pas été de refus (surtout pas de deuxième saison par contre) pour nuancer certaines choses, approfondir certaines relations et rendre le tout vraiment solide. Malgré tout, Au-delà des murs reste une série française surprenante, à la fois fantastique et poétique, effrayante et émouvante. Comme je l’écrivais plus haut, certaines séquences sont mémorables et méritent largement le coup d’œil. Si vous avez à peine 3h devant vous, je vous conseille donc très fortement de jeter au moins un œil à cette série. Vous risquerez bien de vous laisser prendre au piège de ce labyrinthe psychologique et ce malgré des défauts évidents.
L'avis de Cail1 sur
Broadchurch / Saison 2
Chose que je fais assez rarement : plutôt que de proposer un avis épisode par épisode, j’ai attendu d’avoir regardé tous les épisodes de cette saison pour vraiment la juger dans son ensemble.
La première saison de « Boradchurch » avait placé la barre très très haute… trop haute sans doute, puisqu’à moins d’un véritable coup de génie, il était presque évident que la seconde saison serait plus décevante. Et même si c’est bien le cas, je ne peux m’empêcher de penser que cette série reste l’une des meilleures du moment. De par son casting toujours aussi efficace (sublime Olivia Colman), de par ses décors toujours aussi soignés (je parle principalement des scènes extérieures) et de par ses thématiques toujours aussi fortes et souvent traitées de manière judicieuse.
La grande force de cette deuxième saison, c’est le fait que la série ait décidé de s’en tenir essentiellement à ses anciens protagonistes et à leur devenir. Le procès de Joe Miller devient ainsi le point central autour duquel vont venir s’articuler différents enjeux. Après s’être intéressée à l’enquête concernant le meurtre du petit Danny Latimer et avoir abordé la médiatisation de ce meurtre dans une petite ville apparemment sans histoire, c’est le système judiciaire qui est ici questionné.
Cela donne lieu à l’apparition de deux nouveaux personnages : Jocelyn Knight et Sharon Bishop, deux avocates interprétées par Charlotte Rampling et Marianne Jean-Baptiste. Ces deux personnages deviennent de plus en plus intéressants au fur et à mesure de leur développement, puisque sous leurs aspects rigides et froids se cachent deux femmes brisées que la vie n’a pas épargné (un peu comme tous les personnages de « Broadchurch » d’ailleurs). Pour l’une comme pour l’autre, ce procès représente donc beaucoup et chacune d’elle a quelque chose à régler avec elle-même à travers ce duel judiciaire. Les deux actrices sont remarquables, même si j’ai une petite préférence pour Charlotte Rampling que j’affectionne tout particulièrement.
Inutile de cacher qu’on aurait sans doute eu envie d’autre chose après le choc émotionnel de la première saison (encore faudrait-il trouver quelque chose qui soit à la hauteur). Quoi qu’il en soit, et malgré ces quelques longueurs par moments, ce procès est la partie la plus intéressante de cette saison. Elle l’est d’autant plus que l’on suit ce procès aussi bien du côté de l’accusation que du côté de la défense. Cela permet de découvrir l’organisation de ces deux partis et leurs manières de procéder, avec toujours en toile de fond cette rivalité entre les deux avocates précédemment citées. On peut cependant regretter que la série ait trop souvent aux coups bas et à la manipulation pour parvenir à ses fins, là où elle s’était montrée plus subtile dans sa première saison.
Par ailleurs, l’affaire Sandbrook, deuxième grand axe narratif de la saison, est plus que décevante. Si elle permet à Alec et Ellie de reformer leur duo et d’explorer davantage la psychologie du capitaine Hardy, elle paraît trop déconnectée du reste et je n’ai pas vraiment accroché à la manière dont celle-ci a été traitée et encore moins à la manière dont elle a été conclue. David Tennant ayant mis un certain temps pour se décider si oui ou non il reviendrait dans la série, j’ai eu parfois la désagréable impression que cette intrigue avait été ajoutée à la dernière minute pour apporter de quoi faire à ce personnage. Tout n’est certainement pas à jeter dans cette partie, mais tout n’est certainement pas à prendre non plus. On ne gardera donc que le meilleur avec ce sentiment à la fin du dernier épisode de découvrir un Hardy enfin apaisé, un homme qui est parvenu à atteindre une certaine forme de rédemption après avoir résolu de manière expéditive et bâclée une enquête qui n’avait de cesse de le poursuivre.
Conclusion : Moins efficace que la première, cette deuxième saison de « Broadchuch » n’est pas non plus un échec total. Disons simplement que sa réussite est plus nuancée. S’il y a de vraies bonnes choses et de jolies trouvailles par moments, il est juste dommage que l’affaire Sandbrook soit traitée maladroitement et que la plupart des intrigues soient bâclées. La série nous avait habitués à tellement mieux et c’est sans doute là sa plus grande faiblesse…
L'avis de Cail1 sur
Homeland / Saison 4
C'était pas gagné d'avance et pourtant "Homeland" l'a fait. La série a su passer outre la mort de Brody en décidant de se centrer sur le personnage de Carrie et son travail sur le terrain en tant qu'agent de la CIA. Cette approche a clairement permis à la série de se renouveler et de s'offrir un véritable bol d'air frais dont elle avait cruellement besoin. D'ailleurs, cette quatrième saison se révèle finalement bien au-dessus de la précédente.
Alors que la saison 3 s'était vraiment distinguée à travers son dernier épisode (l'un des meilleurs de la série, si ce n'est le meilleur), ces 12 épisodes nous ont quand même réservé un tas de grands moments et de scènes chocs.
Pour moi, "Homeland" reste l'une des rares séries à l'heure actuelle qui parvient à renouveler mon intérêt d'une saison à l'autre, ce qui n'est pas une mince affaire.
Avis sur les épisodes
L'avis de Cail1 sur
Game of Thrones / 5.08 Hardhome
Quand Game of Thrones décide de faire plaisir à ses fans, c'est souvent bon signe.
Critique à venir.
L'avis de Cail1 sur
Game of Thrones / 5.09 The Dance of Dragons
La série avait mis la barre assez haute avec l’épisode précèdent qui était tellement efficace. Tellement haute qu’on aurait dit un neuvième épisode avant l’heure. Ce n’était pas peu de le penser, puisque du coup le neuvième épisode en question, habituellement spectaculaire, est ici moins percutant que d’habitude. Attention, cela ne signifie pas que l’épisode est mauvais… loin de là. Cela signifie juste que les attentes que je pouvais avoir concernant le neuvième épisode de cette saison n’ont pas vraiment été comblées.
Du côté de Stannis, presque rien à redire. Personnellement, j’ai bien aimé toute sa partie. La scène entre Davos et Shoren était particulièrement émouvante et intéressante, tout comme celle entre Stannis et sa fille. En outre, j’ai bien aimé les allusions au livre Dance of Dragons et à la guerre entre Rhaenyra et Aegor Targaryen que je trouve bien placées dans le récit. En revanche, j’ai été un peu surpris de la facilité avec laquelle Stannis semble prendre la décision de sacrifier sa fille. Cette décision, certes nécessaire, s’annonçait difficile (elle l’est, je n’en doute pas) et finalement, elle est prise de manière presque trop spontanée selon moi. De ce fait, la série a du mal à mettre en place un minimum d'empathie autour de la scène du bûcher. Après, ça ne change rien au fait que cette partie était vraiment plaisante à suivre. En plus, elle annonce un dixième épisode au cours duquel pourrait avoir lieu une bataille que tout le monde attend avec plus ou moins d’impatience.
Du côté de Jon Snow, sa partie est assez brève et n’apporte pas grand-chose de plus à son intrigue. On savait déjà que ses hommes voyaient d’un mauvais œil son alliance avec les sauvageons. On en a la confirmation ici. Je pense que cette attitude vis-à-vis du lord commandant risque bien de déboucher sur quelque chose, mais ce sera sans doute pour le dixième épisode qui, définitivement, s’annonce grandiose.
À Dorne, on semble arriver à la fin d’une intrigue laborieuse qui est loin d’avoir tenu toutes ses promesses. Malgré tout, cet épisode fait la part belle à Doran Martell qui finalement était resté un peu en retrait depuis ce début de saison. Comme toujours, j’aime bien lorsque GOT explore davantage son univers et ses personnages et c’est donc tout naturellement que j’ai suivi avec joie la légère mise en avant de ce personnage. Je dois avouer que ce mélange de fragilité et d’autorité m’a assez fasciné. Pour autant, cela ne m’a pas empêché de ressentir une certaine frustration avec cette impression de « tout ça pour ça ». Au début de la saison, ce voyage de Jaime était l’une des intrigues qui m’avait fait espérer le plus de choses et je suis un peu déçu de voir à quel point elle est bâclée vite fait bien fait. Là encore, on sent que certaines choses vont prendre leur importance par la suite, comme le fait que Jaime revienne à Port Réal avec sa nièce et le prince Trystan auquel il a promis un siège au sein du conseil restreint sans savoir ce qui se passe à la capitale. Il risque bien de déchanter assez rapidement, mais en l’état, cette intrigue reste une déception et j’aurais aimé que les scénaristes se creusent un peu plus la cervelle pour la rendre plus attrayante. L’une de mes déceptions étant finalement de ne pas avoir pu découvrir un peu plus Dorne et son histoire.
Concernant Arya, il y a du nouveau. La fille Stark se retrouve de nouveau confrontée au passé qu’elle avait pourtant essayé de fuir toute cette saison. Meryn Trant, celui-là même qui a tué Syrio Farel, le maître d’épée de la jeune fille, débarque à Braavos avec Mance Tyrell. Si pour le moment cet épisode se contente seulement de nous présenter les tendances pédophiles de cet homme (décidemment, GOT et le sexe, c’est une grande histoire^^), il y a fort à parier que son retour dans la vie d’Arya risque bien de chambouler les plans de la jeune fille. On devra néamoins, encore une fois dans cet épisode, se contenter d’un « on verra par la suite ».
Du côté de Meereen, il y a vraiment du mieux depuis le précèdent épisode. J’ai aimé la plupart des dialogues entre Tyrion, Daenerys, Daario et Hizdahr. Les sous-entendus, les échanges de regard, y compris avec Jorah au moment de son combat, j’ai trouvé les interactions entres les personnages étonnamment agréables à écouter. Puis vient le moment spectaculaire de l’épisode 9, en plus de l’exécution de Shoren : l’attaque des fils de la Harpie. Et là, je dois avouer que je suis un peu déçu par le déroulement de cette attaque. La manière dont Drogon intervient, ces retrouvailles un peu trop tire-larme entre Daenerys et son dragon en plein milieu d’un combat sans qu’elle ne soit menacée une seule seconde, j’ai du mal à y croire. Et puis, j’ai du mal à comprendre : lorsqu’elle s’enfuie sur son dragon, les fils de la Harpie sont toujours en train de poursuivre leur attaque, on est bien d’accord ? Parce que c’est bien beau de vouloir faire une jolie scène, mais là j’ai un peu l’impression qu’elle laisse les autres en galère et se casse. J’ai peut-être pas bien compris la scène, donc si certains d’entre vous peuvent m’éclairer, je suis preneur.
Finalement, ce neuvième épisode est loin d’être le spectacle qu’on attendait. Il sert avant tout de transition afin de préparer un dixième épisode qui pour le coup s’annonce grandiose. A moins que la série préfère retarder encore certains évènements à la saison prochaine ou qu’elle gâche certaines intrigues comme elle a pu le faire avec celle de Jaime cette saison, j’ai donc vraiment hâte de découvrir le dernier épisode. Quoi qu’il en soit, je suis un peu partagé concernant cet épisode en particulier pour lequel j'attendais beaucoup de choses… sans doute trop !
L'avis de Cail1 sur
Game of Thrones / 5.10 Mother's Mercy
Waouh ! ça c’est un final de saison, l’un des meilleurs de la série, si ce n’est le meilleur…
C’est bien simple : j’ai presque aimé chaque seconde de cet épisode et ça faisait bien longtemps que la série ne m’avait pas autant satisfait de bout en bout.
Du coup, je vais commencer cet avis en me débarrassant tout de suite du gros point négatif de cet épisode : la bataille entre Stannis et les Bolton. Cette bataille, je l’ai attendue presque toute la saison, alors forcément, lorsque la série décide d’utiliser l’art de l’ellipse et de ne rien montrer de cet affrontement, je ne peux qu’être déçu. Cela donne une impression un peu bâclée à une intrigue qui pourtant nous aura tenus en haleine tout au long de ces dix épisodes. On sent bien que la série a dépassé son budget cette saison et qu’après la bataille contre les marcheurs blancs dans l'épisode 8 et l’attaque des enfants de la Harpie dans l’épisode 9, elle ne pouvait plus se permettre de nous offrir une fois de plus ce genre de scènes. Bref, je suis un peu forcé d’avouer que ça m’a un peu déçu…
Malgré tout, la partie consacrée à Stannis est loin de m’avoir totalement déplu. Je trouve même que la série s’en sort plutôt bien dans la manière qu’elle a de nous faire ressentir la solitude de cet homme, qui en voulant accomplir son destin, a finalement tout perdu. Après s’être séparé de son fidèle allié Davos et sacrifié sa fille dans l’épisode précédent, voici qu’il perd aussi sa femme et Mélisandre, celle en qui il avait accordé toute sa confiance. Son face-à-face avec Brienne est un moment assez intéressant, puisque malgré sa situation désormais désavantageuse, il reste digne et semble assumé pleinement tous les choix qui l’auront mené là où il est aujourd’hui. Sa dernière réplique dans cet épisode va dans ce sens "Go on, do your duty !". J’ai trouvé ce passage et ce personnage assez touchant, et ce malgré toutes les réserves que je pouvais avoir concernant l’affrontement en lui-même.
Pour le reste de l’épisode, je n’ai presque à rien à redire. Chaque partie comporte son lot de moments forts et chacune d’elles est parvenue à satisfaire ma curiosité. Il y a d’abord le départ de Sam qui quitte Châteaunoir après avoir demandé à Jon de le nommer Mestre. La scène entre les deux amis est assez émouvante et annonce déjà la dernière scène de l’épisode sur laquelle je reviendrai plus longuement après. Moi qui avais trouvé les scènes autour de Sam assez inutiles dans les épisodes précédents, je devine maintenant qu’elles étaient leur intérêt.
Ensuite, il y a la partie Sansa dans laquelle on assiste enfin au réveil de Theon. Après deux saisons passées à jouer le rôle du toutou de Ramsay Bolton, il décide de reprendre sa vie en main et vient en aide à Sansa. Il était grand temps, parce qu’on ne peut pas dire que le personnage avait vraiment brillé jusque-là.
Du côté d’Arya, la jeune fille défie les Sans-Visages en choisissant de poursuivre sa vengeance. La scène au cours de laquelle elle tue Meryn Trant présente une Arya terrifiante et presque incontrôlable. Même si la série accentue une fois de plus le côté sale type du chevalier, j’avoue avoir été surpris par, la rage, la fureur et la détermination avec laquelle la fille Stark tue cet homme. Résultat de son imprudence, elle est punie par Jaqen H’ghar au cours d’une très belle scène à l’issue de laquelle elle est condamnée à la cécité.
À Dorne, Jaime embarque vers Port-Réal accompagné de Myrcella, du prince Trystan et de Bronn. J’ai trouvé assez touchante la scène entre Jaime et sa nièce, au moment où elle lui avoue qu’elle a toujours plus ou moins su qu’il était son père. Je regrette juste que cette scène intervienne pile poil avant la mort de la jeune fille. Je trouve ce choix un peu trop facile et maladroit de la part des scénaristes. Pour autant, elle n’en demeure pas moins intéressante et permet de mieux comprendre certaines scènes qui m’avaient un peu laissé sur ma faim au cours des épisodes précédents. Grâce à elle, je comprends maintenant pourquoi on surnomme ces femmes les Aspics des sables. Comme j’avais trouvé cette intrigue un peu bâclée la semaine dernière, je suis content de voir que tout ne se finit pas si bien que ça pour Jaime.
Pour ce qui est de la partie se déroulant à Meereen, j’ai trouvé la première partie sympa, mais sans plus. S’il était intéressant de voir comment "les hommes" de Daenerys réagissaient en l’absence de leur reine, leurs petites disputes pour savoir qui part à sa recherche ou qui reste sur place ne resteront pas dans ma mémoire. Et puis, on comprend que la rencontre que l’on avait tant attendue entre Daenerys et Tyrion était finalement de très courte durée et n’aura pas servi à grand-chose pour le moment. Le véritable intérêt de cette scène, c’est le fait que Tyrion se retrouve à la tête de Meereen et ça, je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que c’est une superbe nouvelle. Elle l’est d’autant plus que dans la deuxième partie à Meereen, il retrouve enfin Varys. J’avais beaucoup aimé les échanges entre les deux hommes au début de la saison et les voir de nouveau ensemble est juste un pur plaisir. Il n’y a aucun doute : j’ai vraiment hâte de voir comment ces deux-là vont évoluer au cours de la prochaine saison.
Au même moment, Daenerys se retrouve au milieu de montagnes verdoyantes avec un Drogon blessé et un brin paresseux. Là encore, j’ai beaucoup aimé cette scène : pour ses paysages magnifiques, pour les interactions entre Daenerys et son dragon, mais aussi pour la rencontre entre Daenerys et une armée de Dothraki. Voir la mère des dragons sortir un peu de Meereen, retrouvait "l’air libre" et changer de décor est une plutôt bonne nouvelle. Les intrigues de Daenerys tournaient un peu en rond depuis plusieurs saisons et il était grand temps qu’il se passe quelque chose de nouveau pour elle. Là encore, j’ai hâte de voir ce que cela va donner la saison prochaine.
Nous voilà arrivés à la partie la plus intéressante de cet épisode et peut-être même de cette saison : la partie consacrée à Cersei. Cette dernière accepte enfin de se confesser auprès du Grand Moineau, tout en continuant de nier certaines vérités. Il accepte alors de lui rendre sa liberté à condition qu’elle expie ses péchés en procédant à une marche de la honte. Face à cette scène troublante, déstabilisante et choquante, c’est la première fois de la série où j’ai vraiment ressenti une très grande compassion vis-à-vis de Cersei. La voir être humilié ainsi, sans aucun moyen de se défendre, c’était assez difficile à regarder… et ce même s’il s’agit d’une Lannister et que je ne les porte pas vraiment dans mon cœur. Je me rends vraiment compte que Lena Headey est juste génialissime. En outre, la rencontre de Cersei avec Robert Strong, la créature du docteur Qyburn, aussi courte soit-elle, annonce de nouveaux rebondissements qu’il me tarde de découvrir.
Enfin, la saison se termine donc sur la mort de Jon Snow. Jusqu’au bout, je me demandais ce que les scénaristes allaient faire de lui et comment le personnage allait pouvoir évoluer encore davantage. J’ai maintenant ma réponse… Après une saison qui lui avait été presque entièrement consacrée, j’aurais dû me douter que son périple finirait par s’achever. Je suis forcément déçu de voir le personnage disparaître alors qu’il était enfin parvenu à atteindre un certain statut au cours de ces dix épisodes, et en même temps je ne peux qu’applaudir une fois de plus l’audace de cette série. Game of Thrones, c’est l’une des seules séries à l’heure actuelle qui prend le risque de sacrifier des personnages forts, afin de mieux faire avancer son intrigue, et c’est tout à son honneur. Alors oui, j’ai une petite pointe d’amertume quant au fait qu’il meurt juste après être devenu intéressant, mais en même temps, j’avais aussi un peu de mal à imaginer ce qu’il aurait pu advenir de lui. Par conséquent, je me dis qu’il est peut-être finalement raisonnable de lui offrir cette sortie maintenant, au summum de sa gloire, plutôt que d’attendre de ne plus avoir rien à raconter avec lui et d’avoir usé le personnage comme c’est trop souvent le cas dans certaines séries. Quoi qu’il en soit, ce season finale nous offre une fois de plus, comme-ci nous n’en avions déjà pas assez, un autre moment fort.
Bref, voici un dernier épisode largement à la hauteur de mes attentes. Un final à couper le souffle et qui ne laisse presque aucun moment de répit. Cela faisait bien longtemps que la série ne m’avait pas autant embarqué, et toutes les intrigues mises en place durant cette saison trouvent ici une résolution. Mieux encore : cet épisode permet également de mieux comprendre certaines scènes dont l’intérêt avait pu m’échapper au cours des précédents épisodes. Les scénaristes prouvent donc qu’ils maîtrisent toujours autant leur récit et c’est tant mieux. De plus, ce season finale met déjà en place de nouveaux rebondissements pour la saison prochaine, et par conséquent nous donne déjà envie de découvrir la suite de cette grande aventure épique.
Que va-t-il advenir de Sansa et Theon ?
Comment Arya va-t-elle vivre sa punition ?
Tyrion va-t-il parvenir à contrôler une ville au bord de l’implosion ?
Quel sort l’armée Dothraki réserve-t-elle à Daenerys ?
Cersei se remettra-t-elle de l’empoissonnement de Myrcella et de son humiliation publique ?
Qui seront les premières victimes de Robert Strong, la créature de Qyburn ?
Cette saison 5 s’est montrée vraiment convaincante et la saison 6 s’annonce pour le moment tout aussi prometteuse.
Dans tous les cas, "Game of Thrones" tu me manques déjà…
[J'hésites entre le 17 et le 18, mais je vais choisir le 18 juste parce que pour ce dernier épisode, je n'ai absolument pas envie de bouder mon plaisir.]
L'avis de Cail1 sur
Game of Thrones / 6.01 The Red Woman
Des scènes fortes mais trop peu d'enjeux. Ce season premiere s'efforce tellement à conclure certaines intrigues de la saison 5 et à résumer la situation qu'il en oublie l'essentiel : qu'est-ce qui attend les protagonistes cette saison ?
J'aurais aimé avoir davantage d'indices quant aux objectifs de chacun. Là, je reste dans le flou et j'aime pas ça. Quand c'est pour quelques personnages, pourquoi pas. Mais quand c'est pour quasiment tous les protagonistes, ça devient problématique.
Je suis donc partagé face à cet épisode.
Plus de détail dans ma critique.
