Bilan 2018-2019 de Youkoulayley

Le 13 septembre 2019 à 20:36  |  ~ 18 minutes de lecture
Fini de coder, faisons un bilan de l'année.

Bilan 2018-2019 de Youkoulayley

~ 18 minutes de lecture
Fini de coder, faisons un bilan de l'année.
Par Youkoulayley

Une année plus tard, et c'est re-l'heure du bilan. L'occasion pour moi d'essayer de me souvenir de ce que j'ai bien pu regarder cette année. Et comme toujours y'a du bon, du moins bon et du plutôt mauvais. Pas de classements, pas d'organisation rigolote ou inspirée, mais on va procéder en suites/nouveautés/rattrapages et on finira par un revisionnage qui, sans être fait exprès, est plutôt approprié.

Mettez-vous à l'aise, et c'est parti !

 

Jimmy McGill/Saul Goodman les pieds sur son bureau

 

  1. Les suites
  2. Les nouveautés
  3. Les rattrapages
  4. Le revisionnage

 

Les suites

Better Call Saul - Saison 4

Afficher Better Call Saul

La série nous avait tellement habitués à être un crescendo constant que cette saison "filler" ne peut qu’être décevante. On assiste, sur beaucoup trop d’épisodes, à la chute du côté obscur de Jimmy. Chute qui avait déjà été franchement amorcée dans la saison précédente. Sa relation avec Kim commence également à tourner un peu en rond.

Côté Mike, la routine s’installe tranquillement et son lien avec Breaking Bad commence à être vraiment clair. Y a-t-il vraiment besoin d’aller plus loin ?

En voyant tout ça, on ne peut qu’espérer que la saison 5 soit la dernière et que la série saura se terminer convenablement. Parce que bordel, les trois premières saisons le méritent.

 

Big Mouth - Saison 2

Affiche Big Mouth

J’aime bien Big Mouth, c’est pas toujours très drôle, parfois un peu lourd, mais ça aborde des thèmes sur l’adolescence qui sont parfois vraiment bien traités (dans mon bilan de l’année dernière, je parlais de la saison 1, et j’ai toujours pas compris le truc de l’oreiller, faudra pas me demander).

 

The Good Place - Saison 3

Affiche The Good Place

Pareil côté The Good Place, les deux premières saisons étaient vraiment intéressantes, mais là, on commence à entrer dans la phase de la facilité et d’essayer de reproduire ce qui a marché dans les deux premières.

C’est dommage car la série peut se permettre d’être vraiment très drôle par moment. Notamment avec Janet (déso Nick).

 

Black Mirror - Saison 5

Affiche Black Mirror

Black Mirror continue également sa longue descente aux enfers. Je pense que le concept est arrivé à peu près au bout de ce qu’il pouvait offrir, plus rien ne surprend vraiment.

Ici, on a un premier épisode, très, très lourd avec plein de possibilités de réflexion sur la VR, les relations entre les différents personnages etc. Et rien n’est jamais abordé frontalement, tout est latent et l’apothéose c’est le « On aime coucher ensemble mais je suis pas gay ». Je sais pas, y’a pas un truc à creuser entre pur hétérosexuel et pur homosexuel du coup ? C’était le moment et je ne comprends pas cette volonté de se freiner à ce point. Surtout que Black Mirror aurait été ultra pertinente dans ce domaine. Et on se serait peut-être plus rapproché d’un San Junipero que cette soupe indigeste.

Le second se rapproche un peu plus de ce que j’attends d’un épisode de Black Mirror, même si cela reste très light. Ici, ce qui me dérange particulièrement c’est ce chef d’entreprise plein d’éthique dépassé par ce qu’est devenu son produit mais qui continue quand même. Je sais pas, si t’es plein d’éthique tu sors de la boîte, non ? Avec tout ce qui sort en ce moment sur ces boîtes et ces chefs d’entreprise qui se foutent royalement des droits de l’homme (coucou Jeff), j’ai un peu l’impression que la série essaie de les dédouaner avec l’excuse de « ah ouais mais c’est trop gros, c’est pas de leur faute ».

Enfin le troisième épisode, c’est l’épisode ou on peut débloquer des parties du cerveau des poupées en les branchant en USB à un ordinateur… Comme avec des souris ?

Attendez, quoi ? Genre y’a une option dans le programme pour bloquer ou débloquer des parties du cerveau des souris ?

What ?

C’est également l’épisode de la vie de Miley Cyrus résumé en 1h30, et c’est un peu chiant du coup, parce que l’épisode ne raconte pas grand-chose d’autre.

Très très déçu par cette saison, vraiment plus que par les précédentes post-Netflix. Y’a un manque d’ambition qui caractérise cette saison qui n’était pas présent dans les précédentes saisons. Et ça me chagrine beaucoup. Il est peut-être temps de laisser la série tranquille, non ?

 

BoJack Horseman - Saison 5

Affiche BoJack Horseman

Changeons de registre et passons à une série qui, malgré les saisons, continue de m’émerveiller.

Je sais pas ce que prennent les mecs qui l'écrivent, mais pondre des épisodes de vingt minutes de monologue d’un cheval en costard, et que ce soit super (!), faut y aller.

Tout sonne juste dans cette série (bon, sauf peut être la partie Todd, comme depuis quelques saisons), et c’est incroyable à regarder. Ceux qui n’ont toujours pas eu le courage de passer les premiers épisodes un peu lourds, persévérez, BoJack, ça défonce.

 

Mindhunter - Saison 2

Affiche Mindhunter

Mindhunter avait été ma nouveauté préférée l’année dernière, et c’est bien possible que ce soit également ma suite préférée de cette année.

Tout est encore une fois rondement mené dans cette série qui retrace les premiers pas du FBI dans le monde des tueurs en série. Les interviews sont top, et les acteurs incarnant les tueurs en série sont parfois frappant de ressemblance. Cette saison s’intéresse particulièrement aux meurtres d’enfants qui ont frappés Atlanta dans les années 80 et le contexte politique de l’époque qui n’a pas favorisé la recherche d’un coupable pour de nombreuses raisons (pertinentes ou non d’ailleurs).

La seule chose que je trouve dommage c’est la sous utilisation de Wendy Carr, à qui on a préféré coller une petite amourette car on savait pas trop quoi en faire. Vraiment dommage car le personnage pourrait être intéressant.
 

Game of Thrones - Saison 8

Affiche Game of Thrones

Passons maintenant au gros morceau de cette année.

On va la faire simple : j’ai détesté. J’ai trouvé que rien n’allait dans cette saison : l’écriture, les ellipses, les flèches téléguidées, les dragons qui ressuscitent, les armées qui sont décimées mais en fait non, les changements d’état d’esprit des personnages en 2-2, la tête de Jon Snow, pouah, c’était vraiment pas très bien.

Je ne comprends pas comment HBO a pu laisser passer ça.

Je pense que la seule chose qui m’a plu c’est Miguel Sapochnik. J’ai adoré sa réal et c’est ce qui m’a tenu pendant les deux épisodes de bataille, c’était vraiment beau à regarder.

Le dernier épisode est le reflet de cette saison menée par deux scénaristes qui n’en ont plus rien à faire, tout sort de nulle part, alors que si ça avait été préparé tout pourrait avoir plus ou moins de sens. Bran sur le trône pourquoi pas, mais putain pas en mode yolo quoi.

Je pense que beaucoup de choses ont été dites sur cette saison, et j’en rejoins la plupart. J’ai passé un très mauvais moment, probablement un des pires de ma vie de sériephile.

Si je suis si dur avec cette saison, c’est aussi parce que c’est une des séries qui m’a le plus marqué dans ses premières saisons. La chute n’en est que plus rude.

 

Et juste pour rigoler :

Doctor Who - Saison 11

Affiche Doctor Who

J’avais dit à Galax qu’après m’être arrêté au début de l’ère Capaldi, je reprendrais Doctor Who au nouveau Docteur. Je l’ai fait. Surtout que ça avait l’air intéressant ce changement de sexe du Docteur.

Et en fait, non, c’était super nul. Du coup j’ai regardé le premier épisode, et pis c’était vraiment pas bien. Du coup, j’ai arrêté et j’ai suivi un peu les avis sur le site pour voir s'il fallait continuer. Et en fait non plus.

C’est fascinant que la série marche toujours en fait.

Expliquez-moi.

 

Les nouveautés

Désenchantée

Affiche Désenchantée

Très très peu convaincu par la nouvelle série du papa des Simpson. C’est très peu drôle en fait, les personnages ne sont pas non plus hyper attachants, c’est dommage.

J’en attendais aussi un peu plus de l’univers et on est dans quelque chose de relativement facile avec des lutins, c’est un peu con. J’espère que l’univers sera un peu plus poussé dans la saison suivante, sinon, je pense que je passerai mon tour pour les saisons suivantes.

 

Poupée russe

Affiche Poupée russe

Cette mini-série ne m’a pas convaincu des masses non plus. On suit Natasha Lyonne, qui en fait des caisses, coincée dans une boucle temporelle. Le problème c’est que la série ne va pas assez loin dans son délire, y’a beaucoup de phases où il y a de fausses péripéties pour pas grand-chose (le coup de je boude le copain qui est dans le même cas que moi, bof-bof, on a gagné un épisode quoi).

Y’a un potentiel dramaturgique et même comique de malade dans ce genre de synopsis et Poupée russe est insatisfaisante sur ces deux points, c’est dommage.

 

Love, Death & Robots

Affiche Love, Death & Robots

Boobs & Violence, the animated show.

Certains épisodes peuvent passer (les coups du yaourt ou du congélo m’ont plutôt plu), mais alors certains, c’est pas possible, trop de violence, trop de boobs pour rien, c’est pas toujours très intéressant à suivre.

L’animation est aussi très inégale, on est parfois sur des trucs très proches de l’uncanny valley et du coup bah... c’est creepy.

 

Sex Education

Affiche Sex Education

J’ai exactement la même histoire avec Sex Education que Galax.

J’en ai surtout entendu parler pour tous les pseudo-scandales-à-la-con autour de la série et ça m’avait du coup pas trop donné envie.

Et au final, c’est vraiment sympa, rien d’incroyable à première vue, mais les thèmes sont abordés avec vraiment beaucoup de recul et de maturité. C’est rafraîchissant et les personnages sont cool.

 

Chernobyl

Affiche Chernobyl

Difficile de passer à côté de Chernobyl cette année. Et heureusement, parce que c’est vraiment bien.

Facilement la meilleure nouveauté de cette année pour moi.

C’est une série sur un événement réel (certes romancée par moment) que je ne connais pas trop au final, mais que j’ai trouvée super honnête dans son procédé. Elle n’en fait jamais trop, les explications sur les causes de l’événement sont apportées au compte goutte jusqu’à l’épisode final exemplaire.

Je connaissais très peu la catastrophe de Tchernobyl avant la série, et j’ai été véritablement happé par cette gestion catastrophique de l’événement, les personnages complètement dépassés par ce qu’ils sont en train de vivre. C’est un travail de reconstitution fantastique, et un véritable coup de cœur.

 

Les rattrapages

Please Like Me

Affiche Please Like Me

Il s’agit d’une série "semi-autobiographique" de Josh Thomas. Elle raconte l’histoire de Josh (wouah !), qui découvre son homosexualité quand sa copine le largue et qu’il rencontre le collègue de son meilleur ami et colocataire Tom.

La série parle de beaucoup de choses, et aborde de bons gros sujets marrants comme la dépression, les tentatives de suicide, le rejet des parents, et les MST. Ahah, on se marre.

Mais en fait, ce qui est fou c’est qu’on se marre vraiment, je me suis bien attaché à tout ce petit monde, et ça marche extrêmement bien.
 

Vikings - Saisons 1 et 2

Affiche Vikings

Je triche un peu, il s’agit d’un revisionnage pour ces deux saisons, mais j’avais complètement oublié les différentes intrigues de la série, du coup, j’ai un peu redécouvert.

Et c’est une série que j’aime beaucoup, pas incroyable, mais je trouve ça vraiment sympa à regarder. Y’a pas mal de choses sur le folklore viking, de la baston, de la trahison, des revanches. Pis Lagertha. <3

Une chose que je ne m’explique pas cependant, c’est tout ce côté mystique. Notamment avec les visions, et le personnage de Aslaug. La série est tellement ancrée dans "le réel" que ces parties sonnent un peu bizarre.

Bon et pour le côté rigolo, pour y être allé pas plus tard que cet été, quand il vont à Uppsala j’ai bien rigolé :

VS Uppsala

À gauche, le Uppsala de Vikings ; à droite, le vrai. On n'est pas sur le même délire.

 

The Wire - Saisons 1 et 2

Affiche The Wire

J’avais déjà essayé de regarder The Wire y’a un petit moment déjà. J’avais pas accroché car c’est une série super complexe (mais je ne vous apprends sûrement rien), en termes de nombre de personnages, d’intrigues imbriquées, etc. Ça m’avait épuisé et j’avais arrêté au début de la saison 2.

Finalement j’ai repris (bon du début parce que j’avais tout oublié). Et alors ?

C’est toujours compliqué de donner son avis sur d’anciennes séries comme ça, car elles ont imposé beaucoup de schémas qui ont, depuis, été repris dans de nombreuses séries. Mais en fait, même avec tout ça en tête, The Wire reste une série tellement d’actualité dans les thèmes qu’elle brasse (c’est triste à dire bordel, elle a dix-sept ans), qu’elle ne souffre que très peu de son âge.

Même l’intrigue des dockers, qui m’avait fait lâcher la série une première fois car vraiment trop loin de ce qu’on avait dans la première saison, m’a semblé vraiment bien.

J’aime beaucoup, il me reste encore trois saisons à découvrir, vous aurez sûrement mon verdict final sur cette série l’année prochaine !

 

Oz

Affiche Oz

Autre monument du monde sériel que j’ai rattrapé : Oz.

Même si la série est dans le too-much constant, et si on met de côté le fait que dans n’importe quel monde censé, Emerald City aurait fermé au début du deuxième épisode, putain quelle claque ! Je pense que J.K Simmons va me faire faire des cauchemars toute ma vie.

L’avantage de cet environnement carcéral c’est qu’on peut y faire cohabiter plein de monde, mais en même temps vachement restreindre le nombre de personnages secondaires un peu osef. Du coup ça donne une tension continue et des intrigues qui mettent pas dix ans à décoller.

En revanche c’est une série très très difficile à regarder de part la violence physique et psychologique de certaines scènes et je ne sais pas si je la conseille à tout le monde.

Pour les autres, foncez ! Ça pique un peu les yeux les premiers épisodes, mais on dépasse vite cette phase.

 

Revisionnage

Breaking Bad

Affiche Breaking Bad

Pour finir, un petit revisionnage de cette merveilleuse série qu’est Breaking Bad.

Je l’ai revue avant de savoir qu’il y avait un film qui allait sortir genre dans un mois BORDEL, du coup ça tombe super bien.

Ma première phrase spoile un petit peu mon avis, mais j’adore Breaking Bad.

C’est une des premières séries que j’ai vraiment commencé à regarder sérieusement, et pas des petits bouts à la télé, et du coup c’est un peu ma madeleine de Proust.

Cependant, comparé à mon premier visionnage j’ai un peu plus ressenti le ventre mou de la saison 3 et deux-trois facilités d’écriture un peu dommage (le coup de Walt qui n'est pas au top et qui révèle des trucs dans son sommeil ou avant une opération), mais à part ces deux points, j’ai beaucoup de mal à trouver des choses qui me dérangent vraiment dans cette série.

Et bordel, cette dernière saison. C’est encore aujourd’hui une des meilleures fins de série que j’ai vues. Dès l’acte final déclenché, la série n’a plus le temps et va à deux cents à l’heure (mais dans le bon sens je trouve, pas dans le sens rushé), on ne fait pas des épisodes complets sur quel personnage entretient quelle relation avec lequel, quel est leur état d’esprit (coucou Game of Thrones), etc. Non, tout ça on s’en fout, ça fait cinq saisons qu’on suit les personnages, on sait comment ils sont, ce qu’ils ressentent. Et rien que pour ça, elle mérite un revisionnage.

Par contre, le film me fait peur. Netflix n’a que trop rarement brillé par ses films jusque là. Mais en même temps, Better Call Saul me faisait super peur aussi, et aujourd’hui, je ne sais plus départager Better Call Saul et Breaking Bad. Donc, Vince, je crois en toi !

 

À l'année prochaine !

L'auteur

Commentaires

Avatar Silencieux
Silencieux

Tout à fait d'accord sur The Good Place - Saison 3 .Quel dommage de gâcher un tel potentiel !


Avatar Altaïr
Altaïr

Très beau bilan.

J'aime beaucoup ton avis sur Viking, notamment <3


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