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Le Vrickavrack - Octobre/Mi-novembre 2017


Mr. Robot, Mindhunter, The Deuce, Stranger Things, The Good Place, DuckTales... Ils sont làààààà !


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Je ne m’en vante jamais durant les repas de famille, mais j’ai beaucoup de respect pour le point-virgule.

Oui, oui, je parle bien du signe de ponctuation.

Le voilà du temps de sa superbe, utilisé par Balzac dans sa Vieille Fille de 1836 :

 

En province, les femmes dont peut s’éprendre un homme sont rares : une belle jeune fille riche, il ne l’obtiendrait pas dans un pays où tout est calcul ; une belle fille pauvre, il lui est interdit de l’aimer ; ce serait comme disent les provinciaux, marier la faim et la soif ; enfin une solitude monacale est dangereuse au jeune âge.

 

Même si le fond peut prêter à débat, ça claque, non ? Marc Levy peut aller se rhabiller. Mais voilà, ce signe pausal a eu chaud aux fesses, il a vu sa cote baisser dangereusement, on répugnait à l’utiliser, on le délaissait, lui préférant le point (plus modeste), la virgule (plus sexy) ou même le rien du tout ; le placard n’était plus loin. Mais, à la surprise générale, l'animal a su rebondir, se remettre en question et s’adapter à ce nouveau monde. Car oui, accompagné d’une parenthèse, il est redevenu l'un des symboles les plus utilisés. Celui-là :

; )

Un tel exploit force le respect. Mais là vous vous dites : « C’est très bien tout ça, mais pourquoi il me parle de ça dans son introduction, cet abruti ? »

À cela je répondrai :

1- Vous n’avez pas à m’insulter. Déjà.

2- Car, à l’image de ce signe de ponctuation, le site Série-all est aussi en train de préparer sa révolution. Non, nous ne changerons pas de concept, encore que ne plus parler de séries, mais d'émissions de télé, telles Koh Lanta, On n’est pas couché ou la nouvelle saison de Mariés au premier regard nous a effleuré l’esprit. Non, je parle de la V2 (Version 2) du site (nouvel habillage, nouvelles fonctions) qui est de plus en plus proche et, sans spoiler, je peux vous dire que ce sera magnifique. Pour un peu plus d'informations, je vous réoriente vers cet article.

Car il était important pour ce site d’évoluer afin de toujours rester à la page (internet).

...

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.....

(La page internet, vous l'avez ? Ou bien ??)

 

 

Le Fonz du mois : Jul

 

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable

Jul content : avis favorable Avis favorable

Jul bof : avis neutre Avis neutre

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis défavorable

 


Sommaire :

 

 

 

American Horror Story - Saison 7

 

American Horror Story saison 7

 

Galax : Cette année, c’est le bal du n’importe quoi. La saison n’a quasiment aucun personnage cohérent, pas d’identité visuelle, un propos politique chancelant qui se veut beaucoup plus intelligent qu’il ne l’est. Le scénario ne tient jamais debout, l’intrigue ne fait rien pour faire avancer le cross-univers de American Horror Story, la saison ré-exploite ses acteurs jusqu’à l’absurde mais n’est pas capable d’écrire un personnage aux motivations claires. Les enjeux changent d’épisode en épisode, les personnages apparaissant comme bon leur semble, disparaissant pour deux-trois épisodes avant de resurgir pour être tués ou pour servir d’appât ou d’enjeux pour d’autres personnages. Pas une once d’émotion ne se dégage de la mort d’aucun des personnages. Ryan Murphy et son équipe recherchent le twist à tout prix même s’il n’a aucun sens. Tantôt, la saison se concentre sur une secte de tueurs extrémistes à masques terrorisant une femme libérale aux multiples phobies. L’épisode d’après : la femme n’a plus aucune phobie et rejoint la secte "because…". Sans rire, les épisodes n’ont jamais de lien avec le thème du précédent, c’est incompréhensible et ça me fait rire nerveusement à l’idée d’imaginer Ryan Murphy concevoir cette saison. On ne sait jamais à quoi s’attendre car le constat est évident : la saison est improvisée. Elle est également rythmée par des flashbacks historiques sur des histoires "vraies" de tueurs en série et sectes américaines, qui n’apportent rien à l’intrigue et font du remplissage. BREF la liste des défauts est ultra-longue et je pourrais franchement continuer longtemps si je ne pensais pas avoir déjà consacré bien trop de lignes à quelque chose qui n’en vaut pas la peine. D’ores et déjà la pire saison de la série pour moi, n’ayant aucune envie de la revoir un jour et la poursuivant juste pour pouvoir dire que "j’ai vu toute la série" (et au cas où un caméo d’une autre saison ferait son apparition – je croise les doigts, il ne reste que le season finale), American Horror Story: Cult est un pur fiasco de A à Z qui a complètement gâché le potentiel qu’elle avait entre les mains, notamment le talent d’Evan Peters (absolument génial dans son rôle d’antagoniste) et dans une moindre mesure de Sarah Paulson.

Fuyez et attendez 2018 avec moi.

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis défavorable

 

 

Arrow - Saison 6

 

Arrow saison 6

 

RasAlGhul : Après une saison 5 de très bonne qualité, Arrow revient en saison 6 avec un statu quo quelque peu bouleversé. Ou, tout du moins, c’est ce qu’on pouvait espérer. Néanmoins, le premier épisode de la saison ne profite pas du tout du momentum créé par un superbe dernier épisode. Les scénaristes l’ont joué prudent, et la qualité de la reprise en a pâti.

Petit à petit cependant, le nouvel équilibre de la saison s’est mis en place, et il y a eu bien plus de réussites que de ratés. Oliver en père et homme politique, Diggle en Green Arrow, Olicity à nouveau drama-free, le retour de Slade Wilson et Michael Emerson en grand vilain. Que des points positifs ; mais puisque l’on est dans Arrow, ceux-ci mettent particulièrement de temps à se mettre en place. On est donc balancé entre des pistes vraiment intéressantes et des intrigues répétitives.

Je fais tout de même confiance à la série pour aller au bout de ses idées. De toute manière, j’ai repris du plaisir à la regarder, et c’est déjà très bien.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

 

Brooklyn Nine-Nine - Saison 5

 

Brooklyn 9-9 saison 5

 

RasAlGhul : En regardant Brooklyn Nine-Nine, tu sais toujours à quoi t’attendre. Un monde parfois un peu trop rose bonbon, une partie policière souvent mise de côté pour privilégier les personnages, et une intrigue globale très étirée dans la saison. Ce n’est pas désagréable, loin de là. Sinon je ne serais probablement pas là pour vous écrire sur cette saison 5.

Cette dernière avait commencé d’une façon assez ambitieuse : un arc sur Jake en prison. Le premier épisode est plus sombre qu’à l’accoutumée, baignant dans un humour noir nouveau pour la série. Mais la deuxième partie était vraiment faible, rendant tout l’arc finalement inutile. Depuis trois épisodes, la série est cependant revenue aux fondamentaux, et elle le fait très bien. L’acmé étant bien évidemment le traditionnel épisode d’Halloween, que les scénaristes maîtrisent sur le bout des doigts. Et là Brooklyn Nine-Nine m’a surpris, pour la première fois depuis sans doute l’épisode sur les violences policières de la saison dernière.

Quand la série fait ce qu’elle fait de mieux, elle reste encore et toujours très drôle et agréable à regarder.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

 

Channel Zero - Saison 2

 

Channel Zero saison 2

 

JPhMaxx : J’avais adoré la première saison, et attendais avec impatience cette deuxième saison… Quelle déception !

Sur le fond d’abord, je trouve que cette histoire de maison sans fin (qui a une fin) qui a faim des souvenirs des gens qu’elle aspire est assez basique, pas vraiment effrayante, et bourrée d’erreurs et de raccourcis psychologiques assez binaires… Le jeu des acteurs est bon, mais on a du mal à se prendre au jeu, ce n’est pas très creusé et sans âme… Et puis Margot, l'héroïne, s’émeut à peine après les différentes disparitions, et surtout quand sa mère qui apparaît furtivement se fait dézinguer en deux temps trois mouvements dans une indifférence générale… Cela sonne fichtrement faux !

C’est lent mais cela ne me choque pas forcément, car cela fait un peu partie de l’ambiance de cette série.

Sur la forme, c’est encore pire… C’est bourré de faux-raccords, le montage est chaotique et catastrophique, et encore j’ai eu la "chance" de voir les épisodes sans coupures pubs, car je crois que sans cela je n’aurais pas tenu jusqu’au bout… On a l’impression que les changements de scènes sont tronqués d’une seconde, un peu comme les changements de bandes au cinéma du début des années 80…

Alors j’espère que la troisième saison sera rapidement plus prenante, sinon ce sera sans moi (même si j’ai du mal à décrocher d’une série en cours de route…).

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis (plutôt) défavorable


Nick : J’aimerai toujours des séries comme Channel Zero qui me respectent en tant que spectateur et qui préfèrent miser sur l’originalité (au risque de se planter), plutôt qu’imposer des recettes déjà vues des milliers de fois ailleurs, sans aucune imagination ou volonté de sortir des chemins battus (ici, les jump scares et autres ficelles fainéantes des films d’horreur actuels).

Donc, Channel Zero revient avec une nouvelle histoire, de nouveaux personnages, et poursuit le concept de mariage de l’horreur et des médias modernes, même si cette union est plus discrète (une mystérieuse maison qui apparaît à différents endroits de la planète fait le buzz sur le web et les ados se bousculent pour vivre l’expérience, même si celle-ci peut s’avérer fatale). Même si cette deuxième histoire s’avère plus fluide, moins froide que sa grande sœur (dont les premiers épisodes au rythme très lâche étaient coriaces), tout cela n’est pas sans imperfection : cela reste très lent, parfois ennuyeux et au final la série ne crée pas réellement l’effroi. Mais cet American Horror Story adulte (donc ne se sentant pas obligée de faire le clown pour garder ses spectateurs), est néanmoins une expérience forte et imprégnante, fournissant son lot de scènes marquantes et à l'atmosphère onirique réussie. Une série pour les courageux.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 


Crazy Ex-Girlfriend - Saison 3

 

Crazy Ex-Girlfriend saison 3

 

RasAlGhul : J’étais assez mitigé par rapport à la saison 2 de Crazy Ex-Girlfriend. Si le thème majeur de la série était toujours clair, les intrigues se dispersaient dans trop de directions peu pertinentes à mon sens. L’arrivée de Nathaniel a bouleversé tout cela, et vers la fin de la saison, il y a eu du mieux. Néanmoins, je commençais peut-être à me demander si la série n’aurait pas mieux fait de s’arrêter en saison 1.

Quel homme de peu de foi j’ai été ! À la faveur, non pas de l’automne mais bien d’un début de saison 3 extrêmement sombre, Crazy Ex-Girlfriend montre que les histoires de Rebecca Bunch et consorts sont bien plus intéressantes lorsque Josh n’est pas dans l’équation. Les deux derniers épisodes sont juste épatants de noirceur, continuant la trame lancée par un début de saison plus traditionnel.

"The End of the Movie" résonne encore en moi après une semaine, et va sans doute continuer à le faire pendant encore longtemps. Il émane une telle tristesse de la série, qu’il est parfois compliqué de ne pas faire de pause pour respirer un peu. Le dernier épisode en date augmente encore le désespoir de notre héroïne, et même les scénaristes se rendent compte de la difficulté de regarder ce qu’ils nous proposent, puisqu’ils entrecoupent l’intrigue principale par des intrigues secondaires à l’intérêt purement respiratoire.

Tout comme Jane the Virgin, je suis content d’être là pour regarder de telles séries sur la CW, qui osent raconter des histoires originales, et qui le font bien !

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable

 

 

DC's Legends of Tomorrow - Saison 3

 

Legends of Tomorrow saison 3

 

RasAlGhul : Quelle déception ! Après une très bonne deuxième saison, qui a offert un pur divertissement, entre scènes d’action de qualité, méchants charismatiques et grosse camaraderie entre les Légendes, Legends of Tomorrow fait plus que trébucher en ce début de saison 3. Je sens que les scénaristes ne savent vraiment pas où aller, et ils ont du mal à construire une histoire qui va au-delà de la formule classique de la série.

Le problème, c’est que quand elle tente de sortir de cette formule, le résultat n’est simplement pas bon. Le dernier épisode était à ce titre très décevant, parce qu’il gâche comme pas permis des possibilités d’action et de fun incommensurables. Et dans une série comme Legends of Tomorrow, c’est presque criminel.

En cinq épisodes, la série ne nous donne seulement qu’un superbe hommage à E.T. C’est fort maigre.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 

 

DuckTales

 

DuckTales

 

Gizmo : Le pilote nous promettait une excellente dynamique de groupe, une relecture intéressante des histoires de Don Rosa et de grandes aventures à travers le globe. Huit épisodes plus tard, DuckTales se retrouve le bec dans l’eau. Malgré quelques épisodes réussis (The Great Dime Chase ! et The House of the Lucky Gander !), la série semble avoir perdu de vue les promesses des débuts. Contre toute logique, elle ne cesse de séparer ses personnages, la privant de sa principale qualité. Pourquoi une telle décision ? Problème de planning des doubleurs ? Coût trop élevé de certains comédiens rendant leur apparition dans tous les épisodes impossible ? Je n’en sais rien, mais on en ressort avec l’impression désagréable de passer à côté de ce qui avait tout pour être une excellente relecture du mythe Picsou.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 

 

Ghosted

 

Ghosted

 

Nick : Une sorte de Men In Black avec les sympathiques Adam Scott (Parks & Recreation) et Craig Robinson (The Office) en tête d'affiche, cela aurait pu être bien.

Sauf que c'est juste hyper-méga-super-lourd. Ghosted est cet ami que nous avons tous dans notre entourage, cet ami qui se croit drôle et qui n'ouvre la bouche que pour faire de l'humour, des blagues, des jeux de mots, des calembours. Tout le temps et sans répit. Ce n'est pas vraiment de sa faute, il se conforme à l'image qu'il s'est créée pour se sentir exister à nos yeux et il a peur de ne plus être aimé s'il ose s'arrêter de faire le pitre. Alors il fait des gags, même s'ils ne sont pas drôles, même s'ils sont prévisibles ou archi-lourds, l'important pour lui est de tenir une moyenne. Et pour être sûr que nous ne passons pas à côté de ces traits de fantaisie, il appuie chacune de ses interventions "comiques" en faisant un énorme clin d’œil bien relou ou en mettant un coup de coude dans le flanc. Après, plus rien ne compte vraiment (la construction d'une intrigue, le déroulement d'une enquête) à part balancer un quota de gags pas drôles et pesants. Ça fait mal au cœur, car cet ami/série n'est pas méchant-e, mais rester plus de cinq minutes avec lui/elle nous pompe toute notre énergie et donne mal au crâne.

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis défavorable

 

 

Great News - Saison 2

 

Great News saison 2

 

RasAlGhul : Une des quelques séries que je regarde tout seul sur le site, Great News est une comédie sympathique sur les coulisses d’une chaîne de télévision tout ce qu’il y a de plus banale. Tina Fey est l’une des executive producers, et on sent sa patte. Surtout dans ce début de saison 2, où elle joue le rôle d’une PDG sans peur et sans reproche, qui ne demande rien à personne. Si elle est excellente dans son rôle, et notamment quand elle joue le mentor pour Katie, Great News a selon moi atteint un gros creux à cause de son épisode sur le harcèlement sexuel.

Peut-être que je n’ai pas compris la satire (le personnage de Tina Fey jouait les harceleurs), peut-être ne suis-je tout simplement pas disposé à rire de ce genre de choses ; ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas du tout apprécié ces vingt minutes passées devant mon écran.

Sans être exceptionnelle, Great News avait réussi à partir du bon pied. Je ne supporte toujours pas Carol, la mère de Katie, mais tout le reste était drôle, attachant et acide. Si je pense continuer à faire confiance à la série malgré le faux pas, j’espère que la prochaine fois qu’une satire sera tentée, je l’apprécierai davantage.

Jul bof : avis neutre Avis neutre (notamment pour ce troisième épisode horrible)

 

 

Jane the Virgin - Saison 4

 

Jane the Virgin saison 4

 

RasAlGhul : L’année dernière était une période personnelle faite de moins bien. Et, comme tout bon Rafael Solano qui soit, j’ai décidé d’abandonner quelque chose qui me tenait beaucoup à cœur. Au vu de comment s’est déroulée mon expérience de retrouvailles avec Jane the Virgin, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais c’est tout de même une erreur que je ne referai plus à l’avenir.

Il faut dire qu’après avoir fini la deuxième partie de saison 3 en une seule traite, j’ai à nouveau regardé toute la saison 1. Et je me suis rappelé à quel point j’aimais cette série, les thèmes qu’elle développe et le sentiment feel good qu’elle me procure.

D’autant plus que cette saison 4 ne lésine pas sur la qualité pour le moment. Seul le premier épisode n’était pas très bon ; il était juste bon. Ce qui est déjà beaucoup. Avec le retour d’Adam (Tyler Posey), Jane découvre une nouvelle partie d’elle-même, une jeune femme de 28 ans qui a connu de très hauts, mais également de déchirants bas. Et après la Jane qu’on a pu avoir au centre du triangle amoureux qui a occupé deux saisons et demi de la série, on a devant nous un personnage un peu différent. Je ne ferai pas ici l‘apologie de Gina Rodriguez, qui à chaque épisode me fait tomber encore davantage amoureux d’elle.

Il n’y a pas vraiment de défauts dans ce début de saison. Même l’intrigue du Marbella, qui a empoisonné pas mal d’épisodes, se montre bien plus captivante que prévu, surtout dans les trois derniers épisodes. Toutes les dynamiques entre personnages sont conservées, vues sous un angle différent, améliorées. Et la série continue d’aborder des thèmes délicats, toujours sous un angle humain et parfois très absurde. Et quand on parle d’absurde, Rogelio de la Vega n’est jamais très loin.

Bref, j’arrête ici de faire l’éloge d’une de mes séries préférées, et je vous conseille mille fois, un million de fois, un milliard de fois même, de vous y mettre !

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable

 

 

Lucifer - Saison 3

 

Lucifer saison 3

 

RasAlGhul : Je suis assez partagé sur cette saison 3 de Lucifer. L’un dans l’autre, la saison n’est pas mauvaise, elle se laisse suivre sans trop de problèmes. À un petit détail près : les deux épisodes que j’ai préférés étaient à la base prévus pour la saison 2. Et cela se sent ; la patte si caractéristique de cette saison si réussie tranche vraiment avec l’actuelle, qui a du mal à se mettre au niveau.

Dès lors, je suis vraiment embêté. J’espère vraiment que Lucifer va se bouger un peu les miches, et que la saison 3 finira par trouver sa propre voix. Parce que d’une série qui était plus qu’un simple divertissement, j’assiste pour l’instant à une pâle copie.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 

 

Mindhunter

 

Mindhunter

 

Nick : Les serial killers sont un thème qui a toujours fasciné David Fincher, et le générique a immédiatement des faux airs de Seven avec ses images subliminales. Mais c'est vraiment l'esprit de Zodiac (son film de 2007) et sa reconstitution des années 70 qui est invoqué dans Mindhunter, qui raconte le début du profilage aux USA. Mais attention ici, n'attendez pas de cliffs ravageurs ou de twists retournants, Mindhunter se la joue tranquille niveau rythme, préfère jouer la carte de la psychologie et miser sur ses personnages, notamment sur Holden Ford, le protagoniste principal. Personnage complexe, passionné et visionnaire, Holden est présenté au début comme un peu falot, avec son physique à la Emmanuel Macron. Pourtant, il se montre très vite attachant, puis arrogant et prétentieux au fur et à mesure des succès. Ce sont ses relations avec les autres personnages (notamment ses coéquipiers ou Debbie avec qui il entretient une belle histoire d'amour enflammée) ou ses entretiens avec les tueurs en série qui deviennent le sel de la série et la rendent intéressante.

Même si certains épisodes sont plus anecdotiques (car la série a été réfléchie pour être binge-watchée, Netflix oblige), Mindhunter fournit une première saison efficace et solide, à défaut d'être renversante.

Jul content : avis favorable Avis favorable (à la limite du très)

 

 

Mr. Mercedes

 

Mr. Mercedes

 

Bedsouin : Chez les lecteurs assidus du romancier, il y a quelque chose de fascinant avec les adaptations (en film ou en série) des livres de Stephen King : on sait que c’est raté presque à chaque fois, mais à chaque fois qu’on entend un projet d’adaptation, on ne peut s’empêcher de l’attendre avec impatience et de se jeter dessus lorsque ça sort. C’était donc aussi le cas avec Mr. Mercedes, avec tous les questionnements, toutes les inquiétudes qui vont avec : est-ce que ce sera fidèle, ou juste une médiocre déclinaison comme on a pu voir récemment ? Est-ce que le casting tient la route ?

Heureusement, toutes les inquiétudes sont balayées presque dès le premier épisode : cette nouvelle adaptation, qui pourrait passer inaperçue dans le genre polar si elle n’était adaptée de rien, fournit tout ce qu’on attend d’une bonne adaptation : la fidélité à l’œuvre originale, mais aussi quelques petits écarts qui donnent son identité à la fiction.

L’ambiance est volontairement rendue lourde, poisseuse, il y a une lenteur qui pourrait rebuter et quelques répétitions qui tiennent plus de la rime scénaristique que d’une véritable erreur. Surtout quand on sait que Dennis Lehane (Mystic River, Shutter Island…) est aux commandes. Les personnages sont très rapidement crédibles, non seulement le duo en tête d’affiche mais aussi les personnages secondaires. Brendan Gleeson sort quand même vraiment du lot, avec une brillante interprétation d’un personnage rendu de ce fait beaucoup plus complexe et intéressant que dans le livre.

Après une première saison adaptant la totalité du premier livre de la trilogie, et sachant que la série a été reconduite, et enfin que le deuxième livre est peut-être le plus réussi des trois, on est en droit de se dire qu’on sera sûrement, à l’issue des trois saisons, devant un bel objet rare et singulier dans l’actualité plutôt lisse des fictions du petit et du grand écran.

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable


Nick : Stephen King a de nombreux talents. L'un d'entre eux est d’arriver à nous faire avaler des centaines et des centaines de pages... sans faire avancer l'intrigue d'un pouce. Mais comme c'est écrit tellement efficacement, on ne capte rien du subterfuge. Problème, dans Mr. Mercedes, la nouvelle adaptation d'un de ses romans, le récit n'est plus protégé par la plume du King et cette technique d'endormissement est plus flagrante. Même si on est à mille lieux des purges que furent Under The Dome ou The Mist, force est de constater que la série se contente de rester sur son postulat de base (un pervers meurtrier joue au chat et à la souris avec un flic à la retraite) et les enjeux n’évoluent pas vraiment au fil des épisodes, malgré l’ajout de personnages ou d’intrigues secondaires plus ou moins dispensables. Et si on ne sombre jamais dans l’ennui profond et que les épisodes se regardent sans trop d’effort (la prestation des deux acteurs principaux y est pour beaucoup), le manque d’aspérités, de surprises ou de suspens donne un côté ronronnant (et frustrant) à l’œuvre.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 


Mr. Robot - Saison 3

 

Mr. Robot saison 3

 

Galax : Chaque saison, Mr. Robot est une véritable claque, et chaque saison pour des raisons différentes. Après une saison 2 complètement maboule mais qui a perdu un peu de public, la saison 3 se recentre et récompense ceux qui ont tenu. Des réponses, une nouvelle dynamique pour les personnages, mais toujours un propos cynique, affiné cette année, et surtout un épisode final de mi-saison de DINGUE qui enterre absolument 99,9% des épisodes de séries TV de l’histoire en termes de technique, de montage et de narration (le 0,1% qu’il reste, c’est une caution pour les fans hardcores de Breaking Bad et pour certaines batailles de Game of Thrones… et encore). Une série toujours aussi unique, un OVNI, qui est peu abordable et qui ne vulgarise pas son sujet mais qui revient dans sa troisième saison à son code source au niveau de l’histoire, étant beaucoup moins brumeuse, plus centrée sur les personnages et explicitant directement ses enjeux – sans perdre en finesse. Exemple tout con : la série a inventé un personnage de toute pièce (Irvin) qui matérialise la présence d’un groupe abstrait depuis le début de la série. Un personnage simplificateur destiné spécifiquement à répondre aux questions du spectateur, et dont l'existence a répondu à beaucoup de questions posées par les précédentes saisons… le tout sans paraître un seul instant facile, cheap, incohérent et en développant ledit personnage par la même occasion tout en lui laissant une part de mystère et d’imprévisibilité. Du génie ! Et la preuve que la série est hyper bien ficelée. La fin de saison ne peut pas se planter, même si elle semble suggérer un délire de science-fiction par moments – mais cela concerne son intrigue la plus mystérieuse, donc potentiellement une fausse piste. Quoi qu’il en soit, c’est très prometteur. Si vous avez lâché en cours de route car la saison 2 et son scénario sur-dramatisé vous a gonflés, tenez bon. Rien que pour cet épisode 5 et son PLAN SÉQUENCE DE QUARANTE-CINQ MINUTES.

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable

 

 

Philip K. Dick's Electric Dreams

 

Philip K. Dick's Electric Dreams

 

Nick : Une série anthologique comme Black Mirror, tirée de nouvelles de Philip K. Dick et produite par Bryan Cranston aka Walter White, ça vaut le coup d'y jeter un coup d’œil. Comme prévu, on y retrouve les thèmes récurrents de l’auteur, tels la science-fiction ou le besoin de s’enfuir dans une réalité virtuelle.

Pourtant, les deux premiers épisodes d’Electric Dreams ne sont pas très convaincants. Même si tout n’est pas à jeter, loin de là, ils souffrent de leur concept. En effet, les univers proposés semblent trop touffus pour tenir en cinquante minutes, il en ressort une quantité importante d’idées sous-exploitées, jetées négligemment sans être approfondies. De plus, pour permettre aux histoires d’arriver à leurs fins, les intrigues subissent des accélérations parfois déstabilisantes. À cela s’ajoutent de nombreuses balises pour ne pas perdre le spectateur (exemple, le robot qui devient une menace verra forcément ses yeux devenir rouges). Et paradoxalement, le temps paraît assez long lors du visionnage de ces deux épisodes, preuve que tout cela est incroyablement mal équilibré.

Puis est arrivé le troisième épisode, moins SF, et même s'il n'est pas exempt de défauts (qui sont les mêmes déjà cités, mais atténués), on obtient une belle histoire et la série prouve qu’elle est capable d’émouvoir tout en faisant réfléchir.

Prometteur pour la suite.

Jul content : avis favorable Avis favorable (car il y a du potentiel)

 

 

Riverdale - Saison 2

 

Riverdale saison 2

 

RasAlGhul : Le guilty pleasure favori de l’année dernière revient plus tôt que prévu pour sa saison 2, composée de vingt-deux épisodes. Passant outre la stupidité d’une telle décision, le retour a été plus chaotique que prévu, avec une série qui a eu du mal à retrouver sa voix, aussi mélodramatique et insensée qu’elle ait pu être. Le troisième épisode a remonté un peu la pente, et on sent que la série est enfin prête à de nouveau plonger tête la première dans son univers. Les deux épisodes suivants sont apparemment de bonne facture, et j’attends juste une pote pour les regarder. L’impatience monte !

Il faudra tout de même que la série réussisse à régler son problème d’Archie, qui est toujours, et de loin, le personnage le moins intéressant de la série. Une fois que ce sera fait, je pense qu’il faudra bien nous accrocher, parce que le voyage va être spécial !

Jul bof : avis neutre Avis neutre (mais je suis sûr qu’avec deux épisodes en plus vus, ça serait favorable)

 

 

Star Trek : Discovery

 

Star Trek : Discovery

 

Nick : Discovery est la première série Star Trek que je regarde, je ne pourrai donc pas la comparer à ses devancières. La série est plutôt sympa, sans qu’on ne puisse toutefois crier au génie. Visuellement, c’est bien foutu et on rentre très facilement dans l’histoire. Les personnages sont majoritairement bien écrits, intéressants ou complexes et font face à des choix cornéliens (majoritairement hein, car il y a des contre-exemples, tel l’embarrassante Tilly). Mais le gros souci est l’abandon du concept de découverte d’une nouvelle planète/nouveau peuple par épisode ou du freak of the week. En effet, ici dans cette nouvelle aventure, il n’y a qu’un seul ennemi, les klingons, et chaque épisode raconte une confrontation entre Starfleet et les extra-terrestres moches. D’où un sentiment de répétition et l’impression que certains épisodes bandent un peu mou.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 

 

Stranger Things - Saison 2

 

Stranger Things saison 2

 

Altair : Est-ce que la saison 2 de Stranger Things est moins bien que la première, bourrée de facilités scénaristiques et d’artifices un peu grossiers (comme éloigner Eleven pendant toute la saison parce que son personnage est trop puissant pour permettre à l’intrigue à Hawkins de se développer) ? Oui, assurément. Est-elle honteuse pour autant ? Certainement pas : on prend toujours un plaisir énorme à regarder la série, le temps passe à toute allure et les cliffhangers sont d’une efficacité redoutable. Et les personnages sont toujours aussi attachants (Steve <3). Donc, oui, c’était mieux avant – mais il n’empêche que c’est drôlement chouette quand même.

Jul content : avis favorable Avis favorable


Bedsouin : Comme je m’en doutais un peu à la fin de la saison 1, il était inutile de prolonger le plaisir et la nostalgie, surtout lorsqu’on voit que le relais a été brillamment pris au cinéma (Ça). Ceci me fait un peu penser à la période où les "slasher movies" étaient à la mode après le succès de Scream et où on en a mangé à toutes les sauces, pour la plupart indigestes. Là on n’y est pas encore, mais pas loin. À l’image du personnage incarné par Sean Astin, personnage le plus mal écrit et inconsistant créé dans l’histoire des séries, tout se réduit ici à un hommage certes agréable à suivre, mais sans aucun fond. Une succession de références, certaines très inspirées (la balade sur les rails – Stand by me…), d’autres beaucoup moins. Une compilation qui donne néanmoins envie de revoir les originaux, le contrat est donc rempli malgré tout. Mais je n’irai pas regarder la saison 3, j’ai pris une dose suffisante de nostalgie.

Jul bof : avis neutre Avis neutre


Gizmo : Suite au succès surprise d’une première saison correcte, à défaut d’être mémorable, il semblerait que Netflix ait lancé cette seconde saison dans la précipitation, dans l’espoir de capitaliser sur le petit phénomène entourant la série. Résultat ? Stranger Things 2 s’apparente davantage à un "Stranger Things 1,5". Malgré un premier épisode efficace, la série traîne rapidement des pieds et répète encore et encore les enjeux de la première saison sans y apporter de nouveautés significatives. Comme souvent, la saison 2 sépare ses protagonistes en oubliant que c’était leur association qui faisait les forces des débuts. Il subsiste donc de trop rares bons moments (la décharge de voitures, Steve et les gosses), quelques personnages qui tirent leur épingle du jeu (Sean Astin qui parvient à déjouer les clichés de son personnage) dans une saison gangrénée par des triangles amoureux sans intérêt, des jump scares qui n’ont plus aucun impact et un Upside Down qui reste totalement sous-exploité par les scénaristes. Peut-être faudrait-il rappeler aux frères Duffer que le fantastique est encore plus fort quand il véhicule des idées, et pas seulement des effets…

Jul bof : avis neutre Avis neutre


Jo : La série qui nous ramène à l'époque des Gremlins, d'ET et des Goonies est de retour pour sa saison 2. J'avais un peu peur de cette suite. Peur que celle-ci soit bâclée, que la magie n'y soit plus, et surtout, qu'on joue à outrance sur la nostalgie des années 80 sans fond réel.

Mes craintes se sont relativement envolées durant ces neuf épisodes. Après une reprise que j'ai trouvée plutôt clichée et surjouée, on est entré dans le vif du sujet avec le retour du monde à l'envers. Le pauvre Will continue à en prendre plein la tronche, puisqu’après avoir été piégé dans les ténèbres, ces dernières prennent possession de son corps. Son groupe de potes et les adultes de son entourage vont tout faire pour le sauver, et pour sauver également la ville, qui semble en mauvaise posture. L'ensemble fonctionne plutôt bien. On est complètement happé par l'intrigue, et même si on est peu surpris, en faisant barrage à quelques facilités scénaristiques, on se retrouve embarqué dans cette folie douce.

Cependant, la magie s'est un petit peu atténuée. Les acteurs sont tous formidables (mention spéciale aux jeunes, bien entendu), et on y est très attaché. Même les nouveaux arrivants et les anciennes têtes à claques (coucou Steve) gagnent notre sympathie. Cela vient un peu équilibrer le manque de fond et d'enjeux de cette saison. Il se passe des choses, mais le scénario est beaucoup moins développé que précédemment. Et puis zut, le petit groupe des quatre n'est que très peu réuni, alors qu'on attend juste qu'ils résolvent la situation tous ensemble. Quant à Eleven, j'ai eu le sentiment qu'elle a été limitée à un teasing énorme. On l'a beaucoup vue cette saison, mais pour autant, son rôle n'a été défini que lors du dernier épisode (et il aura précédemment fallu un épisode quasi inutile pour cela).

Globalement, cette saison a été très sympathique à suivre. Pour autant, il ne faudrait pas que les petits défauts de celle-ci prennent trop d'importance l'année prochaine, sous peine d'avoir une série moins agréable à regarder, surfant uniquement sur notre nostalgie des vinyles et de la coupe au bol.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

 

Supergirl - Saison 3

 

Supergirl saison 3

 

RasAlGhul : Après un marathon Mad Men riche en émotions et en grands moments de télévision, j’avais une certaine appréhension sur le fait de revenir à mes séries habituelles, où le divertissement et la paresse scénaristique sont davantage de mise que l’envie de pousser les choses un peu plus loin. J’étais très inquiet pour Supergirl, parce que la saison 2 m’avait interpellé par son manque d’organisation narrative flagrant.

Je dois dire qu’après cinq épisodes, Supergirl réalise le meilleur début de saison des quatre shows de l’Arrowverse. Si des défauts de la série sont bien entendu encore présents, les scénaristes ont l’ambition de raconter une histoire différente de ce que l’on voit habituellement dans ce genre de séries. On a eu le droit à un épisode sur Mars avec Carl Lumbly, et l’épisode d’après était consacré à un culte qui vénère Supergirl. Deux thèmes très ambitieux et qui poussent l’équipe créative à réfléchir davantage que lorsqu’ils nous sortent des histoires basiques de "méchant de la semaine".

À cette véritable ambition se rajoute aussi un focus conséquent mis sur l’amitié féminine. Mon-El étant toujours absent de la série, on se retrouve avec trois personnages masculins, qui sont pour le moment assez éloignés des intrigues. Ce n’est pas pour me déplaire, vu que j’aime beaucoup Katie McGrath, Melissa Benoist et la nouvelle venue Odette Annable.

En définitive, il y a un côté résolument rafraîchissant dans ce début de saison 3. Il y a une vraie envie de proposer un contenu différent, et cela fait vraiment plaisir !

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

 

The Deuce

 

The Deuce

 

MarieLouise : Avec David Simon aux commandes, le duo James Franco / Maggie Gyllenhaal en tête d’affiche, et un thème aussi alléchant que l’histoire des débuts de la pornographie, The Deuce ne pouvait qu’obtenir un taux érectile (qui n’aura jamais aussi bien porté son nom) de 73% de la part de la rédac sur notre page rentrée 2017-2018.

Même si j’ai cru flairer comme une arnaque lors du visionnage du pilote (il était où, le porno promis ??), le résultat a été à la hauteur de ce que j’attendais de cette série. Tout y est juste, de la reconstitution du New-York des années 70 au jeu des acteurs (avec en prime deux James Franco pour le prix d’un !), en passant par le scénario, les dialogues, la bande-son, et l’ambiance mi-glauque mi-sulfureuse du milieu de la nuit new-yorkais.

Les prostituées féministes s’y confrontent aux macs en perte de vitesse, les journalistes vertueux s’y mêlent aux brigades de police plus ou moins véreuses, les bars gays y mutent en maisons closes, et les peep-shows y font tout doucement place à des vrais films pornos, réalisés dans des vraies conditions de tournage avec des vrais acteurs, pour être ensuite diffusés dans des vrais cinémas.

Bilan : une première saison réussie composée de sexe explicite (beaucoup) (mais jamais gratuit), d’un peu de violence, parfois d’humour et de tendresse, de personnages attachants, et de beaucoup d’intelligence… quoi, vous êtes encore là ? Déguerpissez, et ne revenez me voir que lorsque vous aurez maté The Deuce, bande de canailles !

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable


RasAlGhul : Avec David Simon, aucune chance que je passe à côté. Et dès le pilote, on rentre dans l’ambiance. C’est sans doute la série du créateur de The Wire la plus "abordable" dès le début. The Deuce parle de la montée du porno à New-York, à travers une galerie de personnages plus fascinants les uns que les autres. Je m’étais arrêté à la fin du troisième épisode, pour finir la saison plus tard, une fois que tous les épisodes seraient sortis. Pour le moment, Abby est mon personnage préféré ; je ne sais pas si c’est l’actrice ou le personnage en lui-même, mais ce personnage est clairement un électron libre dans ce monde, et si mon expérience de Simon m’a appris quelque chose, c’est que ce genre de gens ne résistent pas longtemps au caractère impitoyable du monde qui les entoure.

Niveau acteurs, c’est tout simplement la grande classe ; James Franco, Maggie Gyllenhaal, tous les réguliers du Simonverse… tous portent l’histoire de façon nuancée, humaine mais surtout très triste. Après chaque épisode, on ressort chamboulé. Par la violence de l’univers, par la beauté de la photographie, mais aussi par le fait que finalement, la situation n’est pas vraiment différente de celle dans laquelle on vit aujourd’hui.

Jul qui danse : avis très favorable Avis très favorable (après trois épisodes)

 

 

The Flash - Saison 4

 

The Flash saison 4

 

RasAlGhul : The Flash m’a graduellement énervé durant les saisons 2 et 3. Du mélodrame redondant aux vilains anti-charismatiques en passant par un Barry Allen absolument irrécupérable et un sentiment général de patriarchie dans la tête des scénaristes, inutile de dire que je n’étais pas franchement emballé à l’idée de reprendre.

Le premier épisode était nul de chez nul, même si j’ai dû le noter bien plus sévèrement qu’à l’accoutumée. Par la suite néanmoins, il semblerait que la série soit à nouveau sur la pente ascendante. L’humour est toujours plus ou moins forcé, on retombe dans un format procédural trop classique, les enjeux sont très bas… mais personnellement, je reprends enfin du plaisir devant The Flash ! L’ajout de Ralph Dibny était sans doute une bonne idée, de manière à bouleverser un peu le statu quo des membres de l’équipe. Il ne manque plus désormais qu’un bon coup d’accélérateur sur la partie "grand méchant", et peut-être que The Flash aura réussi son comeback, comme Arrow l’avait si bien fait la saison dernière.

Jul bof : avis neutre Avis neutre (mais sur la pente ascendante)

 

 

The Good Place - Saison 2

 

The Good Place saison 2

 

Galax : De loin la comédie la plus créative depuis la fin de Man Seeking Woman (les séries n’ont rien à voir mais j’avais envie de faire une petite dédicace), The Good Place a basculé en expérience totalement méta où les personnages se prennent pour des scénaristes qui s’amusent à créer des illusions comiques, le tout avec un réel développement derrière. Bien sûr le potentiel est encore immense, la série ne faisant que gratter en surface plein de points, et peut se perdre un peu en épisode "fillers" qui "prennent leur temps", mais comme nous l’ont déjà assuré la fin de saison 1 et l’excellent début de saison 2, cette attente vaudra le coup. Un must que je conseille à tous.

Jul content : avis favorable Avis favorable


Gizmo : Après une première saison de bonne qualité qui avait soudainement révélé son énorme potentiel lors de son final, la seconde saison de The Good Place risquait de décevoir en rétropédalant vers un statu quo prévisible mais malheureusement nécessaire pour la pérennité du show. Le season premiere, très sympathique, ne tranchait pas vraiment, mais l’excellent Dance Dance Resolution a confirmé que la série ne comptait pas se reposer sur ses lauriers en bousculant définitivement ses propres enjeux. Depuis, The Good Place a réussi à rebondir, non sans quelques échecs (les personnages de Jason et Tahani restent assez faibles), mais avec toujours la volonté de développer son univers et impliquer ses spectateurs. Un bon équilibre, en espérant que la série parvienne à ranimer la petite étincelle du début de saison lors de sa reprise.

Jul content : avis favorable Avis favorable


RasAlGhul : Ah The Good Place… Ce twist de fin de malade, qui bouleversa l’entièreté du statu quo de cette comédie auparavant sympathique et sans prétention. Après ce qu’il s’était passé, je n’avais qu’une envie : dévorer la saison 2 d’un show désormais attendu au tournant.

Et les premiers épisodes m’ont conforté dans le fait que Schur & co. ne se reposeraient pas sur leurs lauriers. Tout comme l'a écrit l’ami Gizmo ci-dessus, Dance Dance Resolution était vraiment excellent, ne laissant jamais retomber le rythme de folie dans lequel s’était engagée la série. La suite fut naturellement de moins bonne facture, puisque l’on ne peut pas enchaîner twist sur twist, au risque de perdre toute cohérence, surtout dans un univers aussi complexe que celui de The Good Place.

Néanmoins, la suite est assez vite tombée dans un "monde des bisounours". La série continue tout de même son petit bonhomme de chemin, en élargissant son univers, et mettant en exergue les différents liens unissant nos personnages. Si Jason et Tahani ne m’intéressent pas plus que ça, Michael et Eleanor portent toujours autant la série. Et Chidi reste source de gros fous rires, rien qu’avec la comédie physique de l’acteur.

En 2018, je serai impatient de retrouver The Good Place, parce que j’ai envie de découvrir ce qu’elle peut encore m’offrir. Et c’est déjà plus que pas mal de séries.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

 

The Gifted

 

The Gifted

 

RasAlGhul : Je ne vais point m’attarder sur une de mes bonnes déceptions de la rentrée. Je n’attendais déjà pas beaucoup de The Gifted, mais le pilote a définitivement glacé toute envie de se lancer dans l’aventure. Les acteurs jouent faux, l’histoire est peu intéressante, on est cantonné à des décors sombres et sans vie. Le script est vu et revu, et je ne peux pas vraiment trouver de qualité à cette série, qui se révèle médiocre de bout en bout d’épisode, avec une régularité qui laisse songeur.

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis défavorable

 

 

The Last Man on Earth - Saison 4

 

The Last Man on Earth saison 4

 

Jo : Cela fait quatre ans que j'ai commencé à regarder The Last Man on Earth. Et cela fait trois ans que je me demande pourquoi je continue. Je n'ai jamais connu de séries dont la qualité a autant varié. Le schéma classique du show est le suivant : beaucoup de remplissage et de gags inutiles et grossiers, mais parfois des épisodes très bons, mêlant avec justesse humour et émotion.

Le début de cette saison 4 n'échappe pas à la règle, bien au contraire. Les deux premiers épisodes apportaient leur lot de fraîcheur : nouveaux personnages, nouveaux lieux, bref, nouvelle dynamique qui pouvait être prometteuse. C'était l'occasion de repartir sur de bonnes bases et j'en étais presque contente.

Malheureusement, ma joie n'a été que de courte durée. Les idées développées, pourtant intéressantes, ont connu une fin complètement bâclée. Les nouveaux personnages par exemple : l'une égocentrique au possible et faisant presque passer Tandy pour un mec sympa tellement elle est détestable, et l'autre, perdu sur une île déserte depuis des années, découvrant après tout le monde la pandémie et tentant de garder la tête froide face à toutes ces nouvelles informations. Bilan : deux épisodes et demi et puis s'en vont. C'était bien la peine de nous les teaser depuis une saison.

Quant à la fuite au Mexique : une fois les personnages arrivés sur les lieux, la vie reprend son cours comme ça a été le cas à Tuscon, à Malibu, et j'en passe. Bref, toujours ce sentiment constant d'énorme gâchis et de remplissage. J'attends la suite de la saison des fois qu'un minimum de qualité soit là, en espérant que ce soit la dernière.

Jul bof : avis neutre Avis neutre (limite défavorable)

 

 

The Mayor

 

The Mayor

 

RasAlGhul : Les nouveautés du cru 2017 sont tout simplement un désastre pour moi. Je n’en ai regardé que deux pour le moment, et l’une d’entre elles, The Gifted, était tout simplement médiocre. Pour The Mayor, les débuts ont été laborieux, mais la série a fini par trouver son rythme.

Le postulat de base est intéressant: un rappeur qui veut faire sa pub décide de se présenter aux élections de sa ville. Il finit par gagner, et va donc devoir gérer le quotidien de la ville qui l’a vu grandir. Le problème, c’est que dans les trois premiers épisodes, tu sens que les scénaristes ont du mal à construire leur univers. Ils ne savent pas où aller, entre l’humour, les sujets politiques sérieux et le développement des personnages. Il en ressort donc une série brouillonne, qui n’a aucune direction narrative.

Mais l’épisode spécial Halloween réussit un peu à lancer la série, notamment parce qu’il est drôle de bout en bout. Dans une comédie, c’est tout de même l’un des piliers les plus importants. Dans le suivant, on fait enfin face à une situation politique qui ne se résout pas d’elle-même, apportant une fin d’épisode plus nuancée que ce dont on avait l’habitude avec The Mayor. Qui plus est, je commençais vraiment à être familier avec l’univers et je prenais du plaisir à passer vingt minutes avec cette galerie de personnages.

Malheureusement, l’épisode final est déjà cette semaine, et je pense malheureusement que cela sent le sapin pour la série. Les audiences ne sont pas bonnes, et il est très probable qu’ABC arrête les frais. Dommage, je pense qu’il y avait un peu de potentiel là-dedans.

Jul bof : avis neutre Avis neutre

 

 

You’re the Worst - Saison 4

 

You're the Worst saison 4

 

RasAlGhul : Je crois que je commence à atteindre le point de non-retour avec cette série. Alors je sais que je m’avance, vu que j’ai trois épisodes de retard, mais le simple fait d’être à la bourre dans mon visionnage montre que quelque chose a définitivement changé.

Peut-être que la rupture Jimmy-Gretchen était essentielle ; peut-être que Lindsay et Edgar prenant les devants est bien pour l’équilibre de la série. Je remarque cependant que, de plus en plus, les scénaristes choisissent l’humour plutôt que la cohérence de leurs personnages. Ils sont tous devenus des coquilles, vidés de leur substance et de ce qui les rendait si passionnants au début. You’re the Worst a toujours été irrégulière, proposant plusieurs superbes épisodes par an, entrecoupés de fournées plus moyennes. Mais là, dans cette quatrième saison, il n’y a eu que trop peu de rayons de soleil dans cette grisaille déprimante. Individuellement, certains épisodes s’en sortent plutôt bien ; mais la saison globale n’est clairement pas meilleure que la somme de tous ses épisodes.

Alors peut-être que, comme à son habitude, la série va sortir de son chapeau des épisodes émouvants, touchants et drôles. Mais vu qu’à l’écriture de ce Vrickavrack, ce n’est pas le cas de tous ceux que j’ai regardés jusqu’à présent, la sentence, comme dirait Denis, est irrévocable.

Jul doigt d'honneur : avis défavorable Avis défavorable

 

 

Z Nation - Saison 4

 

Z Nation saison 4

 

Nick : Après deux saisons (sur trois tout de même) en dents de scie, parce qu'elles s’étaient prises un peu trop au sérieux, Z Nation revient à ses fondamentaux en réunissant et renvoyant sur la route son équipe du départ (du moins ce qu’il en reste), retrouvant l’esprit fun et décontracté des premières heures pour redevenir ce plaisant hommage au cinéma ultra-fauché des années 80, le tout saupoudré d’un second degré sympathique. Mais restons méfiants, cette saison ne fait que commencer et Z Nation a déjà prouvé par le passé sa capacité à s’écrouler sur elle-même en cours de route.

Jul content : avis favorable Avis favorable

 

Merci à tous les participants et notamment Bedsouin et JPhMaxx !!




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A propos du rédacteur

nicknackpadiwak nicknackpadiwak
2221 avis
2723 notes
Moyenne : 12.96

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ne restez pas dehors, profitez pour regarder la télé!!!

7 commentaires sur cet article


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#1
Koss a écrit le 21/11/2017 à 15h40
Le Vrickavrack A.KA Ras regarde beaucoup trop de série.

Sans dèc, comment tu fais ?

Kudos au passage à ML pour ce passage dans son avis sur The Deuce : "Même si j’ai cru flairer comme une arnaque lors du visionnage du pilote (il était où, le porno promis ??)" ;)
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#2
MarieLouise a écrit le 22/11/2017 à 06h57
Je trouve quand même qu'il manquait d'un peu d'avis kossiens, ce Vrickavrack. :(
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#3
RasAlGhul a écrit le 22/11/2017 à 08h27
Pour le coup, je suis d'accord avec ML, ça manquait de tes avis Koss, surtout sur You're the Worst :)

Sinon bah j'ai beaucoup beaucoup trop de temps. Et j'ai pas tendance à lâcher des séries que je suis depuis 3/4 ans. Donc forcément ça s'accumule rapidement. C'est sûr que quand j'ai écrit mes parties sur ce Vrickavrack, je me suis rendu compte des séries que je regardais. Et ça m'a fait un choc.
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#4
Silencieux a écrit le 28/11/2017 à 11h00
J'espère bien que z-nation s'améliore, car je viens de finir la saison 2, quelle catastrophe !
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#5
nicknackpadiwak a écrit le 28/11/2017 à 11h05
@ Silencieux. En effet la saison 2 est très très mauvaise. La saison 3 est irrégulière, mais propose de bons moments.

Et la 4, pour l'instant, retrouve l'esprit de la première.
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#6
Silencieux a écrit le 29/11/2017 à 08h50
@nicknackpadiwak. Je viens de commencer la S3. Alors commencer une saison avec un flashback pour une présenter un personnage inconnu qui sera sans doute important pour la suite, je me demande si cela a déjà été fait ! Les scénaristes étaient à ce point à court d'idées ??
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#7
nicknackpadiwak a écrit le 29/11/2017 à 22h56
Je suis d'accord avec toi, ce premiere est épouvantable (et bien trop long de surcroit). Le seul intérêt pour moi a été de revoir Cassandra <3
Mais si tu persistes, tu verras que, même si c'est loin d'être parfait et malgré quelques épisodes bien nuls, cette saison 3 a une volonté de changer le schéma de la série en splittant le groupe et en faisant de Murphy le nouveau méchant du show. Donc pas totalement inintéressant.



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