la visite de June dans l'ancienne maison des Waterford aurait dû encadrer l'épisode
Pas faux !!!
Dans une dictature où la stérilité a frappé les femmes, ces dernières sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l'entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.
| Terminée | Américaine, CA, US | Pas de durée |
| Drame, Science-Fiction, Drama, Science-Fiction & Fantastique | Hulu | 2017 |
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| Avis favorable | Déposé le 28 mai 2025 à 03:08 |
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Et la lumière fût. Final qui a réussi à me surprendre, à me laisser sur ma faim aussi... Je ne suis pas déçue, simplement intriguée. Et si je trouve que toutes les scènes sont bonnes, je considère qu'elles ne sont pas dans le bon ordre et que le montage pêche un peu.
Spoiler
En fait, la visite de June dans l'ancienne maison des Waterford aurait dû encadrer l'épisode, ça aurait permis à l'émotion de se déployer réellement, avec des flashs de la vie de June avant la rébellion (et donc de la "nostalgie" pour nous puisque ça correspond aux débuts de la série), qui auraient inclu Serena et Nick. Tout mettre dans les six dernières minutes paraissait un peu pressant et c'est dommage. Je comprends les intentions (boucler la boucle avec la narration de June reprenant le début du premier épisode) mais ça aurait dû être étiré dans le temps. Et si je comprends, je ne sais pas si j'adhère complètement car pour moi la série est toujours dans un élan d'en-avant, ce n'est pas le genre d'histoire où on revient en arrière. Baser la narration du final sur le fait que June allait raconter son histoire, ça explique sa voix-off depuis le début (et aussi le titre de la série, littéralement) mais ce n'est pas ce que j'aurais choisi. On a envie de voir le présent, le futur, pas de se replonger dans le passé. Pour moi, savoir qu'elle allait écrire, c'était suffisant. Mais je comprends le but. La scène avec Luke est la plus réussie de l'épisode, dans le sens où elle concentre tout : la relation de June et Luke, qui ont chacun leur vocation mais ne s'abandonnent pas, au contraire, June et Hannah avec les prochaines étapes de la résistance, le fait que June doive témoigner de son expérience et surtout le rappel des gens qu'elle a croisés, aidés et aimés (et réciproquement). Que Luke lui dise que c'est okay d'aimer Nick, c'est important. Nous, on a perdu un personnage central la semaine dernière et si c'est adressé (avec les flashbacks puis Serena), ça manque de connexion avec les émotions de June (elle en a beaucoup, c'est certain qu'il faut du temps pour digérer). Donc mettre cette scène-là juste avant le moment où June est dans son ancienne chambre, ça aurait été vraiment plus puissant. Pas fan du retour d'Emily, que je ne trouve pas pertinent et beaucoup trop soudain et court. Pareil pour la scène du et si. En revanche, les adieux de June et Serena sont hyper forts. Serena, finalement, a une fin qui lui ressemble. Elle est avec son fils, et c'est tout ce qui compte, même si elle déchue et seule, et pas dans une situation confortable. Les excuses de Serena et le pardon de June sont un soulagement, c'est une vraie fin pour les deux femmes, même si Serena est vite reléguée au second plan. Mais j'ai l'impression que ce final, il est pour June et pas tant pour les personnages en eux-mêmes (si ça fait sens). Évidemment, le retour de Janine avec la décision de Naomi de lui rendre Charlotte est the scène de l'épisode, j'ai pleuré comme un bébé et c'est pas souvent qu'on a pleuré de joie dans cette série. C'était très réussi, même si j'aurais apprécié que Janine ait plus de temps d'écran (comme Rita ou Moira, d'ailleurs). À la fin, j'ai vraiment réalisé que le final préparait la série The Testaments, à laquelle je n'avais pas accordé d'attention jusqu'ici et je pense que c'est ça qui me dérange. C'est un peu trop présent. Que June ne retrouve pas Hannah à la fin de l'épisode, je peux l'entendre et c'est l'élément déchirant de ce final, mais au met trop d'emphase sur l'héritage et le témoignage de June alors que j'aurais aimé qu'on se focalise sur l'instant présent, et sur le fait de dire au revoir aux personnages, y compris ceux perdus la semaine dernière. C'est presque un épisode hors-du-temps, un peu détaché du précédent, et si je le comprends puisqu'il s'agit d'une conclusion, j'ai été un peu destabilisée du changement de ton. Peut-être est-ce parce qu'on n'a pas l'habitude de l'apaisement, de l'espoir, que j'ai eu du mal à croire que ça y est, Boston est libérée et la guerre est lancée. Mais le plus important je pense, c'est de placer June comme un véritable symbole de la résistance et de la guerre qui continue malgré tout. Car c'est dit : Boston est libérée, mais pas les autres villes et états. Le travail est immense, tous ces hommes à Washington qu'on a jamais rencontrés, ils sont toujours là. Elle est la mère d'Hannah et de Nicole, pourtant à la fin elle devient la mère de toutes les filles et femmes restées à Gilead. Pas de paix réelle pour elle, elle le dit : "they stole my life" et surtout à Luke, "what else is there to do?". C'est devenu sa vie, son combat. Durant six saisons (qui représentent je ne sais plus combien d'années), elle a survécu, s'est battue pour sa vie et celle de ses proches, était dans son propre éco-système. Maintenant qu'elle est libre, que toute cette histoire est terminée, elle ne peut pas tout laisser. Elle était devenue une héroïne par son courage et sa résilience, mais en fait cette fin de série est le début d'une autre histoire, et en ça June devient une résistante/combattante comme tant d'autres, qui se battent durant plusieurs années pour un meilleur monde. Je ne m'attendais pas à ça (j'étais vraiment centrée sur elle, et sur l'histoire qu'on nous a raconté) mais je trouve ça intéressant car ça rend l'ensemble plus grand qu'elle, et ça ne fait que faire ressortir le caractère dystopique et inquiétant de notre actualité. Une histoire dans l'Histoire, dans le fond. Le parcours de June ne s'arrête pas là, au contraire, il va se transformer et continuer. En ça, elle est une vraie super-héroïne. Donc même si je ressens un petit malaise, un petit truc de "c'était pas parfait", évidemment que ça reste un beau final, toujours magnifiquement porté par Elizabeth Moss et toute la distribution. Ce fût un plaisir <3. |
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Un bon final et un des bons épisodes de la saison, celui où ils aterrissent et offrent un point de chute approprié à (presque…) tous les personnages.
Alors c’est toujours bourré de facilités et de fins qui nous font dire qu’on aurait pu avoir des arcs plus développés. Typiquement le changement de coeur de Naomi, soutenue par Lydia pour que Janine ait une full happy-end vraiment tombée d’un peu nulle part. Il aurait été sage de montrer plus de scènes entre Lawrence et Naomi sur l’éducation de Charlotte. Après, le reste du final évitant d’être trop cul-cul happy-end, je prends volontiers ce petit bout qu’on nous offre.
Cela dit, on tombe ici pile dans le syndrome “un spin-off a coupé l’herbe sous le pied à la série qui s’est compromise”, car The Testaments reprendra une partie du monde de Gilead post-libération de Boston, et certains personnages n’apparaissant pas ou très peu ici y seront présents. On comprend mieux, mais cela n’est pas une bonne façon de faire et j’en ai ras-le-bol de cette mode.
Également de cruels loupés sont à signaler : à quelle heure de la journée et de la nuit Moira n’a quasi aucune réplique / n’apparaît pas de l’épilogue ?! N’a-t-on pas fait tout un épisode où la série faisait son auto-critique de l’invisibilisation de son histoire ??!
Pas non plus trop la vibe flirty Mark Tuello X Serena qui était déjà teasée la saison précédente et avec une ambiguïté dans laquelle il rajoute une couche ici, sans pour autant en faire quoi que ce soit. Je trouve globalement la toute fin de Serena faible car trop avare en épilogue. Sans doute qu’on passe un peu trop de temps en plans contemplatifs ainsi qu’en récits trop basiques sur les événements de Mayday.
Mais il y a plein de trucs que j’adore dans ce final. L’ultime scène June/Serena est pour le coup incroyable, avec les deux actrices à leur sommet et avec un pay-off émotionnel puissant.
Le retour d’Emily !!!! <3 qui vient semi-retcon son départ très TRÈS mal géré en saison 4 pour adoucir la série et rappeler les débuts de celle-ci, lorsqu’elles se promènent toutes les deux sur la jetée comme lorsqu’elles allaient en courses. Alors certes, Emily pop-là et repart, mais thématiquement c’est hyper pertinent et d’un point de vue meta aussi, sachant que les conditions de départ de l’actrice étaient franchement assez ambigues et plutôt sinistres (d’aucun disent qu’elle ne pouvait plus encaisser l’horreur de ce que le show raconte), donc la voir revenir permet de finir sur une vraie note positive et de se réapproprier le message principal.
La petite séquence fanservice (mal réalisée honnêtement, on distingue à peine qui est qui) sur le what if de June avec un cameo de Alma et Brianna les victimes du train, qui n’a en réalité pas de sens (jamais elles ne se seraient rencontrées sans Gilead) mais c’est tout le but.
Ou encore l’idée très belle et complètement cohérente de boucler la boucle avec June qui démarre son récit par les premiers mots de la série, qui permet une ultime scène parfaite.
L’idée de la transmission de son expérience vue également comme une source d’inspiration est très appropriée. Et je suis aussi fan de l’accent mis sur la maternité dans ce final où June rappelle à sa mère que c’est la voir en manif dans l’ancien monde que ça l’a inspirée et qu’elle poursuit désormais le combat pour faire changer les choses, pour rappeler que l’activisme ça se transmet et ça fonctionne.
Alors après j’ai l’impression que toute la communauté râle car June ne retrouve toujours pas Hannah mais… c’était quand même prévisible, et surtout c’est cohérent. Déjà que cette saison rush à mort son angle diplomatique/rébellion/politique, si en plus ils avaient libéré d’ici le final toute l’Amérique ou en tout cas plus que Boston, ça aurait été vraiment bizounours land. En tout cas j’ai trouvé cette approche plutôt mature et appropriée, tout comme l’espoir pour Hannah est poursuivi, petit à petit. Le dernier échange June/Luke aussi est plutôt réaliste, ni une vraie happy-end, ni une tragédie, juste un passage du temps cohérent de deux personnages détruits mais encore en mission.
Un bon final, certes un peu inégal et parfois maladroit, pas aussi léché que les débuts de la série clairement, mais qui tente d’être généreux et qui réaffirme tous ses messages importants. Un final au fond à l’image de sa saison, pour une série qui, malgré sa réputation de “a duré trop longtemps”, a su je trouve se réinventer et se réactualiser, même s’il est vrai qu’avec le départ du showrunner vers la fin et le shift d’accélération pour se concentrer sur la suite en spin-off, cette dernière saison reste pour moi sans doute la moins bonne du lot.