Avis sur les séries
Avis sur les saisons
Une très bonne saison ! Sans doute la meilleure de Tennant, du moins celle qui aligne les meilleurs épisodes sans aucun doute.
La nouvelle compagne, Donna, est vraiment exceptionnelle, que ce soit son caractère, l’actrice, son duo avec le Docteur, tout. L’alchimie des deux porte vraiment tous les épisodes (et en sauve même certains).
L’image ne fait que s’améliorer, on voit que la série a eu plus de moyens. En conséquence, la saison est aussi moins avare en science-fiction, avec beaucoup plus de planètes et d’autres mondes. C'est sans doute encore aujourd'hui une des saisons les plus diverses, colorées, intéressantes à explorer.
La seconde partie est vraiment une des meilleures du show et enchaîne 6 épisodes fantastiques.
Les spéciaux sont plus en demi-teinte, les épisodes de Noël sont tous assez mauvais (et cette "saison + spéciaux" en compte 3, de 2007 à 2009), mais les deux différents finaux que Ten a eu, à savoir Journey's End (la fin de la saison 4 elle-même et la fin de l'ère du Dixième Docteur) et The End of Time 2 (pour le personnage de Ten en lui-même), sont tous les deux dans la même veine : bourrés de qualités malgré quelques faux-pas, ils font tout le charme de la saison et lui donnent son importance, mais montrent aussi ses limites.
La beauté de la saison, c'est que TOUS les épisodes contiennent au moins 2 ou 3 petites références étranges qui trouveront finalement leur explication sur la fin. Entre les multiples retours de personnages, de monstres et de lieux, la saison possède l'une des meilleures continuités du show et approfondit beaucoup la mythologie.
Bref, entre Donna, le fanservice, la conclusion de l'ère du Dizième Docteur et les scénarios globalement de haute volée, c’est du très bon Doctor Who !
Mon classement :
- Forest of the Dead - 18
- Silence in Library - 18
- The Waters of Mars - 18
- Turn Left - 17
- Midnight - 17
- The Stolen Earth - 17
- Journey's End - 16
- The End of Time Part Two - 16
- The Fires of Pompeii - 16
- Partners in Crime - 16
- Planet of the Ood - 15
- The Unicorn and the Wasp - 14
- The Doctor's Daughter - 14
- Planet of the Dead - 13
- The End of Time Part One - 10
- The Next Doctor - 9
- Voyage of the Damned - 9
- The Sontaran Stratagem - 9
- The Poison Sky - 8
"La saison 1, c'est un peu le brouillon de la série : le docteur et sa compagne, qui voyagent à travers l'espace, un mélange d'ambiances, d'époques, de genres et d'émotions. Il faudra attendre quelques années pour un peu plus de folie et de maturité."
Voilà l'avis que j'avais écrit il y a quelques années à propos de la série. Mon avis a depuis pas mal changé.
Cette saison 1 n'est pas que le "brouillon" de la nouvelle série, elle est aussi son socle et son modèle qui finalement a inspiré énormément la suite. Un acteur méconnu du grand public mais à la très bonne réputation dans le milieu, une actrice au contraire très mainstream pour attirer les téléspectateurs, une continuité avec l'ancienne série donnant l'impression d'entrer dans un monde au background immense mais aux possibilités encore plus grandes... Cette saison 1 a brillé dans beaucoup d'aspects, et sans elle, le show n'aurait jamais fonctionné et grandi pour être le show que l'on connait maintenant.
Et elle n'est pas qu'une saison servant de base où l'on "pardonne ses défauts car c'était la première", comme bien des œuvres surestimées sous prétexte de nostalgie, non non. Elle a aussi de très nombreuses qualités en soi. Aucun épisode ne brille particulièrement ni est au-dessus des autres, mais le niveau général est plutôt bon. Les histoires sont variées, différentes dans les tons, et la dynamique entre le Neuvième Docteur et Rose Tyler reste à ce jour l'une des meilleures.
Une chose qui explique selon moi le fait que la saison soit aussi réussie, c'est que Russel T. Davies avait convaincu la BBC de lui laisser reprendre le show afin que cette saison devienne le retour triomphant d'une légende, certes, mais à la base le show a également été conçu pour raconter une histoire avec un début et une fin, dans l'optique d'une annulation... Autrement dit en plus de voir plus large, elle raconte tout de même une histoire d'un point A à un point B et possède un vrai développement et une conclusion. C'est ce qui rend les personnages de Rose et du Docteur si attachants. La grande force de la saison 1 c'est le fait de les voir évoluer ensemble depuis le pilot jusqu'au season-finale. Toute la saison repose sur la spontanéité de Rose qui se mêle au monde à la fois tourmenté et merveilleux du Docteur, permettant à ces deux personnages de s'aider mutuellement à devenir de meilleures personnes. Très peu d'épisodes ne servent aucun propos dans la trame, ce qui donne cette atmosphère générale de confiance et de maîtrise dans toute l'histoire.
C'est cette réussite d'avoir réussi à réintroduire doucement mais sûrement toutes les bases pré-existantes d'une série culte, tout en y ajoutant des touches modernes dans les personnages et d'avoir réussi à écrire et boucler une histoire complète en 13 épisodes seulement, sans pour autant nuire de quelconque façon à une potentielle suite, qui fait de cette première saison une vraie réussite.
Et la suite nous réserve encore les meilleures choses !
Une citation pour résumer la saison :
You could stay here, fill your life with work and food and sleep, or you could go anywhere.
Moyenne de la saison 1 : 14.46
Classement :
- The Empty Child - 17
- The Doctor Dances - 17
- Dalek - 17
- The Parting of the Ways - 16
- Father's Day - 16
- The Long Game - 15
- The End of the World - 15
- The Unquiet Dead - 15
- Bad Wolf - 14
- Rose - 13
- Boom Town - 13
- World War Three - 11
- Aliens of London - 9
Le diptyque de Steven Moffat se place dans le haut du classement, clairement l'épisode le plus moderne et mémorable de la saison, même si finalement il ne représente pas vraiment cette dernière, avec son aspect très romantique, absurde et horrifique. Il est accompagné par le très bon one-shot de Robert Sherman, Dalek, qui complète le podium. Le series-finale et Father's Day complète les "16/20" et pour le coup représentent, eux, très bien cette première saison.
The Long Game a longtemps été un vilain petit canard pour ma part mais son commentaire "politique" sur l'humanité du futur, un gros gros thème de la saison qui se retrouve d'ailleurs dans The End of the World, donne vraiment des thèmes directeurs à cette saison 1. Ces deux épisodes sont très bons et dans le haut niveau de la saison. The Unquiet Dead est vraiment un historical sympa à mes yeux et est un nouvel exemple d'épisode qui s'inscrit très bien dans la saison, servant plusieurs rôles et dans lequel Rose et Nine brillent.
Bad Wolf est une première partie de finale perfectible mais très fun, tout comme Rose, un pilote encore plus perfectible et kitch mais très efficace.
Ne reste donc que le trio des épisodes Slitheen, lourdement en fin de classement. Boom Town ne s'en sort pas trop mal. A noter surtout deux ratés dans la saison : les deux parties de l'attaque des Slitheens à Downing Street. Aliens of London, est un pas en arrière après les trois premiers épisodes de la saison, mais est heureusement rattrapé par une deuxième partie plus réussie, mais pas fameuse non plus au contraire. Ils témoignent de l'aspect cheap souvent reproché à cette saison et à raison, et sont beaucoup plus lents et mal écrits que le reste.
Malheureusement l'une des plus mauvaises saisons du show, bien qu'elle reste suffisamment décente pour qu'on n'ait aucun mal à imaginer une saison moins réussie si cela devait se produire un jour - pour l'instant après 9 saisons, cela n'a toujours pas été le cas, espérons que cela continue.
EDIT de 2019 : lolilol la saison 11 existe donc oubliez, la 2 n'est clairement pas
La grande cause de cette saison 2 plus molassonne c'est que la qualité des standalones n'est pas au rendez-vous. Au cours de mon revisionnage, il n'y a pour ainsi dire qu'UN seul épisode que j'ai un peu plus aimé davantage que le précédent visionnage : School Reunion. TOUS les autres épisodes m'ont apparu comme, parfois, identiques, mais le plus souvent, moins bien que dans mes souvenirs par rapport aux autres saisons (la saison 1 comprise). Mis à part le season-finale, le two-parter du diable, School Reunion donc et ce petit bijou de The Girl in the Fireplace, le reste de la saison est souvent juste "pas mal".
J'aborde toujours chaque saison avec deux angles : la qualité intrinsèque de chaque histoire, grosso modo que l'on peut résumer comme étant la "qualité des standalones", ainsi que fil rouge, que ce soit un arc, une intrigue mystérieuse, l'évolution des personnages ou l'agencement et l'ambiance générale, bref l'objet de la saison. Le fond compte autant que la forme en somme.
J'en ai un peu parlé dans mon avis sur Army of Ghosts, mais Ten convaint moins que Nine en tant que Docteur. Je n'ai absolument rien contre Tennant, il est pour le moment bien dans le rôle, sauf qu'il n'a malheureusement pas encore eu beaucoup de palettes d'émotion à démontrer car l'écriture ne lui rend souvent que peu honneur (cela dépend des épisodes en fait, on en revient à la qualité des standalones, cette dernière ayant un rôle à jouer dans mon appréciation du fil rouge, ces deux blocs ne sont pas distincts). Pas de fausse note particulière pour Tennant donc, mais pas de réel moment emblématique non plus.
Le principal problème, c'est que la transition par Rose est très mal gérée. Elle est trop rapidement balayée dans The Christmas Invasion, ce qui laisse juste une saison où l'on est censé voir deux meilleurs amis vivre les meilleures des aventures possibles... et c'est tout ! Ce que la saison 1 avait soigneusement construit : un Docteur moralement complexe, une compagne humaine et attachante à ses côtés, une relation avec un apport mutuel, un point A et un point B... toute la saison 2 ne fait pas vraiment bouger les choses.
Le pitch est surtout : "donnons à Ten et à Rose une romance naissante", c'est assez bien fait mais ça donne une saison sans grand dynamisme.
A part ça le personnage du Doc n'est pas archi intéressant et se dévoile peu, puisqu'il est "humanisé" à l'extrême par Rose. Sauf rares exceptions (School Reunion par le biais de Sarah Jane Smith et de l'écriture de Toby Withouse qui lui rend honneur même face à des scènes triviales comme face aux Krilitaines, et The Satan Pit dans son échange face au Diable et sa croyance sur le temps), le Dixième Docteur n'est pas un Seigneur du Temps de 900 ans qui a fait une Guerre du Temps. Non, le Dixième Docteur est un alien qui a pour meilleure amie une londonnienne et qui a pris goût à la vie humaine. Pour de vrai. On ne retrouve pas le personnage du Docteur dans son ensemble mais seulement par certains endroits, c'est ce qui me gêne avec cette incarnation. Tous les autres Docteurs sont souvent impliqués et posent leur marque, ce qui créé bien sûr des aspects que l'on aime pas, mais Ten est juste... normal ? La saison s'occupe juste de lui trouver des aventures et du bon temps et ce n'est pas l'approche que je préfère chez Doctor Who.
Le Neuvième Docteur avait un égo surdimensionné concernant son importance par rapport à celles des autres races, le Dixième Docteur est à l'inverse le plus proche possible des humains qu'on pourrait l'être. Le contraste est intéressant, et donne lieu à de très belles choses, notamment son émerveillement face à l'humanité et aux agissements des humains (un thème que l'on retrouve même dans The Age of Steel ou The Impossible Planet, ce genre de petits détails très sympathiques). Je n'ai rien contre un Docteur plus "humain", "charmeur", "drôle" et finalement, plus à même à parler à l'audience mainstream, et je trouve le contexte intéressant car cela permettra une descente aux enfers progressive (dans les saisons suivantes). Le problème est que vu que la descente aux enfers ne peut commencer QUE à partir du départ de Rose, c'est-à-dire dans le dernier épisode de la saison, on a donc toute une saison avec un Docteur qui ne bouge pas d'un pouce.
Il aurait été beaucoup plus judicieux d'intégrer des nuances plus subtiles à son personnage plus souvent. Comme je l'ai dit c'est tout de même en grande partie lié à la faible qualité des loners, il suffit de voir The Idiot's Lantern, Fear Her, Love and Monsters ou même New Earth et le two-parter Cyberman pour voir que le Docteur n'est pas à son meilleur jour. Sur une saison de 14 épisodes en incluant le Noël, c'est beaucoup.
Ce n'est pas la seule chose pour laquelle la saison a pris un tournant opposé à la une. Il n'y a pas de mention de la Time War avant très longtemps, une mythologie très peu poussée, un Docteur très peu intéressant d'un point de vue de son passé... mais aussi une Rose beaucoup plus controversée, à raison.
Si je n'ai aucun mal à dire que la relation Nine/Rose est l'une des meilleures du show, Rose Tyler dans la saison 2 est parfois agaçante sur les bords. Dans le Noël, sa réaction avec le Docteur est un peu disproportionnée. Dans la saison elle est hyper dure avec Mickey ou sa mère sans raison valable, parfois jalouse à l'extrême.
Elle n'a pas que de mauvais aspects cela dit, j'aime beaucoup l'assurance dont elle fait preuve dans certains épisodes comme Tooth and Claw, The Idiot's Lantern, Fear Her ou The Satan Pit, où elle n'hésite pas à prendre la situation en main. Mais où est la Rose Tyler qui était prête à se mettre entre un Dalek et le Docteur pour affirmer son opinion ? Où est la Rose Tyler qui a ouvert le coeur du TARDIS pour sauver le Docteur ? Où est la Rose Tyler qui a brisé toutes les lois du temps pour sauver son père ?
Oui, l'aspect téméraire est toujours là, mais il y a bien un facteur qui manque : le cœur, l'affection, l'humanité, la sensibilité de Rose de la saison 1.
En même temps, avec un Docteur aussi bon-copain, ce n'est pas étonnant. Il déborde tellement d'amour, de joie et d'émotions, qu'elle ne passe plus pour la jeune fille qui découvre l'univers et y apporte son humanité dans les pires situations même les plus négatives... non, maintenant en saison 2, Rose Tyler est plutôt la gamine capricieuse qui a eu la chance d'être dans le TARDIS et qui le prend pour acquis. Je grossis les traits car il y a des épisodes où elle est très bien. Et encore une fois, je n'ai rien contre cette évolution, qui est très joliment adressée par Jackie dans Army of Ghosts, quand elle lui dit qu'elle ne reconnaît plus sa fille... mais ça c'était l'épisode 12 ! Durant toute la majorité de la saison, j'aurais aimé avoir plus de nuances de ce type. En saison 1, on voyait déjà les mauvais traits de la personnalité de Rose, elle était déjà ennuyante avec Mickey, elle était déjà jalouse (de Lynda par exemple), mais puisqu'elle offrait beaucoup d'autres choses à côté, ces aspects ne semblaient pas dominer sa personnalité. Rose en saison 2 est toujours aussi attachante, et elle gagne en confiance, mais on perd ce côté si sensible qui faisait tout son charme et qui était pourtant - je le croyais - inscrit dans son personnage (rien que par son nom - fragile comme une Rose).
Forcément, si on associe dynamique de personnages statique et personnages en eux-mêmes attachants mais pas toujours montrés sous leur meilleur profil, et que l'on y ajoute un arc pas tip top ("Torchwood" étant beaucoup moins subtilement amené que Bad Wolf - c'est parfois mentionné deux fois par épisode - et moins mystérieux aussi), le fil rouge de la saison 2 n'est juste pas bon. La succession quasi-constante de loner est agaçante, il n'y a jamais aucune continuité hormis le départ de Mickey et son retour (une moitié de saison donc, au milieu tout est interchangeable). Pour que la continuité de la saison repose sur un personnage aussi médiocre (il faut voir la transition de Mickey entre School Reunion et The Girl in the Fireplace, elle est nulissime), c'est qu'il y a un problème.
Pour résumer tous mes problèmes avec cette saison 2 :
- Un Docteur limite trop puéril, ou qui ne possède pas assez de moments pour briller malgré Tennant qui pouvait pourtant faire "so much more !" (si vous avez capté la référence, bien joué).
- Une compagne qui perd l'un de ses principaux traits pour devenir parfois agaçante, même si paradoxalement elle est quasiment plus mise au centre que son Docteur dans la saison.
- Un arc qui n'en est pas un, ne laissant qu'une continuité branlante entre les épisodes
- Des standalones trop faibles (l'opener, le double sur les Cybermen, celui avec la télé qui bouffe les gens, celui avec la môme...)
On peut trouver de qualités à cette saison dans l'ensemble. Chaque point positif que je peux trouver ne résulte pas QUE de la performance d'un épisode individuel seulement. La relation Ten/Rose, j'ai beau objectivement trouvé les deux personnages un peu faibles, mon petit coeur de fan encore ébranlé par le premier visionnage de Doomsday ne peut s'empêcher des les aimer ! Ils sont charmants. La saison a aussi tenté de nouvelles choses (certains épisodes expérimentent des genres, comme The Girl in the Fireplace ou Love and Monsters, et la saison créé la notion de Christmas Special).
Oui mais voilà, il faut être réaliste, si le seul but de la saison après The Girl in the Fireplace est d'offrir une belle porte de sortie à Rose, il y avait beaucoup, beaucoup mieux à faire.
Mais au moins maintenant, la voie est libre pour que notre Docteur reprenne du pep's et s'affirme, en espérant que la saison 3 saura plus revenir à ce qui avait fait la très bonne qualité de la première saison : une compagne intéressante, une mythologie et un personnage principal complexes et une meilleure balance entre légèreté/kitsh et sérieux. Ce qu'elle réussira à peu près.
Moyenne de la Saison 2 - 13.85 (tout de même pas mal pour la "pire" saison d'un show)
Classement :
- The Girl in the Fireplace - 19
- Doomsday - 17
- The Satan Pit - 17
- School Reunion - 16
- The Impossible Planet - 16
- Tooth and Claw - 15
- Army of Ghosts - 14
- Love & Monsters - 13
- The Christmas Invasion - 13
- The Age of Steel - 12
- New Earth - 12
- The Idiot's Lantern - 11
- Rise of the Cybermen - 11
- Fear Her - 8
Avis sur les épisodes
Le “Boston Rob” show atteint son climax… et sa fin prématurée !
Du début à la fin, il n’existe littéralement que deux personnages dans cet épisode : Kathy, et “Boston Rob” (surnom donné à Rob par cette dernière). Avec Sean en périphérie, et “random Rotu 1, 2 et 3” de l’autre côté, mené par John la tête pensante (pas tant présente ici). En même temps, quand on entend Robert le Général dire “Real men don't wear pink.” en guise d’unique confessionnal, je ne suis pas sûr que leur faible visibilité soit une grande perte ! Tammy a un petit confess plus intéressant qui montre que c’est la plus réfléchie du groupe après John. Neleh et Paschal n’ont presque pas de focus, il n’est notamment pas fait mention de l’élimination de Gabriel, ce qui est un léger manque de complexité dans le tissu social de ce groupe.
ROB: This tribe is a bunch of morons.
C’est l’épisode de la fusion, et elle est annoncée par les yeux de Rob qui peut enfin entrevoir une porte de sortie de sa situation impossible à Rotu. Après un petit silence gênant, il est l’unique volontaire pour être ambassadeur, un risque qui s’avère très payant, puisqu’il retrouve Kathy, soit l’autre personnage la plus développée de cette saison à ce stade, avec qui il forme un pacte. Nul doute que leur rencontre sera au coeur des enjeux de la saison… Les entendre se dire mutuellement “j’ai entendu beaucoup parler de toi” donne une petite sensation de crossover très réussie.
Rob n’y va pas par quatre chemins et rentre dans le tas en manipulant clairement Kathy. Il se base sur la promesse (qu’il sait être fausse, mais qu’importe, ça lui a été dit) des Rotu d’éliminer Kathy d’abord, pour casser complètement son affiliation aux Rotu et sceller un pacte avec elle. Son jeu agressif et avec une propension pour le risque est un vrai délice à voir, il est totalement inédit depuis le début du show. Le voir aussi admettre en confess qu’il ne fait que mentir à tout le monde est très amusant.
ROB: John thinks I have an alliance with the team. Now she thinks I have an alliance with her. Dude, I've been lying this whole game.
Ce qui est top avec ce personnage c’est qu’il a beau être montré hyper négativement, fainéant, immature, revenchard, manipulateur… en confessionnal face caméra, il a ce petit sourire narquois et cette petite étincelle dans les yeux qui montrent qu’il prend vraiment tout ça pour un jeu et s’amuse juste beaucoup, n’étant sans doute pas une mauvaise âme loin de là. Derrière son côté “street” brut de décoffrage, le bonhomme a un bachelor en psychologie et semble se délecter d’analyser les relations sociales, preuve qu’il est tout de même affuté.
Dès la seconde où il pose le pied sur la plage Maraamu et les a aidés à faire leurs valises, il insiste bien sur “NOUS avons réussi ENSEMBLE ! voici une nouvelle ALLIANCE !”. Je pense que même dans son sommeil il doit essayer de se mettre tout le monde dans la poche ! Dès qu’il atterrit sur Rotu, il n’attend même pas que Kathy psychote longtemps dans son coin : il prend Zoe et Kathy à part, les fait s’asseoir et force Zoe à lui re-mentir face à Kathy pour mieux la manipuler. C’est globalement trop agressif pour leurs jeux actuels, mais c’est son meilleur pari.
ROB: If you can figure out what buttons to push on what people, then you're going to have the advantage.
Kathy est sans doute la bonne personne qui permet de cristalliser tous les efforts de Rob. Ce dernier la compare même à Sarah, prouvant d’ailleurs qu’il n’y a pas besoin d’attirance romantique pour que la manipulation opère. Kathy est en marge de sa tribu depuis le début, malgré des relations apaisées depuis. Elle devient vite paranoïaque, croit aux semi-mensonges de Rob, en parle à Paschal qui prend les choses avec plus de recul…
Heureusement ou malheureusement, l’épreuve d’immunité d’équilibre sur les plateformes flottantes est remportée par… Kathy, ce qui lui assure de ne pas être éliminée. Elle est donc plus sereine de parler à John et de lui balancer tout ce que Rob lui a dit en privé lors du sommet des ambassadeurs. C’est pas de bol pour Rob qui était vraiment à un cheveu (si Kathy n’avait pas gagné) de pouvoir potentiellement vraiment donner un coup de pied dans la fourmillière : on sent bien que Kathy voit clair dans l’alliance des Rotu 4 et comprend qu’elle serait la première sur la liste sans Rob/Sean. Elle vote d’ailleurs contre Zoe à la fin !
KATHY: I just have to keep telling myself it's a game, and get into this peculiar act of kissy and love, and “I love you, but guess what, when we go to the next Tribal Council, you're out”!
Cette saison atteint une dynamique vraiment intéressante en tout cas et ça lui donne une aura assez unique. Même si la saison n’a pas de réelle identité forte par rapport aux deux précédentes, la scène au départ où le trio Maraamu trouve un crâne fendu vieux de plusieurs siècles ce qui leur évoque le cannibalisme des tribus de l’île est très atmosphérique, et un parallèle narratif involontaire aux tribus qui doivent se trahir.
Le dernier quart de l’épisode où Boston Rob comprend, globalement, qu’il n’a plus aucune chance, est riche en collisions et en haussements de tons entre mâles alphas. Vecepia nous balance sa catchphrase hilarante :
VECEPIA: Too much drama!
Je suis aussi fan d’un petit passage de l’épisode où après avoir été très sanguin face à John, Sean explique en conseil qu’il est particulièrement déçu car ils avaient partagé des conversations sur leurs expériences d’être en marge parce que Sean est noir et que John est gay. C’est quelque chose qu’on n’a (malheureusement) pas vu dans le jeu mais qui aide beaucoup à adoucir l’image chauviniste qu’on pouvait avoir de Sean et Rob lors de leurs blagues casuellement racistes/homophobes de l’époque, et qui montre que dans le cas de Sean il est bien plus mature qu’il n’en avait l’air.
Le conseil est inévitablement la chute de Rob, après qu’il tente une dernière fois de briser l’hypocrisie générale en avouant qu’il a menti durant le jeu. Je crois que c’était une première à l’époque, le conseil étant habituellement plus tabou, cf. Borneo où les Tagi mentaient sur l’existence d’une alliance, ce que font les Rotu ici. Le montage est plutôt malin lorsque Rob ne souhaite pas nommer les membres de l’alliance/les menteurs, mais que la caméra insiste sur des plans fixes et lourds de tous les visages de Tammy/Zoe/Robert/John.
Malgré la prévisibilité du conseil, il réserve plein de petites surprises : la première est la nouvelle règle que le collier d’immunité représentant la victoire individuelle en épreuve est désormais cessible, ce qui peut inciter quelqu’un à protéger quelqu’un d’autre au dernier moment. J’ai toujours adoré cette règle que “l’immunité, on en fait ce qu’on en veut”, même s’il est évident que dans 99% des cas ça n’aura pas d’impact sur le jeu.
Certains votes sont aussi relativement étonnants, comme Kathy qui vote contre Zoe, ou bien Vecepia contre Rob qu’on nous montre et qui m’a fait vraiment sourire : elle joue totalement la carte de la lèche-bottes incluse dans le groupe des Rotu 4, mais le fait avec le sourire.
Il faut enfin noter que Rob Mariano part avec le sourire, sans rancune, avec un confess de sortie hyper bienveillant qui montre qu’il faisait vraiment la part des choses entre son jeu agressif et son affection humaine pour les autres.
ROB: I’d like people to know that this was a game, and I hope everybody doesn't take so much of everything that I said seriously. I was trying to be funny. It's just my personality. I definitely enjoyed the game. I like trying to manipulate more than anything else. I hope nobody comes away with any bad feelings afterwards. I hope we can all be friends.
C’est vraiment un personnage à la fois séduisant et répugnant, qui rend cette première moitié de saison si spéciale, et cet épisode si bon.
Un épisode charnière dans l’histoire du jeu. Rien que ça !
Uniquement pour son issue. Mais celle-ci est préparée tout du long, dans un épisode aux allures classiques de faux-suspens… sauf que pour la première fois du jeu, les underdogs parviennent vraiment à s’allier et à renverser l’alliance majoritaire !
Dès le début, tout nous porte à croire que Sean est le prochain. Paria, grande gueule, péteur la nuit (!)… Sean a beau travailler au corps Neleh et Paschal en tentant de leur expliquer qu’ils peuvent rallier Kathy à sa caus et ainsi renverser à 5 l’alliance des Rotu 4. Il reprend ainsi le flambeau de Rob, avec relativement plus de tact. Bien sûr, aucun n’égale vraiment la subtilité de Vecepia, qui nous confie brièvement qu’elle avait prévenu Rob qu’elle allait voter contre lui, mais dépend quand même de Sean pour faire des vagues.
Kathy, quant à elle, a encore une troisième approche. Elle confronte Zoe sur cette potentielle alliance, tout en ne rentrant pas trop en conflit avec elle, en feintant que son amitié a toujours de l’importance, pour la faire culpabiliser juste un peu. C’est plutôt smart, et une chose est claire : même si Boston Rob est hors du jeu définitivement, son héritage et la graine qu’il a plantée dans l’esprit de Kathy continue de définir la saison.
Paschal semble initialement à l’aise avec le fait de ne pas être dans le top 4 de l’alliance principale. Il a l’air de trouver Sean trop fainéant pour être respectable, et ne voit pas le problème que Kathy décrit dans le fait d’être garanti 6ème au mieux. Il préfère ainsi sacrifier ses chances juste pour s’assurer qu’un type comme Sean n’aille pas au bout, et qu’un des 4 Rotu plus respectables gagne.
Paschal agit comme dans sa vie : un juge qui suit un code de conduite, sacrifiant son intérêt individuel. Neleh est approchée aussi par Kathy, mais n’a pas l’air d’avoir envie de faire beaucoup d’alliances ni de se prendre la tête, et serait satisfaite d’une cinquième place… Elle ne fera sans doute que suivre Paschal. Même si ces personnages sont discrets, ils sont bien définis et se distinguent d’être de simples clones de Elisabeth & Rodger en saison 2.
PASCHAL: This is exactly how I am in the courtroom, in life. The only thing I can say is I think I'm a fair and consistent judge. I think I'm a fair and consistent player.
Cela semble en tout cas compromis au début pour bouger quoi que ce soit du status quo. Ce qui permet de montrer John dans toute son arrogance, estimant qu’il a limite sa victoire toute tracée pour lui :
JOHN: Neleh and Paschal, I think, are really supporting my success in this game and are really rooting for me.
Cela aurait pu s’arrêter là. Une saison comme une autre où vient un stade où le Pagonging est en route. Le début de l’épisode n’ayant en effet rien de vraiment spécial pour lui. L’épreuve de confort rappelle à quel point la saison est improvisée et fauchée, car c’est littéralement juste une activité cerf-volant pour gagner un snickers ahah. Kathy l’emporte et part faire de la plongée, c’est sa deuxième épreuve gagnée, donc pour arrondir les angles et calmez les jaloux elle ramène une unique barre de Snickers que tout le monde peut partager, ce qui est un peu risible.
JOHN: It was a beautiful gesture on Kathy's part, you know, an eighth of a Snicker isn't going to change my vote, but I do appreciate the gesture.
Sauf que…
Sauf que vient l’immunité. Encore un truc un tout petit peu cheap mais hyper intéressant, puisque l’épreuve mêle quiz avec élimination par choix direct de qui cibler. Une épreuve qui, sur le papier, rend impossible l’alliance minoritaire de gagner la protection. En pratique, elle leur a été salvatrice.
Cette épreuve change le cours de l’histoire en révélant toutes les dynamiques sociales.
Sean est la première cible. Vecepia, fourbe agent infiltrée, cible Kathy avant tout (un choix consensuel qui lui permet de se faire passer pour loyale ou juste). Sean finit par se faire éliminer par John qui lui offre un “baiser de la mort” (que Sean prend et frotte sur ses fesses). Vecepia est ciblée en deuxième. Sean plaisante alors qu’il va appeler “SOS racisme” (on sait bien qu’il ne plaisante qu’à moitié). Kathy est éliminée après eux deux.
Une chose se dessine : l’ordre des éliminations. Ne restent que les 6 Rotu “principaux”. Les trois exclus le remarquent bien… et espèrent le faire comprendre à Neleh et Paschal.
Les deux suivants à prendre des coups ? Paschal et Neleh. Ce dernier se fait éliminer. John finit certes par être éliminé avant Neleh, parce que Robert le General a quand même le bon sens de le cibler pour ne pas être trop cramé (et parce qu’il est le mec en compétition avec John pour le rôle de leader de son alliance). Zoe mentionne aussi de retour sur le camp avoir fait attention de ne pas trop s’acharner sur Paschal. Preuve de leur alliance sournoise.
Mais là où Borneo nous montrait le point de vue des Tagi qui maîtrisaient tout tandis que les Pagong refusaient souvent d’y croire, cette saison nous fait suivre vraiment le point de vue des underdogs Maraamu, tandis que les Rotu en puissance sont peu développés et mesquins.
Il n’en fallait pas plus à Neleh et Paschal pour avoir l’électrochoc. Et c’est Neleh qui se réveille finalement et finit par secouer Paschal ! Celle-ci dévoile une finesse dans le jeu et une légère a-moralité (si on considère que Sean est moins méritant que les Rotu) qui me surprend agréablement. Au conseil, ce dernier avoue avoir finalement commencé à jouer le jeu “aujourd’hui”.
Et ainsi John part, un stratège à la Richard Hatch qui sera tombé sur moins docile que prévu. J’ai beaucoup aimé ce personnage et son confess de sortie où il laisse tomber son image de pseudo-dur pour s’excuser en larmes auprès de sa mère de ne pas être allé plus loin, fait son petit effet.
JOHN: Well, well, well. So I'm the first member of the jury. I am going to go eat really good food. My abs are incredible. I wish I could have done a little bit better. You won't be able to retire, Mom. I'm sorry. (tearfully) But, um, but I made the game and I made the jury and I just…I did really well and I'm very proud of myself.
Mais c’est très poétique que Rob et John partent tour à tour juste au milieu du jeu, et que leurs départs signent un tournant dans l’histoire.
SEAN: Checkmate, bruh. Thought you had me. So, anytime you go to Vegas, bet on black.
C’est aussi la première fois qu’une saison est aussi dominée par les femmes, désormais, puisqu’elles scorent un 5-3 contre les hommes.
L’épisode possède quelques moments old schools pas hyper intéressants (Kathy qui a sa récompense plongée par exemple) mais il reste assez charnière pour être très mémorable. Il faut souligner l’improbabilité de cette alliance et à quel point elle fait basculer le jeu vers l’antithèse de Koh Lanta, où tous les moyens SONT bons pour atteindre la fin.
La saison 5 nous emmène en Thaïlande, avec une bande-son dépaysante, mais des décors finalement très familiers : une plage un peu terreuse, un peu moche…
Pas de portrait du casting avec la voix-off de Jeff, mais des auto-présentations en live des candidats : une idée intéressante pour permettre d’avoir des premières impressions. On découvre notamment Ken le policier de NYC que tout le monde applaudi à la mention de son métier (… mais pas un mot pour la pompier ou la social worker), Brian le vendeur de voiture qui passe après lui et qui a une belle auto-dérision sur son métier, John le pasteur (étonnant dans ce jeu !) ou Jan l’instit qui a l’air trop gentille. C’est d’ailleurs Jan, la doyenne qui, avec l’autre doyen, Jake, ont pour mission de constituer les équipes, dans un twist innovant de la production !
Ce twist rend honneur à la culture thaï dans laquelle, comme le rappelle le titre de l’épisode, les doyens ont le respect et dirigent… apparemment (car ce n’est jamais cité directement dans l’épisode ni la saison). Typiquement dommage de ne pas plus insister sur cette culture à travers le thème de la saison.
Les candidats s’attendaient plutôt à être divisés en tribus hommes contre femmes, et le montage joue sur cette ambiguïté. Mais le résultat est plus fun. Jan dessine une tribu Chuy Gahn clairement plus âgée, plus là pour la vibe, tandis que Jake choisit des Sook Jai clairement plus athlétiques et jeunes. Pas une personne au-dessus de 29 ans (sauf le doyen, bien sûr) chez les Sook Jai, tandis que sur Chuy Gahn, à part une seule jeune Tanya (qui dit qu’elle aurait clairement préféré être dans l’autre équipe), tout le monde a 34 ans ou plus.
Cette dynamique est marrante et se poursuit bien tout au long de l’épisode. Dès le début, les jeunes Sook Jai ne font pas fonctionner leurs neurones en ramant avec une barque à l’envers ! Mais ils y vont avec positivité et bonne humeur, et finissent par y arriver.
JAKE: I have a crew that is totally enthusiastic and is ready to go, but they know nothing.
L’arrivée sur les camps et le contraste entre les deux îles, une avec une magnifique grotte mais un accès à l’eau incroyablement tordu (il faut prendre un canoe et aller sur un îlot en face, le trajet prenant bien 2h), l’autre avec un accès à l’eau direct mais aucune protection naturelle pour un abri. C’est plutôt sympa de voir la production jouer sur le placement de l’eau pour équilibrer et varier les conditions de départ.
Chez les jeunes/Sook Jai, Stephanie se baigne à poil, Robb le jeune beauf est trop content d’être avec toutes les “hot chicks” et se balance aux arbres, tandis que Shii Ann, plus mature que les autres, constate que sa tribu est folle (à juste titre) et se prend des remarques pour oser faire ce qu’on lui dit et ne pas toujours être à fond sur la construction de la cabane… L’ambiance a l’air donc faussement joyeuse. Gab aussi préfère chercher à manger dans son coin.
De cette tribu, c’est surtout Shii Ann qui se détache, ainsi que Robb dans la logique bouffon excentrique, même s’ils clashent tous les deux.
SHII ANN: You do not mess with the Shii-Devil and not get the horns
De l’autre côté, Brian le vendeur de voitures d’occasion annonce la couleur :
BRIAN: This is a business trip.
La quête de l’eau est très intense et termine par John qui, après avoir découvert le point d’eau, fait croire aux filles qui arrivent ensuite qu’une vieille flaque d’eau croupie est leur source, ce qui ne fait rire personne.
Le reste est très standard. Les tribus reçoivent un message (illisible, noir sur couleur foncée ahah) annonçant l’épreuve. Cette première épreuve est assez multi-facette puisqu’elle mêle rame, puzzle et effort physique. Ça change de l’épreuve où il faut allumer un flambeau, c’est cool ! C’est plutôt fun mais malgré une avance de l’équipe vieille, Gandhia ruine tout à la fin en échouant à résoudre un casse-tête simple.
Elle s’en veut mais n’est pas forcément la plus menacée. Tanya la plus jeune, seule dans sa vingtaine, est très malade et ne s’intègre pas. Mais c’est finalement John le pasteur, éliminé pour son caractère irritant, avec comme seule preuve pour l’audience sa blague de mauvais goût sur la source d’eau.
On l’a finalement très peu connu et toute la fin de l’épisode est plutôt conventionnelle et peu remarquable, comme souvent pour les premiers épisodes.
Je n’aime pas la saison mais il faut reconnaître qu’avec la dynamique jeunes vs. vieux involontaire, c’est un bon début !
Clay ronfle, Hélène se perd en allant chercher l’eau mais blâme tout de même Jan d’en avoir ras-le-bol et de flâner, au point d’avoir envie de la trucider… On s’ennuie un peu, non ?
HELEN: If I had a pistol in my pocket, I would have pulled it out, shot her first, shot me second. That's why I don't carry a gun.
L’image de Jan qui est étalée dans la mer tandis qu’Hélène souffre est quand même assez cocasse !
A part ça, qu’est-ce qu’on s’ennuie sévère tout d’un coup…
Le cast est juste éteint.
Il ne se passe rien d’intéressant. Les Sook Jai se châmaillent car ils mettent tout leur énergie sur la cabane sauf Jed qui cherche à manger et Stephanie qui cherche de l’eau, ce qui créé des embrouilles. Shii Ann continue d’être la candidate la plus sympathique en faisant remarquer qu’il faut de l’osmose dans le groupe pour pouvoir survivre.
SHII ANN: There are so few happy moments here. We are fighting against nature, against each other. We all want to have a good time, but before the good times, we have to work together as a team.
Tandis que la pluie s’abat, Jed et Stephanie, qui n’ont fait que critiquer le fait que l’abri n’est jamais fini, adoptent deux approches différentes : l’un se réfugie quand même en-dessous, l’autre préfère dormir sous la pluie… au point de tomber malade.
Chez les Chuy Gahn, pour l’anniversaire d’Helen, la tribu lui prépare une petite surprise (un collier de fleurs).
Il faut attendre VINGT minutes avant l’épreuve de confort, qui est plutôt jolie, mais bon.
Ensuite on montre Tanya malade chez les Chuy Gahn, qui perdent de nouveau et vont au conseil, et l’éliminent donc. L’épreuve d’immunité est encore un mix sport aquatique + puzzle, au lieu de la traditionnelle dégustation, bien plus drôle. Au moins, on peut noter que les deudx challenges sont très serrés. Mais quand les challenges sont la meilleure partie d’une saison, c’est mauvais signe, et le signe qu’il n’y a rien d’intéressant à signaler.
Plus alarmant que l’ennui qui rôde, c’est l’absence totale de construction d’une storyline de long terme pour la saison qui inquiète. Aucune alliance, aucun vrai conflit à part des petites chamailleries anecdotiques sur la survie, tout est constamment centré sur la météo, les conditions de survie ou la nourriture… Absolument aucun personnage à part Helen et dans une TRES moindre mesure Shii Ann ne bénéficie du moindre focus stratégique ou social digne de ce nom.
Un bien mauvais deuxième épisode, sauvé uniquement par le drama de l’eau au début un peu amusant entre Helen et Jan.
