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Le Vrickavrack - Été 2017


Game of Thrones, Rick & Morty, The Deuce, The Defenders, Twin Peaks, The Sinner... elles sont toutes là pour la rentrée.


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Bonjour à toute et à tous.

Ça va ?

Ça a été, les vacances ? Vous en avez bien profité ? Tant mieux, car c’est fini, tout ça.

Eh oui, retour au long tunnel interminable du train-train quotidien, avec chaque jour une plongée en apnée dans l’inhumain et hypocrite monde du travail, cet esclavage volontaire, où vous serez broyés entre manque de reconnaissance et pression du résultat.

Et encore, ce schéma, c’est pour les plus chanceux. Car pour les chômeurs, c’est le retour au triste quotidien de l’exclusion sociale et des doutes sur ses compétences. Pour les étudiants, sachez que vos jours d’insouciance sont comptés, que vous vous rapprochez, seconde après.....

Intervention du fan assidu du Vrickavrack : Mais, mais, attendez une seconde, cette intro me parle…. Mais oui, c’est exactement la même que celle de l’année dernière, pour le numéro spécial rentrée de 2016. La preuve.

Réponse du Vrickavrack :

 

Gif de Naruto, le méchant qui disparaît

 

Mot de la fin du fan assidu : Pfff. Et sur le gif, on voit qu’il a encore son short de bain et ses tongues, cette feignasse.

 

 

Le Fonz du mois (spécial rentrée des classes) : Grace Musso

 

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable

Musso avec un léger sourire : avis favorable Avis favorable

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable

 


Sommaire :

 

 

 

American Horror Story: Cult - Saison 7

 

AHS Cult

 

Galax : Ni plus ni moins que le pire "premier épisode" de la série jusque là, voilà en deux mots comment j'ai vu le début de Cult, le nom donné à cette septième saison de la série anthologique de Ryan Murphy. Malgré la bonne idée de faire figurer des événements dans un monde contemporain dénué d'éléments fantastiques, Cult démarre de façon complètement fausse. Si le deuxième épisode semble lancer des arcs plus prometteurs et développe quelque chose d'intéressant autour des nombreuses phobies de la protagoniste du show, interprétée par Sarah Paulson, et de la mentalité extrêmiste du "bad guy" de la saison, joué par Evan Peters, tout le scénario semble fragile. Après une saison originale comme Roanoke, retourner à quelque chose d'aussi cliché et classique qui baigne dans de la politique sans succès, ça fait mal. À quand ce que tous les fans attendent et qu'il est PLUS que temps de leur donner : de véritables crossovers ?!

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre (en bonne passe d'être défavorable)

 

 

Atypical

 

Atypical

 

Nick : Dans un esprit très festival de Sundance, Atypical est l’archétype des feel-good movies. On suit les aventures de Sam Gardner, jeune autiste léger (sorte de Sheldon de The Big Bang Theory en moins égocentrique), qui cherche à rencontrer l’amour de sa vie tandis que ses parents traversent une grave crise conjugale. On a donc affaire à une série au demeurant assez sympathique, peuplée de personnages auxquels on peut très vite s’attacher, et qui est suffisamment rythmée pour qu’on ne s’ennuie pas. Voilà pour les qualités. Mais pour le côté sombre, on peut reprocher qu’Atypical ne bouscule jamais le spectateur, le brosse dans le sens du poil et le maintient dans une zone de confort où rien d’inédit, d’expérimental ou de choquant ne viendront le perturber. En ce sens, cette sitcom est vraiment dans la ligne éditoriale des productions Netflix, à savoir inoffensive et emballée de manière professionnelle, mais sans passion et un peu plan-plan. Car pour un Master of None frais et original, combien d’Atypical, Girlboss, Flaked, Dear White People ou Friends from College ? On peut donc prendre plaisir à regarder cette série, mais elle risque de ne marquer véritablement personne.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 

 

BoJack Horseman - Saison 4, épisodes 1 à 4

 

Bojack Horseman

 

Gizmo : Aw Jeez ! Le retour de la meilleure série animée de ces dernières années, qui continue d’examiner à la loupe cet étrange monde d’êtres anthropomorphes en quête d’eux-mêmes. La série et ses personnages semblent avoir atteint l’âge de raison avec la fin en apothéose de la saison 3. Diviser pour mieux raconter, telle semble être la maxime des scénaristes en ce début de saison. Un choix audacieux qui révèle la solidité de l’univers qui a été bâti au cours des précédentes saisons.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable

 

 

Friends from College

 

Friends From College

 

Nick : Le principal problème de Friends from College est qu’elle n’apporte absolument rien de jamais vu. Dans cette série, on fait du vaudeville (l’amant, la maîtresse et les cocus), on y fait du trash familial (mort d’un lapin domestique ou d’un vieux), du politiquement incorrect à la Very Bad Trip (les protagonistes font une soirée défonce où ils prennent toutes les drogues possibles) ou on se moque de l’art contemporain (tellement tendance). De plus, étonnamment pour une série collective, Keegan-Michael Key tire énormément la couverture à lui, s’octroyant les meilleurs moments et laissant des miettes aux autres, telle la pauvre Cobie Smulders (Robin dans How I Met Your Mother) quasi réduite à faire de la figuration (ceci ne vaut que pour les premiers épisodes que j’ai regardés, après je ne sais pas).

Si devant le rythme correct et l’abondance de situations, la série peut réussir à gratter quelques sourires, c’est son manque de personnalité qui l’empêche de décoller.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 


Game of Thrones - Saison 7

 

GOT s7

 

Altair : Non mais on est d’accord que les scénaristes sont vraiment en roue libre là, non ??? Je ne sais plus trop quoi dire… Game of Thrones est devenue une série qui a perdu toute son intelligence, mais qui procure encore de temps en temps un plaisir régressif (Dragons ! Bôoo ! Woooosh !). Je continue de regarder un peu malgré moi, mais l’enthousiasme est définitivement parti.

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable


Jo_ : Ah, la série phare des années 2010. Tout le monde en parle, impossible de passer à côté ou de daigner prendre son temps avant de regarder un épisode sans se faire méchamment spoiler. Un vrai phénomène de société, mais surtout, depuis quelques années, un vrai phénomène surcoté. Dans ses premières saisons, Game of Thrones prenait le temps de poser ses intrigues, de nous faire découvrir ses régions et les traversées des territoires associés, parfois même au détriment de l'intensité du récit. Mais depuis, tout a changé. David Benioff et D. B. Weiss ont le champ libre et sont bien décidés à contenter tout le public, le plus largement possible, quitte à parfois faire dans le fan service mal dégrossi. Apparemment, les spectateurs aiment la bagarre, les retrouvailles, les dragons, les marcheurs blancs, les téléportations et Jon Snow. Par contre, ils aiment moins la cohérence, la politique, le passé des personnages et le Limier.

Sur le principe, pourquoi pas, si c'est bien fait. Mais cette saison 7 a mis le nez sur plusieurs maladresses qui, à mon sens, ont fait passer la série de bonne à divertissante. Car oui, Game of Thrones est divertissante, c'est indéniable. Malheureusement, j'en attendais plus et j'ai été déçue.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 

Pour plus d'avis sur cette saison et nos Awards sur les meilleurs épisodes, personnages et scènes... comme les pires... consultez notre bilan !

 

 

Marvel’s The Defenders

 

The Defenders

 

Altair : J’ai regardé les Defenders plus par curiosité que parce que je l’attendais vraiment… En fait, depuis la saison 1 de Jessica Jones, il n’y a eu aucune série Marvel made in Netflix qui m’ait réellement plue. Je m’attendais même au pire, à vrai dire, vue la mauvaise réputation qui précédait cette nouvelle série. Mais en fait le pire n’a pas eu lieu. The Defenders est juste une série cheap et hyper bancale, au scénario vraiment mauvais, mais où évoluent des personnages qu’on aime bien et qui restent fidèles à eux-mêmes, ce qui au final sauve la série du désastre, surtout regardée en avance rapide. J’ai eu un énorme plaisir à retrouver Jessica Jones, qui est décidément un personnage qui m’a marquée durablement, et qui est clairement le meilleur personnage encore une fois ici ; à retrouver un peu (beaucoup ?) de sympathie pour Matt Murdock et Luke Cage dont les interactions avec Jessica sont savoureuses et émouvantes. Et, même, miracle ? À apprécier Iron Fist le temps d’une unique scène, où l’on sent les débuts d’une amitié virile avec Luke.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre (c’est vraiment dommage que l’histoire soit aussi pourrie)

 

RasAlGhul : J’attendais beaucoup de cette série, parce que j’adore les super-héros. J’avais tout de même tempéré mon excitation à la vue d’Iron Fist, ce nanard de l’espace. Huit épisodes sont amplement suffisants pour raconter l’histoire que les scénaristes ont décidé de raconter. Dommage que celle-ci ne soit absolument pas intéressante. Individuellement, j’ai énormément apprécié Jessica Jones, elle et ses interactions avec Luke Cage et Matt, le premier combat signature Marvel/Netflix, l’affrontement Luke/Iron Fist, Sigourney Weaver et plus généralement le fait qu’elle m’ait donné à nouveau envie de regarder Luke Cage. Néanmoins, The Defenders souffre de beaucoup de scories, notamment liées au personnage d’Iron Fist et aux histoires de mysticisme.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre (mais une série somme toute sympathique à suivre)

 

 

Midnight, Texas

 

Midnight, Texas

 

Nick : Midnight, Texas est la nouvelle adaptation d’un livre de Charlaine Harris, qui avait déjà écrit True Blood et forcément, on retrouve le même genre d’univers, ce parfum mélangeant l’Amérique des rednecks, le surnaturel et une forme de sensualité torride. Le souci est que si la série a de vrais airs de cousinage avec la série d’Alan Ball, elle rappelle essentiellement la True Blood des dernières saisons, celles qu’on a tous abandonnée de dépit. Oui, il se passe pleins de trucs dans Midnight, Texas (un médium, des fantômes, une sorcière, un vampire, un tigre-garou, des méchants motards et un meurtre à élucider) mais : - primo, on est à la limite de l’overdose, tant on ne nous donne pas le temps de souffler, - deuxio, faute de personnages attachants, le tout défile devant nos yeux dans la plus totale indifférence.

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable

 

 

Preacher - Saison 2

 

Preacher s2

 

Nick : Preacher n’a pas tenu longtemps les promesses de ses deux premiers épisodes de feu. Alors qu’on se croyait partis en route pour un road-movie plein de fureur et de sang, la série a eu la mauvaise idée d’arrêter ses personnages et de les bloquer à la Nouvelle Orléans, les figeant dans des situations qui se sont répétées jusqu’à la nausée (Jesse et sa recherche de Dieu, Cassidy jouant les nounous de son fils l’horrible Dennis, Eugene et les Enfers ou Tulip et sa voisine). L’immobilisme, l’absence de tension, d’incertitude ou d’évolution des personnages ont agi comme du chloroforme pour finir par plonger le spectateur dans un état de léthargie et de somnolence, que même le final n’a pas réussi à en sortir. À chaque épisode, le schéma a été le même : une ou deux bonnes idées pour quarante minutes de vent et de remplissage. Ça me fait mal de l’admettre, car cette série a un potentiel énorme, mais Preacher a une deuxième fois déçu, l’excitation apportée par les nouveaux méchants (Herr Starr, Le Saint des Tueurs et Hitler himself) n’a pas tenu la route et la série a fini tout mollement son exercice. Plus qu’une déception, une désérection.

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable


 

Rick and Morty - Saison 3

 

Rick and Morty saison 3

 

Galax : Je suis un Ricksceptique. J'ai toujours pensé que Rick and Morty était une série surestimée, que la comparer à des shows geeks cultes était révoltant et que ses fans se prenaient beaucoup trop la tête sur des théories à n'en plus finir. Et surtout : je ne rigolais pas. Pas souvent. Un épisode sur trois présentait une idée d'animation géniale, ok, mais les deux autres n'étaient qu'une suite de charabia, blagues de mauvais goût voire ennui terriblement gênant. Si vous vous reconnaissez dans cette description – peu de chance vu que tout le monde avait l'air de trouver cela génial dès la première saison, m'enfin – sachez que cette saison 3, c'est le jour et la nuit. Après un début timide qui reprend habituellement les bonnes (et mauvaises) habitudes de la série, Rick and Morty nous claque d'excellents épisodes à la chaîne comme aucune série d'animation ne l'avait fait depuis certainement très longtemps. Les personnages suivent une véritable progression, toute la créativité et l'univers sont mis à profit lors d'épisodes au concept initial toujours original et toujours de bon goût, et le tout culmine avec cet épisode 7, dans lequel la série s'essaye au commentaire de société façon The Wire et qui est un pur chef-d'œuvre de A à Z. Beaucoup plus noire et sombre, tout en étant beaucoup plus drôle, cette saison 3 de Rick and Morty est une énorme réussite jusqu'à maintenant, à un point que j'ai presque envie de me remater l'ensemble du show pour déceler des traces de génie que j'aurais pu louper. Un peu à la manière de Community, des débuts laborieux laissaient-ils présager d'une telle envolée en troisième saison ? Espérons une seule chose : que le show réussisse à garder sa qualité constante pour le plus de temps possible.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable

Jo_ : Comme beaucoup d'entre vous, je connais Dan Harmon principalement pour Community ; excellente série mais qui a connu des (très) hauts et des (très) bas. Quand j'ai su que ce dernier se lançait dans un dessin animé, honnêtement, je n'ai pas été spécialement emballée. J'ai donc laissé passer deux saisons avant de me décider à jeter un coup d'œil à cet OVNI télévisuel. Lors du pilote, je n'ai pas été déçue mais pas conquise non plus. Humour potache, blagues de rots et de pets toutes les trois minutes, rythme quasi épileptique... C'est quand même très particulier, mais on sent le potentiel pointer le bout de son nez. Puis vient Rick Potion #9 ; où là, je retrouve le Dan Harmon qu'il me gêne d'adorer. Un concept d'une intelligence rare, un humour teinté d'une noirceur extrême, malsaine, et qui fait réfléchir... Je me suis pris une belle claque, et je crois bien que c'est la première fois que cela m'arrive avec un dessin animé (excepté la mort de Laura dans Nicky Larson, mais c'est un autre débat).

Depuis, la série alterne ce rythme d'épisodes à la fois potaches (mais souvent ingénieux et originaux) et dérangeants par leur finalité tragique. La saison 3 suit exactement le même chemin ; le divorce de Jerry et Beth pouvant être perçu comme un ironique miroir sur la vie de Dan Harmon. Et on sait tous, malheureusement, à quel point son mal-être peut donner une œuvre génialissime. Espérons que cela soit le cas pour Rick and Morty, qui a déjà très bien entamé son retour.

Musso avec un léger sourire : avis favorable Avis favorable

 

Nick : Comme elle est loin, la laborieuse saison 1. Les aventures de Rick and Morty (ce mélange d’un Doctor Who trash et d’un Futurama sous acide) reprennent de plus belle pour une troisième saison de haute volée qui, fait exceptionnel, ne compte pour l’instant aucun épisode mauvais. Beaucoup plus sombre, moins portée sur les gags pipi-caca-prout et en prenant le pari de faire évoluer son univers (le divorce de Jerry et Beth), la série se montre imaginative comme jamais, culminant sur un épisode culte (The Ricklantis Mixup) qui brasse un nombre incalculable d’idées et de thématiques en vingt minutes, tellement qu’il mériterait d’être vu plusieurs fois. Il reste encore quelques épisodes à sortir (ô joie), mais si Rick and Morty continue sur cette lancée, elle passera à coup sûr dans une nouvelle dimension : celle des séries cultes.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable


 

Room 104

 

Room 104

 

Nick : Une autre série à concept (une même chambre d’un hôtel où se passent différentes histoires étranges ou surnaturelles) qui a du mal à prendre corps. Premier défaut : bien que ne faisant que vingt-cinq minutes, les épisodes sont encore trop longs et s’essoufflent au niveau narration, se reposant sur des cliffs assez roublards ou putassiers. Mais là où le bât blesse le plus est que Room 104 s’avère incapable d’apporter du neuf, de l’inédit ou plus grave du dérangeant, du malsain, de l’angoisse ou de la peur, alors que c’était le but évident de la série anthologique. Au lieu de ça, on a le droit systématiquement à des épisodes imparfaits, poussifs et ennuyeux.

Bref, ne louez pas cette chambre.

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable


 

Suits - Saison 7

 

Suits

 

RasAlGhul : Une septième saison qui a vu sa première partie s’achever il y a quelques jours. Honnêtement, cela fait longtemps que Suits a perdu de sa fraîcheur. Ce sont désormais toujours les mêmes histoires, les mêmes guerres d’égo. On sent que la série ne sait plus trop quoi raconter, et qu’elle tourne en rond. Dans ces dix épisodes, il y a néanmoins de bonnes idées : la psychanalyse de Louis, Rachel et son père qui travaillent ensemble, un peu plus de backstory sur Donna. Mais c’est maigre, comparé à l’ennui qui me prend lors de mes visionnages.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 

 

Survivor’s Remorse

 

Survivor's Remorse

 

RasAlGhul : Ma découverte de cet été. D’une série sur l’entourage d’un basketteur pro ayant du mal à trouver ses marques en saison 1, Survivor’s Remorse est devenue beaucoup plus au fil du temps. La saison 4 a débuté avec un tryptique d’épisodes ambitieux, portant sur le sujet de la paternité, qui a toujours été latent au sein de la série. Ce format déroute quelque peu, mais on retrouve vite la patte de Survivor’s Remorse. À savoir l’humour et le désir d’aborder des sujets de société peu évidents. C’est vraiment l’un de mes gros coups de cœur.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable


 

The Deuce

 

The Deuce

 

RasAlGhul : David Simon qui revient, c’est tout mon cœur et mon âme qui disent oui ! De plus, le thème de la montée de la prostitution et de l’industrie de la pornographie dans les années 70 à New York m’attire considérablement. Ce premier épisode est très ambitieux, une heure vingt minutes pour nous présenter tout ce petit monde. Comme d’habitude, Simon maîtrise totalement son histoire et ses personnages. J’ai été ravi d’apercevoir le retour du Simonverse, avec beaucoup d’acteurs vus dans The Wire ou Show Me A Hero. Si l’épisode contient quelques longueurs, ce n’est rien à côté des performances d’acteurs ; Maggie Gyllenhaal est absolument époustouflante dans le peu de scènes qu’elle a, James Franco est vraiment bon – ce qui m’enlève les doutes que j’avais pu avoir à son sujet – et on retrouve Chris, Cheese et D de The Wire. En fait, tous les personnages apparaissent déjà comme fascinants dans l’univers concocté par Simon. Le seul véritable défaut que je trouverai à ce pilote, c’est qu’à la fin de l’épisode, on n’est pas plus avancé niveau histoire. Le décor est néanmoins posé, et j’ai hâte de suivre l’aventure.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable


 

The Guest Book

 

The Guest Book

 

Gizmo : Nouvelle série anthologique par les créateurs de My Name is Earl et Raising Hope, The Guest Book semblait partir sur de plutôt bonnes bases. Le postulat de départ (le quotidien d’une chambre d’hôtes dans une petite ville montagnarde) laissait la possibilité à la série d’explorer différents genres en tirant profit de la diversité et du talent de son casting (très heureux de retrouver l’adorable Jenna Fischer de The Office et Danny Pudi, rescapé de l’abominable Powerless).

Malheureusement, le résultat est d’une terrible fainéantise. Personnages clichés (la très sympathique Lauren Lapkus cantonnée au cliché de la femme castratrice), gags poussifs puisant dans le pire de la comédie américaine (la strip-teaseuse obèse) et un Danny Pudi qui fait autant de peine à voir que son personnage. Bref, si vous allez en montagne, je vous conseille plutôt la randonnée.

Musso à la porte ! : avis défavorable Avis défavorable


 

The Sinner

 

The Sinner

 

Nick : Il est des séries comme ça qui ont un pitch de départ plutôt intéressant (ici, une mère de famille sans histoire pète un plomb un jour et massacre sans raison apparente un inconnu sur une plage), mais qui galère à le développer sur une longueur de saison (coucou The OA). Car c’est un sacré challenge d’avancer en s’assurant que l’édifice tient debout. Il faut aussi penser à développer les personnages, maintenir le spectateur dans le brouillard, tout en gardant un cap crédible. The Sinner ne fait pas ça et prend l’option des rebondissements incessants, quitte à perdre toute vraisemblance. À trop vouloir en faire, le château de cartes s’écroule souvent dans le n’importe quoi, le nanard hallucinant. Ainsi, des flashbacks sur le trauma de Jessica Biel (toujours aussi belle et très investie dans son rôle, mais pas aidée par son personnage, opaque et assez énervant dans son obstination à se murer dans le mutisme dans la première partie, puis soudain qui dévient conciliante et collaborant, sans raison particulière expliquant ce changement) sont tellement énormes qu’ils en deviennent drôles et les raccourcis pour faire avancer l’enquête sont assez stupéfiants (une barman se souvient parfaitement d’une fille dans son bar il y a cinq ans, ou grâce à un souvenir on arrive à calculer le nombre de litres de fuel dans un véhicule et délimiter une zone de meurtre). Rajoutant à cela un Bill Pullman fatigué, dont on suit mollement la thérapie conjugale, on obtient une série maladroite et ridicule par moments. Mais, malgré ses défauts (et pour le peu qu’on soit indulgent et patient), la série arrive néanmoins à maintenir en vie cette étincelle en nous qui désire connaître le fin mot de l’histoire.

Le fait qu’il n’y ait que huit épisodes joue aussi beaucoup.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 

 

The Strain - Saison 4

 

The Strain saison 4

 

Nick : Ultime saison de The Strain, qui va marquer la fin de la guerre entre les humains et les Strigois. Comme les monstres avaient pris un net avantage à la fin de la saison précédente, et qu’ils étaient maintenant devenus les maîtres des USA, on pouvait s’attendre à un feu d’artifice final. Perdu, il faut six épisodes avant que la saison ne veuille vraiment commencer. Pendant ce temps, les scénaristes jouent la montre en disséminant les gentils en plusieurs groupes et leur font vivre des pseudo-aventures où ils tuent à la pelle des centaines de créatures ou de méchants humains. Mais comme on sait qu’il ne leur arrivera rien de fâcheux ou d’irréversible, ces six épisodes sont une vraie torture, d’un ennui mortel, et la tentation de les regarder en accéléré est très grande. D’autant qu’on nous inflige un flashback sur deux épisodes dont on recherche encore l’intérêt (pour nous, car pour les producteurs, c’est devinable, c’est gagner du temps). Au final, seul Zack arrive à nous tenir un tant soit peu éveillé, par son basculement progressif dans le côté obscur de la Force. Et que ce soit le fils d’Eph qui fournit les meilleures scènes de la série est le signe que The Strain est tombée très très bas.

Cela devient plus convaincant par la suite, même si je n’ai pas encore vu le final, mais cela a toujours été un mystère pour moi, ces séries qui ont des audiences assez confidentielles, à qui on offre la chance d’une dernière saison pour terminer sur une vraie conclusion, mais qui n’en font rien (oui, oui, c’est bien de toi que je parle Banshee).

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre

 

 

Twin Peaks - Saison 3

 

Twin Peaks

 

Jo_ : Difficile pour moi d'être objective face à ce monstre télévisuel. Sans doute une de mes séries préférées, qui n'a fait que monter dans mon estime avec cette saison 3.

Pour les néophytes, je replace un peu le contexte : vous regardez un show dans les années 90 (ou plus tard, si comme moi, vous êtes encore (presque) jeune et (encore un peu) vigoureux). Dans le dernier épisode, un des personnages dit à l'autre, parlant à l'envers et entouré de rideaux rouges : "I'll see you in 25 years". Soit. Sans doute un délire lynchien qu'on aura du mal à expliquer. Mais figurez-vous que vingt-cinq ans plus tard, son créateur annonce une saison 3 avec presque tout le casting original. Mélange d'euphorie, de surprise, mais aussi d'appréhension. Le défi va-t-il être relevé ?

Réponse : oui. Mille fois oui. Si certains moments de la saison ont pu être frustrants, déstabilisants, voire perçus comme inutiles, tout semble profondément imbriqué. On suit le délire de Lynch en profitant du voyage, sans savoir où il va nous emmener. Qui peut se vanter d'avoir diffusé à l'écran soixante minutes d'images presque sans dialogues et sans cohérence apparente ? A-t-il fait exprès d'avoir parfois joué avec nos nerfs ? Ses personnages nous font-ils passer des messages sur notre propre condition humaine ? Sommes-nous tous des rêveurs vivant dans un rêve ?

Jamais je n'avais pris autant de plaisir à passer des heures à chercher des théories sur le net expliquant pourquoi tel ou tel personnage agissait de la sorte, ou pourquoi l'intrigue évoluait de cette manière. Nous aussi, spectateurs, avons le droit à notre propre interprétation. Cette liberté est assez rare à la télévision, où on a parfois l'impression d'être guidés, voire aseptisés. Le dernier épisode de la série va complètement dans ce sens : beaucoup de questions, et finalement peu de réponses.

David Lynch, mon Dopplegänger et moi-même te remercions profondément pour cette saison 3. Plus qu'une série, Twin Peaks nous a confirmé qu'elle était une véritable œuvre télévisuelle.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très (très) (très) (trop) favorable

 

Nick : Twin Peaks, tu peux pas test. De la souffrance, la frustration, la déception et l’ennui à l’addiction irraisonnée, cette série te grignote la tête, te colle au corps et te retourne le cerveau. Twin Peaks, on commence par rager, puis on finit par y penser toute la journée, on se surprend à fouiller sur Internet à la recherche de réponses qu’on n’aura jamais. Quand la série se termine, cela paraît trop tôt, on en veut encore et on se sent comme un drogué sevré de force. Une expérience unique irracontable.

Musso pouce en l'air : avis très favorable Avis très favorable

 

 

Wynonna Earp - Saison 2

 

Wynonna Earp

 

Ras : Après un début de saison assez ennuyeux et confus, Wynonna Earp s’est vraiment reprise dans la dernière ligne droite. Ayant de manière très intelligente incorporé la grossesse de Melanie Scrofano dans l’intrigue générale de la saison, la série réussit à délivrer de l’action, des bons mots et beaucoup d’émotion. à tel point que je regrette un petit peu que Wynonna Earp n’arrive pas à dépasser son cadre de simple série divertissante. Parce qu’il y a le potentiel pour faire mieux.

Musso avec un léger sourire : avis favorable Avis favorable


 

You’re the Worst - Saison 4

 

You're the Worst

 

RasAlGhul : Série très irrégulière, chantre de débats entre Koss et moi, You’re the Worst revient pour sa saison 4. Le double épisode d’ouverture nous remet intelligemment dans le bain en passant vingt-cinq minutes avec Jimmy et vingt-cinq minutes avec le reste du gang. J’avoue avoir beaucoup de mal avec le personnage de Jimmy, qui semble être par défaut le personnage principal de l’histoire. Un sentiment de lassitude m'envahit lors de ce double épisode. Mais le troisième va à mon sens dans une bonne direction, proposant quinze premières minutes de rire et sept dernières minutes de peine. Avec cet épisode, j’ai espoir que les aventures de toute cette petite bande m’intéressent à nouveau.

Musso avec une régle <3 : avis neutre Avis neutre (qui tend vers le favorable)

 

Et mille mercis à Galax pour avoir fait la mise en page !




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A propos du rédacteur

nicknackpadiwak nicknackpadiwak
2162 avis
2660 notes
Moyenne : 12.95

 Visioneur raffiné

ne restez pas dehors, profitez pour regarder la télé!!!

5 commentaires sur cet article


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#1
CaptainFreeFrag a écrit le 20/09/2017 à 12h43
Yeah Twin Peaks, bitch !
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#2
Jo_ a écrit le 20/09/2017 à 16h04
Je valide complètement la Grace Musso.
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#3
nicknackpadiwak a écrit le 20/09/2017 à 19h25
" La Proviseure Musso, la MILF de nos goûters d’enfance. "

C'est pas moi qui le dit.

https://www.letagparfait.com/fr/2015/06/16/la-proviseure-musso-la-milf-de-nos-gouters-denfance/
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#4
Altair a écrit le 22/09/2017 à 17h05
Vivement que je retrouve du temps de neurone disponible pour Twin Peaks !
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#5
Jo_ a écrit le 22/09/2017 à 17h56
En toute objectivité, je ne saurais que te le conseiller :D



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