Avis sur les séries
Avis sur les saisons
Une très bonne saison ! Sans doute la meilleure de Tennant, du moins celle qui aligne les meilleurs épisodes sans aucun doute.
La nouvelle compagne, Donna, est vraiment exceptionnelle, que ce soit son caractère, l’actrice, son duo avec le Docteur, tout. L’alchimie des deux porte vraiment tous les épisodes (et en sauve même certains).
L’image ne fait que s’améliorer, on voit que la série a eu plus de moyens. En conséquence, la saison est aussi moins avare en science-fiction, avec beaucoup plus de planètes et d’autres mondes. C'est sans doute encore aujourd'hui une des saisons les plus diverses, colorées, intéressantes à explorer.
La seconde partie est vraiment une des meilleures du show et enchaîne 6 épisodes fantastiques.
Les spéciaux sont plus en demi-teinte, les épisodes de Noël sont tous assez mauvais (et cette "saison + spéciaux" en compte 3, de 2007 à 2009), mais les deux différents finaux que Ten a eu, à savoir Journey's End (la fin de la saison 4 elle-même et la fin de l'ère du Dixième Docteur) et The End of Time 2 (pour le personnage de Ten en lui-même), sont tous les deux dans la même veine : bourrés de qualités malgré quelques faux-pas, ils font tout le charme de la saison et lui donnent son importance, mais montrent aussi ses limites.
La beauté de la saison, c'est que TOUS les épisodes contiennent au moins 2 ou 3 petites références étranges qui trouveront finalement leur explication sur la fin. Entre les multiples retours de personnages, de monstres et de lieux, la saison possède l'une des meilleures continuités du show et approfondit beaucoup la mythologie.
Bref, entre Donna, le fanservice, la conclusion de l'ère du Dizième Docteur et les scénarios globalement de haute volée, c’est du très bon Doctor Who !
Mon classement :
- Forest of the Dead - 18
- Silence in Library - 18
- The Waters of Mars - 18
- Turn Left - 17
- Midnight - 17
- The Stolen Earth - 17
- Journey's End - 16
- The End of Time Part Two - 16
- The Fires of Pompeii - 16
- Partners in Crime - 16
- Planet of the Ood - 15
- The Unicorn and the Wasp - 14
- The Doctor's Daughter - 14
- Planet of the Dead - 13
- The End of Time Part One - 10
- The Next Doctor - 9
- Voyage of the Damned - 9
- The Sontaran Stratagem - 9
- The Poison Sky - 8
"La saison 1, c'est un peu le brouillon de la série : le docteur et sa compagne, qui voyagent à travers l'espace, un mélange d'ambiances, d'époques, de genres et d'émotions. Il faudra attendre quelques années pour un peu plus de folie et de maturité."
Voilà l'avis que j'avais écrit il y a quelques années à propos de la série. Mon avis a depuis pas mal changé.
Cette saison 1 n'est pas que le "brouillon" de la nouvelle série, elle est aussi son socle et son modèle qui finalement a inspiré énormément la suite. Un acteur méconnu du grand public mais à la très bonne réputation dans le milieu, une actrice au contraire très mainstream pour attirer les téléspectateurs, une continuité avec l'ancienne série donnant l'impression d'entrer dans un monde au background immense mais aux possibilités encore plus grandes... Cette saison 1 a brillé dans beaucoup d'aspects, et sans elle, le show n'aurait jamais fonctionné et grandi pour être le show que l'on connait maintenant.
Et elle n'est pas qu'une saison servant de base où l'on "pardonne ses défauts car c'était la première", comme bien des œuvres surestimées sous prétexte de nostalgie, non non. Elle a aussi de très nombreuses qualités en soi. Aucun épisode ne brille particulièrement ni est au-dessus des autres, mais le niveau général est plutôt bon. Les histoires sont variées, différentes dans les tons, et la dynamique entre le Neuvième Docteur et Rose Tyler reste à ce jour l'une des meilleures.
Une chose qui explique selon moi le fait que la saison soit aussi réussie, c'est que Russel T. Davies avait convaincu la BBC de lui laisser reprendre le show afin que cette saison devienne le retour triomphant d'une légende, certes, mais à la base le show a également été conçu pour raconter une histoire avec un début et une fin, dans l'optique d'une annulation... Autrement dit en plus de voir plus large, elle raconte tout de même une histoire d'un point A à un point B et possède un vrai développement et une conclusion. C'est ce qui rend les personnages de Rose et du Docteur si attachants. La grande force de la saison 1 c'est le fait de les voir évoluer ensemble depuis le pilot jusqu'au season-finale. Toute la saison repose sur la spontanéité de Rose qui se mêle au monde à la fois tourmenté et merveilleux du Docteur, permettant à ces deux personnages de s'aider mutuellement à devenir de meilleures personnes. Très peu d'épisodes ne servent aucun propos dans la trame, ce qui donne cette atmosphère générale de confiance et de maîtrise dans toute l'histoire.
C'est cette réussite d'avoir réussi à réintroduire doucement mais sûrement toutes les bases pré-existantes d'une série culte, tout en y ajoutant des touches modernes dans les personnages et d'avoir réussi à écrire et boucler une histoire complète en 13 épisodes seulement, sans pour autant nuire de quelconque façon à une potentielle suite, qui fait de cette première saison une vraie réussite.
Et la suite nous réserve encore les meilleures choses !
Une citation pour résumer la saison :
You could stay here, fill your life with work and food and sleep, or you could go anywhere.
Moyenne de la saison 1 : 14.46
Classement :
- The Empty Child - 17
- The Doctor Dances - 17
- Dalek - 17
- The Parting of the Ways - 16
- Father's Day - 16
- The Long Game - 15
- The End of the World - 15
- The Unquiet Dead - 15
- Bad Wolf - 14
- Rose - 13
- Boom Town - 13
- World War Three - 11
- Aliens of London - 9
Le diptyque de Steven Moffat se place dans le haut du classement, clairement l'épisode le plus moderne et mémorable de la saison, même si finalement il ne représente pas vraiment cette dernière, avec son aspect très romantique, absurde et horrifique. Il est accompagné par le très bon one-shot de Robert Sherman, Dalek, qui complète le podium. Le series-finale et Father's Day complète les "16/20" et pour le coup représentent, eux, très bien cette première saison.
The Long Game a longtemps été un vilain petit canard pour ma part mais son commentaire "politique" sur l'humanité du futur, un gros gros thème de la saison qui se retrouve d'ailleurs dans The End of the World, donne vraiment des thèmes directeurs à cette saison 1. Ces deux épisodes sont très bons et dans le haut niveau de la saison. The Unquiet Dead est vraiment un historical sympa à mes yeux et est un nouvel exemple d'épisode qui s'inscrit très bien dans la saison, servant plusieurs rôles et dans lequel Rose et Nine brillent.
Bad Wolf est une première partie de finale perfectible mais très fun, tout comme Rose, un pilote encore plus perfectible et kitch mais très efficace.
Ne reste donc que le trio des épisodes Slitheen, lourdement en fin de classement. Boom Town ne s'en sort pas trop mal. A noter surtout deux ratés dans la saison : les deux parties de l'attaque des Slitheens à Downing Street. Aliens of London, est un pas en arrière après les trois premiers épisodes de la saison, mais est heureusement rattrapé par une deuxième partie plus réussie, mais pas fameuse non plus au contraire. Ils témoignent de l'aspect cheap souvent reproché à cette saison et à raison, et sont beaucoup plus lents et mal écrits que le reste.
Malheureusement l'une des plus mauvaises saisons du show, bien qu'elle reste suffisamment décente pour qu'on n'ait aucun mal à imaginer une saison moins réussie si cela devait se produire un jour - pour l'instant après 9 saisons, cela n'a toujours pas été le cas, espérons que cela continue.
EDIT de 2019 : lolilol la saison 11 existe donc oubliez, la 2 n'est clairement pas
La grande cause de cette saison 2 plus molassonne c'est que la qualité des standalones n'est pas au rendez-vous. Au cours de mon revisionnage, il n'y a pour ainsi dire qu'UN seul épisode que j'ai un peu plus aimé davantage que le précédent visionnage : School Reunion. TOUS les autres épisodes m'ont apparu comme, parfois, identiques, mais le plus souvent, moins bien que dans mes souvenirs par rapport aux autres saisons (la saison 1 comprise). Mis à part le season-finale, le two-parter du diable, School Reunion donc et ce petit bijou de The Girl in the Fireplace, le reste de la saison est souvent juste "pas mal".
J'aborde toujours chaque saison avec deux angles : la qualité intrinsèque de chaque histoire, grosso modo que l'on peut résumer comme étant la "qualité des standalones", ainsi que fil rouge, que ce soit un arc, une intrigue mystérieuse, l'évolution des personnages ou l'agencement et l'ambiance générale, bref l'objet de la saison. Le fond compte autant que la forme en somme.
J'en ai un peu parlé dans mon avis sur Army of Ghosts, mais Ten convaint moins que Nine en tant que Docteur. Je n'ai absolument rien contre Tennant, il est pour le moment bien dans le rôle, sauf qu'il n'a malheureusement pas encore eu beaucoup de palettes d'émotion à démontrer car l'écriture ne lui rend souvent que peu honneur (cela dépend des épisodes en fait, on en revient à la qualité des standalones, cette dernière ayant un rôle à jouer dans mon appréciation du fil rouge, ces deux blocs ne sont pas distincts). Pas de fausse note particulière pour Tennant donc, mais pas de réel moment emblématique non plus.
Le principal problème, c'est que la transition par Rose est très mal gérée. Elle est trop rapidement balayée dans The Christmas Invasion, ce qui laisse juste une saison où l'on est censé voir deux meilleurs amis vivre les meilleures des aventures possibles... et c'est tout ! Ce que la saison 1 avait soigneusement construit : un Docteur moralement complexe, une compagne humaine et attachante à ses côtés, une relation avec un apport mutuel, un point A et un point B... toute la saison 2 ne fait pas vraiment bouger les choses.
Le pitch est surtout : "donnons à Ten et à Rose une romance naissante", c'est assez bien fait mais ça donne une saison sans grand dynamisme.
A part ça le personnage du Doc n'est pas archi intéressant et se dévoile peu, puisqu'il est "humanisé" à l'extrême par Rose. Sauf rares exceptions (School Reunion par le biais de Sarah Jane Smith et de l'écriture de Toby Withouse qui lui rend honneur même face à des scènes triviales comme face aux Krilitaines, et The Satan Pit dans son échange face au Diable et sa croyance sur le temps), le Dixième Docteur n'est pas un Seigneur du Temps de 900 ans qui a fait une Guerre du Temps. Non, le Dixième Docteur est un alien qui a pour meilleure amie une londonnienne et qui a pris goût à la vie humaine. Pour de vrai. On ne retrouve pas le personnage du Docteur dans son ensemble mais seulement par certains endroits, c'est ce qui me gêne avec cette incarnation. Tous les autres Docteurs sont souvent impliqués et posent leur marque, ce qui créé bien sûr des aspects que l'on aime pas, mais Ten est juste... normal ? La saison s'occupe juste de lui trouver des aventures et du bon temps et ce n'est pas l'approche que je préfère chez Doctor Who.
Le Neuvième Docteur avait un égo surdimensionné concernant son importance par rapport à celles des autres races, le Dixième Docteur est à l'inverse le plus proche possible des humains qu'on pourrait l'être. Le contraste est intéressant, et donne lieu à de très belles choses, notamment son émerveillement face à l'humanité et aux agissements des humains (un thème que l'on retrouve même dans The Age of Steel ou The Impossible Planet, ce genre de petits détails très sympathiques). Je n'ai rien contre un Docteur plus "humain", "charmeur", "drôle" et finalement, plus à même à parler à l'audience mainstream, et je trouve le contexte intéressant car cela permettra une descente aux enfers progressive (dans les saisons suivantes). Le problème est que vu que la descente aux enfers ne peut commencer QUE à partir du départ de Rose, c'est-à-dire dans le dernier épisode de la saison, on a donc toute une saison avec un Docteur qui ne bouge pas d'un pouce.
Il aurait été beaucoup plus judicieux d'intégrer des nuances plus subtiles à son personnage plus souvent. Comme je l'ai dit c'est tout de même en grande partie lié à la faible qualité des loners, il suffit de voir The Idiot's Lantern, Fear Her, Love and Monsters ou même New Earth et le two-parter Cyberman pour voir que le Docteur n'est pas à son meilleur jour. Sur une saison de 14 épisodes en incluant le Noël, c'est beaucoup.
Ce n'est pas la seule chose pour laquelle la saison a pris un tournant opposé à la une. Il n'y a pas de mention de la Time War avant très longtemps, une mythologie très peu poussée, un Docteur très peu intéressant d'un point de vue de son passé... mais aussi une Rose beaucoup plus controversée, à raison.
Si je n'ai aucun mal à dire que la relation Nine/Rose est l'une des meilleures du show, Rose Tyler dans la saison 2 est parfois agaçante sur les bords. Dans le Noël, sa réaction avec le Docteur est un peu disproportionnée. Dans la saison elle est hyper dure avec Mickey ou sa mère sans raison valable, parfois jalouse à l'extrême.
Elle n'a pas que de mauvais aspects cela dit, j'aime beaucoup l'assurance dont elle fait preuve dans certains épisodes comme Tooth and Claw, The Idiot's Lantern, Fear Her ou The Satan Pit, où elle n'hésite pas à prendre la situation en main. Mais où est la Rose Tyler qui était prête à se mettre entre un Dalek et le Docteur pour affirmer son opinion ? Où est la Rose Tyler qui a ouvert le coeur du TARDIS pour sauver le Docteur ? Où est la Rose Tyler qui a brisé toutes les lois du temps pour sauver son père ?
Oui, l'aspect téméraire est toujours là, mais il y a bien un facteur qui manque : le cœur, l'affection, l'humanité, la sensibilité de Rose de la saison 1.
En même temps, avec un Docteur aussi bon-copain, ce n'est pas étonnant. Il déborde tellement d'amour, de joie et d'émotions, qu'elle ne passe plus pour la jeune fille qui découvre l'univers et y apporte son humanité dans les pires situations même les plus négatives... non, maintenant en saison 2, Rose Tyler est plutôt la gamine capricieuse qui a eu la chance d'être dans le TARDIS et qui le prend pour acquis. Je grossis les traits car il y a des épisodes où elle est très bien. Et encore une fois, je n'ai rien contre cette évolution, qui est très joliment adressée par Jackie dans Army of Ghosts, quand elle lui dit qu'elle ne reconnaît plus sa fille... mais ça c'était l'épisode 12 ! Durant toute la majorité de la saison, j'aurais aimé avoir plus de nuances de ce type. En saison 1, on voyait déjà les mauvais traits de la personnalité de Rose, elle était déjà ennuyante avec Mickey, elle était déjà jalouse (de Lynda par exemple), mais puisqu'elle offrait beaucoup d'autres choses à côté, ces aspects ne semblaient pas dominer sa personnalité. Rose en saison 2 est toujours aussi attachante, et elle gagne en confiance, mais on perd ce côté si sensible qui faisait tout son charme et qui était pourtant - je le croyais - inscrit dans son personnage (rien que par son nom - fragile comme une Rose).
Forcément, si on associe dynamique de personnages statique et personnages en eux-mêmes attachants mais pas toujours montrés sous leur meilleur profil, et que l'on y ajoute un arc pas tip top ("Torchwood" étant beaucoup moins subtilement amené que Bad Wolf - c'est parfois mentionné deux fois par épisode - et moins mystérieux aussi), le fil rouge de la saison 2 n'est juste pas bon. La succession quasi-constante de loner est agaçante, il n'y a jamais aucune continuité hormis le départ de Mickey et son retour (une moitié de saison donc, au milieu tout est interchangeable). Pour que la continuité de la saison repose sur un personnage aussi médiocre (il faut voir la transition de Mickey entre School Reunion et The Girl in the Fireplace, elle est nulissime), c'est qu'il y a un problème.
Pour résumer tous mes problèmes avec cette saison 2 :
- Un Docteur limite trop puéril, ou qui ne possède pas assez de moments pour briller malgré Tennant qui pouvait pourtant faire "so much more !" (si vous avez capté la référence, bien joué).
- Une compagne qui perd l'un de ses principaux traits pour devenir parfois agaçante, même si paradoxalement elle est quasiment plus mise au centre que son Docteur dans la saison.
- Un arc qui n'en est pas un, ne laissant qu'une continuité branlante entre les épisodes
- Des standalones trop faibles (l'opener, le double sur les Cybermen, celui avec la télé qui bouffe les gens, celui avec la môme...)
On peut trouver de qualités à cette saison dans l'ensemble. Chaque point positif que je peux trouver ne résulte pas QUE de la performance d'un épisode individuel seulement. La relation Ten/Rose, j'ai beau objectivement trouvé les deux personnages un peu faibles, mon petit coeur de fan encore ébranlé par le premier visionnage de Doomsday ne peut s'empêcher des les aimer ! Ils sont charmants. La saison a aussi tenté de nouvelles choses (certains épisodes expérimentent des genres, comme The Girl in the Fireplace ou Love and Monsters, et la saison créé la notion de Christmas Special).
Oui mais voilà, il faut être réaliste, si le seul but de la saison après The Girl in the Fireplace est d'offrir une belle porte de sortie à Rose, il y avait beaucoup, beaucoup mieux à faire.
Mais au moins maintenant, la voie est libre pour que notre Docteur reprenne du pep's et s'affirme, en espérant que la saison 3 saura plus revenir à ce qui avait fait la très bonne qualité de la première saison : une compagne intéressante, une mythologie et un personnage principal complexes et une meilleure balance entre légèreté/kitsh et sérieux. Ce qu'elle réussira à peu près.
Moyenne de la Saison 2 - 13.85 (tout de même pas mal pour la "pire" saison d'un show)
Classement :
- The Girl in the Fireplace - 19
- Doomsday - 17
- The Satan Pit - 17
- School Reunion - 16
- The Impossible Planet - 16
- Tooth and Claw - 15
- Army of Ghosts - 14
- Love & Monsters - 13
- The Christmas Invasion - 13
- The Age of Steel - 12
- New Earth - 12
- The Idiot's Lantern - 11
- Rise of the Cybermen - 11
- Fear Her - 8
Avis sur les épisodes
DOCTOR: Well, if the rest of his presentation is as riveting as the first little epic, wake me when it's finished.
Une très bonne dernière partie qui confirme la créativité du sérial.
L’acting est parfois un peu meh (les deux “génies” en mode Twin Dilemma habillés en jaune, l’horrible cheffe de la tribu). La résolution passe par du tripotage de boutons. Et, plus grave, je ne trouve pas que le lore de la planète et de son Grand Feu ait été suffisamment creusé pour être méga impressionné.
Tout n’est pas parfait en soi : Peri ne sert plus à grand-chose (mais ne fait pas de la figuration, au moins) et Holmes reprend beaucoup de ses concepts de ses anciennes histoires, comme le truc (un peu naze) des deux jeunes génies en jaune. Comme sa première contribution à la série, The Krotons. Ou encre le duo d’escrocs qui cherchent un artefact, mais ne sont pas contre le Doc malgré un conflit d’intérêt, ce qui vient de The Ribos Operation. Ces reprises ne me dérangent pas dans la mesure où on peut les voir comme un best-of pour le script final de Robert Holmes. C’est assez triste de se dire qu’il s’agit du dernier épisode (complet) de Holmes pour la série.
Mais il y a quand même beaucoup à aimer, même dans les choses les plus conventionnelles. Même si les enjeux escaladent vite vers un “sauver l’univers”, c’est tout à fait dans le propos du but du procès : présenter des histoires comme des pièces à conviction contre, ou en faveur, des actions du Docteur. Et quoi de mieux qu’une aventure aussi “lambda”, aussi représentative du Docteur, pour poser les bases et ouvrir le procès ?
Et elle n'est pas si lambda. J’aime le fait que tout l’enjeu de la fin de l’histoire ne repose pas sur un méchant à affronter directement, un plan maléfique à déjouer, etc. Non, il s’agit juste de convaincre un robot programmé pour une certaine tâche et pour sa survie, que son existence n’est plus nécessaire. C’est du Asimov revisité mais assez original je trouve, et en tout cas un bon concept de climax qui permet à Colin Baker de jouer. A noter aussi que le design du robot, quoique banal et assez plastique, est lui aussi plus original que la moyenne (sa “tête” n’a rien d’humanoïde).
DOCTOR: Everything in life has its purpose, Drathro. Every creature plays its part. But the purpose of life is too big to be knowable. A million computers couldn't solve that one.
C’est toujours marrant et décalé sinon. Peri nous ressort sa catchphrase, “All of these corridors look the same to me”, qui était probablement un running-gag involontaire jusque là, mais je suspecte Holmes de l’avoir repris délibérément. On a une réf aux five rounds rapids pour que les fans de Pertwee et du Brigadier fassent pipi dans leur culotte. No offense à ces fans : les épi précédents faisaient des réfs aux Jelly Babies et à Sarah Jane, et là c’était moi qui faisait pipi dans ma culotte.
Les running-gag sont super bien dosés : la “Canadian Goose” me fume à chaque fois, le Doc qui tease le Valeyard en écorchant volontairement son nom (“Scrapyard” bordel !). Et ce dernier qui flatte subtilement l’Inquistrice, c’est top (l’acteur du Valeyard est assez saisissant).
Le tout est toujours très bien dialogué, ce qui fait tout.
DOCTOR: Strange how low cunning succeeds where intelligent reasoning fails.
GLITZ: Don't knock low cunning, Doctor. You're still here, aren't you?
Le serial se conclut étrangement par deux éléments en suspens, comme rappelé par le Docteur : quelle était la mission des deux voyageurs de l’espace, Glitz et son acolyte ? (récupérer des données du robot, mais quoi). Et surtout pourquoi cette planète qui serait la Terre a été déplacée ?
On pourrait se dire que c'est dommage que le sérial ne traite pas ces questions lui-même car elles étaient intéressantes… mais en même temps, quel épisode de la série classique peut se vanter de se conclure par un mystère qui ne sera probablement résolu que dans le cadre d’un fil rouge en fin de saison ? C’est ultra avant-gardiste comme procédé, très New Who dans l’idée. Le teasing tout au long du sérial, subtil parfois (Peri), est vraiment un plus.
Bien sûr, la meilleure idée de Mysterious Planet/de la saison pour l’instant reste incontestablement ce procès. Là encore l’épisode apporte une nouvelle touche : le Doc commence enfin à vraiment “rentrer dans le jeu”, ne conteste plus (trop) sa présence et commente l’action, se jetant lui-même des fleurs notamment. C’est assez marrant et Colin est toujours incroyable même dans son surjeu, je trouve.
DOCTOR: I didn't appear to be hurrying there, did I? But that deceptively easy gait of mine covers the ground at amazing speed.
INQUISITOR: I did not interrupt the evidence to commend you on your athleticism, Doctor.
DOCTOR: Oh. Well, you can if you like. All compliments gratefully accepted.
Le format continue d’être exploité de façon originale : il y a un passage très intéressant où les propos de personnages (les deux voyageurs sur leur mission, justement) sont carrément censurés ! L’inquisitrice doit alors demander au Valeyard des explications, et il est finalement décidé que la scène doit être rejouée. Cette scène est vraiment géniale je trouve et booste encore tout l’épisode.
Un premier serial juste excellent à mes yeux. Les parties innovantes sont déconcertantes, prometteuses et ambitieuses, les parties classiques sont solides, bien écrites et amusantes. Et surtout, la série propose une vraie réflexion sur les actions de son personnage très proche de ce qui se fait toujours dans la version moderne du show :
VALEYARD: Lives were lost, and because of your meddling, Doctor.
DOCTOR: I deny that. Without my help, an entire civilisation might have been wiped out.
VALEYARD: Without your interference it might have involved less sacrifice of human life.
DOCTOR: That was a risk I had to take.
Est-ce l’effet Robert Holmes ? Ou toute la saison est-elle de ce niveau - sur les scènes du procès, du moins ? J’ai hâte de le découvrir.
Note moyenne : 14.75/20
Ça démarre super bien, toujours porté par la dynamique de la saison. On réutilise le shot hors-de-prix sublime de la première partie, on rappelle les deux questions laissées en suspens de The Mysterious Planet (quelles données contenaient la boîte sur Ravalox ? pourquoi Ravalox est une Terre déplacée dans l’espace-temps ?), et on enchaîne sur une nouvelle aventure. Let’s go !
Et ça démarre par probablement les plus beaux plans de planète alienne de l’histoire de la série pour le moment. Bordel que c’est stylé.
L’épisode est à nouveau une aventure plutôt classique. Plusieurs éléments sont traditionnels : les expérimentations scientifiques, une planète marquée par un esclavagisme, une créature hybride bizarre un peu robotique. Le rythme est tout de même assez soutenu et l’ambiance est super pour un épisode où tout se déroule dans une caverne.
On comprend vite que les expérimentations scientifiques liées à un transfert de cerveau d’un corps à un autre, sont le vrai coeur de l’épisode. La planète n’est pas extrêmement détaillée mais j’aime beaucoup le world-building où on t’explique que les scientifiques ont toute leur énergie grâce à la force des vagues - et le Docteur en profite pour faire passer un petit message écolo au passage :
DOCTOR: As I suspected, a device for extracting energy from the sea. Something your planet had the technology to do long before its fossil fuels ran out, but they didn't bother.
C’est aussi l’occasion de retrouver Sil, la limace marchande de Vengence of Varos. Je ne suis pas fan du perso, mais j’ai adoré son épisode, et en vrai revenir sur un peuple déjà vu à travers une créature anodine, pourquoi pas ? Ça permet automatiquement de gonfler l’importance et le lore de ces deux sérials (le nom de la planète de Sil était déjà bien mentionnée dans Varos, d’ailleurs). Après, je reste assez dégoûté/gêné par le look de Sil, mais je pense que c’est aussi le but, le Docteur disant lui-même à un moment dans son procès :
DOCTOR: I've already seen quite enough of Sil, thank you.
Le roi de la race de Sil, un business “man” du nom de Kiv, est tout aussi répugnant (et plus kitsch avec sa voix de vieil anglais de l’acteur), mais j’aime leur côté gripsou déjà présent dans Vengence on Varos, et le scénario qui se base entièrement sur sauver la vie de ce roi pour continuer à être riche. Cela amène de bonnes répliques :
KIV: Where will you be, eh? Dead. No, worse than that. Poor!
Le truc qui est assez bien fait avec ce lien, c’est qu’on référence notamment le fait que Peri était transformée en oiseau dans Varos, et ici le thème principal de l’épisode est justement les expérimentations sur des créatures. C’est ce qui rend la réf cohérente et plus intéressante que “oh tiens, on le revoit de façon random”. Un peu comme Lytton en saison 22 qui revenait dans un scénario très similaire à sa première apparition.
On a notamment le personnage de Dorf (prénom : Ganon), cette hybride entre un soldat et un loup. Le maquillage plutôt très convaincant (une constante dans cette ère)(sauf The Two Doctors, oublions cet épisode…) accentue l’aspect horrible de ce concept.
La partie du procès continue d’élever absolument tout le reste. Ce qui est super avec cette idée, c’est qu’avec la plaidoirie du Valeyard sur le Docteur qui se croit supérieur, enfreint les règles et intervient comme bon lui semble, tu réfléchis vraiment à ce que tu regardes. La simple présence des scènes du procès tout au long de l’épisode ajoute automatiquement une grille de lecture à l'histoire en cours. Le Docteur a-t-il raison dans ses analyses de peuple en besoin d’aide ? Si oui, a-t-il le droit d’intervenir ? N’y a-t-il vraiment personne d’autre pour aider ? etc.
PERI: Do you think this wise, Doctor?
DOCTOR: My dear girl, if I stopped to question the wisdom of my actions, I'd never have left Gallifrey.
Cette fois, le Valeyard & co interrompent carrément l’épisode en parlant par-dessus l’action. Chaque épisode de la saison semble proposer petit à petit des choses nouvelles pour continuer à jouer autour du format méta. Dans cet épisode, on s’intéresse à la place de la compagne dans la série, souvent mise en danger inutilement. Il y a cette remarque du Valeyard excellente qui semble être une vraie statistique de la série, et la réponse tordante de Six qui en découle :
VALEYARD: I have calculated on a random Matrix sample that the Doctor's companions have been placed in danger twice as often as the Doctor.
DOCTOR: Well, there have been many companions, but only one me.
Les scènes au procès restent en plus non seulement intéressantes mais drôles - je suis fan de la réaction du Docteur quand il voit que le Valeyard appelle l’Inquisitrice “votre Sagacité”.
Tout n’est pas parfait : Peri se fait vite capturer, les décors de la caverne sont moches (même si avoir pas mal de personnes non-blanches dans le cast en plus de la race de Silv, aide à donner un aspect alien crédible à l’histoire, ça faisait longtemps).
Mais c’est une intro, encore une fois, top, autant grâce au procès qu’à Mindwarp en lui-même.
YRCANOS: Your name and title?
PERI: Perpugilliam, of the Brown.
YRCANOS: The Brown, eh? And where is this place?
PERI: Earth. Oh, you'd like it there. Lots of madmen playing at warriors and actors playing over the top in politics.
YRCANOS: Politics?
PERI: Yakety-yak. Talk.
YRCANOS: Ah. You mean war councils.
PERI: Yes, I suppose so.
Ahah, Peri <3
C’est toujours très bien dialogué et parsemé de bonnes idées. Même si c'est cheap, super cheap bordel...
Cette sixième partie renouvelle le concept de la saison placer le Docteur en spectateur de ses propres histoires, cette fois en lui faisant perdre la mémoire sur ce qu’il s’est produit. Le Docteur n'est donc plus sur l'explicative des événements et la défensive, comme dans Mysterious Planet, mais dans l'attente et l'incompréhension, comme le spectateur. Cela traduit la volonté des showrunners de faire trois histoires principales cette saison représentant le "passé, présent et futur" : ici, on est dans le présent.
Le moment où le Docteur devient amnésique et réalise qu’il ne sait pas ce qu’il s’est passé, comment il en est arrivé là et ce qu’il est advenu de Peri (qui n’est pas avec lui), est à glacer le sang - Colin Baker est top. Ce sérial est le dernier de la compagne et quelle plus belle façon de teaser son départ…
Dans cet épisode, le Docteur se retourne contre Peri et semble ne plus penser qu’à lui. Après avoir été de plus en plus adouci depuis le début de son run, c’est extrêmement déstabilisant.
DOCTOR: I'm no hero.
Cette storyline du Docteur traître est très intéressante. C’est presque très certainement un petit tour de passe passe du Docteur pour faire croire à ses ennemis qu’il marche avec eux. C’est d’ailleurs ce que répète sans cesse Six durant son procès : forcément c’est cela. Ça ne peut être que cela !...
Mais le spectateur sait que c’est faux. Car son comportement dans cet épisode avec Peri, en la trahissant/l’abandonnant, n’aurait pas du tout été hors de son personnage dans The Twin Dilemma pour ne citer que lui.
Cette storyline vieille comme le monde “oulala le Docteur a-t-il trahi ses amis ou s'est-il fait lavé le cerveau par la machine du cliffhanger précédent” est en général peu surprenante. Mais ici au contraire, je la trouve parfaite pour le Docteur de Six. Non seulement car l’amnésie rend la chose ultra ambigüe et que le scénario n'est pas explicite sur les raisons du comportement du Docteur. Mais aussi parce que si ça sonne faux pour le spectateur, et qu’on se doute qu’il s’agit d’un jeu, c’est bien la preuve irréfutable que Six a bien changé et qu’on s’est attaché à lui… on ne peut pas croire qu'il soit ainsi maintenant.
Le reste de l’épisode est classique et comme je l'ai dit, super cheap, mais fun. Le roi Yrcanos est un des personnages les plus over-the-top de l’histoire de la série. Ce roi guerrier qui ne pense qu’à la guerre et au combat, qui gueule sur tout le monde mais qui est en fait un gros nounours, est super bizarre mais aussi très fun. L'acteur est un ouf (et très connu apparemment) et il captive l'écran. Sa dynamique avec Peri est réussie et rappelle d'ailleurs celle avec Six : les deux sont des guerriers avec un gros égo et une volonté de prendre Peri sous leur aile tandis que cette dernière les juge d'un ton blasé mais ne peut s'empêcher de les suivre et d'être amusée. Les dialogues se moquent affectueusement du personnage :
YRCANOS: On my planet of Krontep, a warrior queen fights alongside her king.
PERI: We're not on your planet.
YRCANOS: It doesn't matter, the rule still applies!
Je ne suis toujours pas fan de Sil mais l’humour et les réfs continuent à être à la hauteur. On fait notamment un parallèle avec son goût pour regarder les gens souffrir dans Varos. Et le running-gag où il décrit toujours Peri comme “the repulsive one” et est dégoûté par son physique, ça me fait assez marrer. C’est une preuve que ce personnage est à prendre au second degré, je trouve, sachant que Peri est bien sûr l'élément eye-candy du show, et Sil l'inverse.
Quelques raccourcis sont présents dans le scénario, qui est la partie la plus faiblarde de l’intrigue (le passage où Peri est déguisée comme une servante de la Matrone), mais aucune scène n’est inutile. D’ailleurs, certaines ellipses sont d’ailleurs délibérément faites durant le procès pour accélérer le visionnage. Il y a notamment ce passage où le Docteur en procès parle par-dessus l’épisode pour dire “ça y est je me souviens de mon plan !”. L’épisode interrompt l’action donc en cours, revient sur le procès, et alors l’Inquisitrice (qui, comme le spectateur, veut aller aux choses les plus intéressantes rapidement) demande au Valeyard de sauter donc directement au passage où le Doc va expliquer son plan.
C’est super cool et un autre exemple de l’épisode qui exploite son format pour dynamiser le récit.
Sauf que… la scène qui suit montre sûrement le “Docteur traître” à son pire, torturant Peri sur la plage, avec une Peri qui n’a plus confiance. Pourtant le Docteur en procès réfute l’existence et la cohérence de ces images... Il est dans son droit, car il y a eu une ellipse et que l’histoire de l’amnésie est très louche. Mais pourtant, les images sont là. Colin Baker est toujours sensationnel lorsqu’il déchante totalement, et sa première réaction est de nier, comme pour se convaincre lui-même :
DOCTOR: It was never like that...
… vraiment Docteur ? Il aurait déjà pu être comme ça par le passé comme on le sait. L’épisode semble à nouveau faire une analyse du personnage de Six qui est autant en procès contre les Seigneurs du Temps pour ses crimes contre son peuple, qu’il est en procès contre l’audience pour son comportement de ses premiers épisodes.
PERI: I used to think that you were different, that you cared for justice and truth and good. I can't bear to look at what you are now.
C’est non seulement ultra sombre comme développement, mais ça fait aussi complètement réfléchir.
A ce stade, je ne sais légitimement pas quoi penser de ce qu’on voit. Et je trouve ça toujours fort quand une série arrive à remettre en cause les images qu’elle diffuse.
Tout n’est sûrement pas volontaire : la production assez chaotique et trop ambitieuse de la saison a fait que même Colin Baker ne savait pas exactement la réponse (s’il avait été brainwashed par la machine Mindwarp, s’il jouait un rôle pour gagner la confiance des ennemis, ou si tout est une illusion). Mais osef que ce soit involontaire : ce flou fonctionne à fond dans les faits et rend cet épisode très original.
VALEYARD: Your friends didn't matter.
DOCTOR: Never!
VALEYARD: You realise the Matrix of Time cannot lie.
DOCTOR: ... can't it?
Qu’est-ce qui est le plus probable entre la Matrix, centre de données omniscient qui diffuse les images en toute objectivité (comme un écran télé...), qui montre des images fausses ? Ou un Docteur devenu abject ?
Tous les fans remetteraient plutôt en cause la véracité de la matrice… mais prenons la même phrase et remplaçons “un Docteur” par “le Sixième Docteur”, et tout d’un coup, il y a des chances que le doute prenne plus de place.
Il y a forcément anguille sous roche dans cette affaire, les mystères latents du premier épisode le prouvent. Mais cela reste super intéressant, cette approche sur la vision qu’on a du Docteur, et extrêmement pertinent d’aborder aussi le point de vue des compagnes et de Peri, dans ce qui est sa dernière histoire.
Rarement vu une histoire aussi cheapos être en même temps si fascinante.
INQUISITOR: Your presence did influence events. There's no way that can be denied.
C’est la partie 3, et traditionnellement, la partie la plus faible du sérial.
Celle-ci est en effet nettement en-dessous des autres.
Premièrement on voit extrêmement peu le procès. Il y a simplement une scène vers le début et une à la fin. Vu que ces scènes donnent tout le sens aux images, ça la fout un peu mal.
Deuxièmement, le scénario est assez statique. On base beaucoup de pseudo-suspens sur l’opération de transfert du cerveau du roi Kiv dans son nouveau corps. Mais il ne fait aucun doute que la chirurgie va réussir. Les menaces du roi, les moments de doute et autres, sont assez répétitifs et constituent malheureusement le gros de l’épisode.
C’est appréciable, loin d’être ultra chiant non plus (tout ce qu’on voit est techniquement utile, notamment le Docteur en médecin pour gagner la confiance du roi), mais on est loin des éclats des premières parties et c’est tout juste divertissant.
Peri est assez cool, elle nous sort sa catchphrase (cf. plus bas), le roi Yrcanos est toujours une exagération sympathique qui prend de la place. Tous les deux, ils instiguent une rébellion dans une planète pour renverser le pouvoir et retrouver leur liberté. Classique, ça fait le taff, mais n’impressionne pas outre mesure.
PERI: These tunnels look the same to me
Vu que le propos et les dialogues sont moins intéressants, on a plus de temps pour contempler le reste. Et le reste c'est des persos secondaires pas toujours mémorables et une mocheté sans nom. Il y a malgré tout beaucoup de couloirs en effet, et moches. Quel dommage de ne pas avoir repris la sublime plage des deux premières parties. Le monde paraît en fait très étriqué dans ces cavernes.
Bref c’est le ventre mou.
(sinon, j’ai un peu honte, mais le Docteur qui mentionne les “rim worlds”, ça m’a sorti de ma somnolence... Je me demande quelles sont les coutumes sur ces mondes…)
A noter tout de même qu’il y a beaucoup de théories autour de cet épisode sur la vraie raison du comportement étrange du Docteur, et pour moi il apparaît plus que clair que le Docteur a été sous l’influence de la machine Mindwarp lors du cliff du premier épisode, et retrouve ici ses esprits en goûtant la purée verte que lui propose Sil. Après, le tout reste ambigu, et c’est tout le but de ce sérial.
